MONTREAL, le 20 fév. /CNW Telbec/ - La Fédération interprofessionnelle de
la santé du Québec - FIQ s'étonne des capacités du gouvernement de Jean
Charest à faire planer de faux espoirs. "Le budget présenté en est un purement
pré-électoral. On nous fait croire à des investissements majeurs en santé et
en éducation mais en réalité, très peu d'argent neuf est injecté", de déclarer
Lina Bonamie, présidente de la FIQ.
1,3 milliard de dollars en santé?
Pour la Fédération, le 1,3 milliard de dollars en santé annoncé par le
ministre des Finances n'est que de la poudre aux yeux. "Quand on lit
attentivement, c'est écrit noir sur blanc que l'augmentation de 6% servira à
couvrir l'augmentation des coûts du système. De plus, il pousse même l'audace
jusqu'à y inclure, dans ce même 6%, le coût des ententes avec les fédérations
médicales et le règlement de l'équité salariale. Une fois que l'on additionne
le tout, combien d'argent neuf sera réellement injecté dans le système? Ce
1,3 milliard de dollars, il était déjà engagé!", de dire la présidente. Ironie
du sort, ce même gouvernement qui se vante d'une augmentation de 4,4% en
éducation a fait le même exercice déloyal. "Si ce budget n'est pas uniquement
destiné à séduire la population à la veille du déclenchement des élections, je
me demande sérieusement c'est quoi", poursuit madame Bonamie.
La FIQ aurait souhaité de l'argent neuf qui aurait eu comme effet de
baisser le niveau de pression vécue actuellement dans le réseau. "Le système
de santé a encore son lot de problèmes. Tant que le gouvernement ne
s'attaquera pas sérieusement à la problématique de l'attraction et de la
rétention des professionnel-le-s oeuvrant dans le système de santé public, ce
système sera maintenu dans une situation difficile. Comment peut-on espérer
diminuer les listes d'attente s'il n'y a pas en quantité suffisante des
médecins de familles et des spécialistes? Et comment pouvoir espérer attirer
et retenir les professionnelles en soins si les conditions de travail et
salariales ne sont pas au rendez-vous?", questionne madame Bonamie.
D'ailleurs, le ministre des Finances, lors de son discours, vantait les
1000 infirmières additionnelles oeuvrant dans le réseau de santé depuis les
quatre dernières années. "Ca fait 250 infirmières de plus par année pour toute
la province. A ce rythme là, on est loin de régler le problème de pénurie",
souligne la présidente.
La Fédération ne donne pas beaucoup de crédibilité à ce budget. "Cela
ressemble beaucoup à une opération de séduction auprès de l'électorat
québécois. Il faudra maintenant voir ce qu'il en restera au terme de la
campagne électorale. Gageons qu'il fondra en même temps que la neige au
printemps", de conclure la présidente.
Profil de la FIQ
Le 1er décembre 2006, la Fédération des infirmières et infirmiers du
Québec (FIIQ) a adopté un nouveau nom soit, la Fédération interprofessionnelle
de la santé du Québec (FIQ). La FIQ représente 57 000 professionnelles en
soins infirmiers et cardiorespiratoires.
Renseignements: Sandra Gagné, conseillère aux communications, FIQ, (514)
796-5093