Rapport D'Amours - L'avenir des régimes de retraite : entre responsabilité individuelle et solutions collectives

QUÉBEC, le 17 avril 2013 /CNW Telbec/ - «  Le rapport D'Amours ne peut laisser personne indifférent à la lumière des enjeux importants qui y sont soulevés et qui démontrent clairement les choix auxquels la société québécoise est confrontée aujourd'hui concernant l'avenir des régimes de retraite. Les constats du comité sont fort préoccupants, mais on doit s'interroger à savoir si les remèdes proposés ne pénaliseront pas indûment les petites entreprises en leur imposant une nouvelle taxe sur la masse salariale », a déclaré Mme Martine Hébert, vice-présidente, Québec, de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), en réaction au rapport déposé par le comité d'experts dirigé par M. Alban D'Amours.

Selon la FCEI, certaines recommandations sont particulièrement judicieuses et correspondent aux points de vue exprimés par la FCEI à l'occasion des consultations menées par le comité. C'est le cas des recommandations qui traitent de la mise en place rapide des régimes volontaires d'épargne-retraite, réclamés par la FCEI depuis plusieurs années et de celle liée à l'obligation de fixer les cotisations à 50 % pour les employeurs et à 50 % pour les employés dans le secteur public.

Cependant la FCEI se questionne sur les effets de certaines mesures proposées. Notons ceux qui ont trait à l'établissement d'une rente longévité, qui serait financée par des cotisations sur la masse salariale. Il faut s'attendre à ce que cette mesure ait un impact négatif sur l'économie et les salaires. En effet, il est question de ponctions allant jusqu'à plus de 5 milliards $ par année, ce qui représenterait un fardeau important pour les PME et leurs travailleurs. D'autre part, il faudra faire une réflexion sur l'harmonisation de cette nouvelle mesure avec le système de retraite dans le reste du Canada.

« Il est important de rappeler que le comité d'experts a souligné l'importance essentielle de l'épargne individuelle dans la planification de la retraite, ce à quoi nous souscrivons. Nous souhaitons d'ailleurs que cet élément prenne une place centrale dans les débats qui auront cours prochainement », a indiqué M. Simon Gaudreault, économiste à la FCEI.

« Il y a lieu d'avoir un dialogue sociétal non-partisan sur l'avenir des retraites au Québec. En ce sens, nous sommes heureux que le gouvernement ait annoncé son intention de tenir une telle commission. Ce sera là l'occasion de discuter plus amplement de l'ensemble des recommandations du rapport D'Amours», a conclu Mme Hébert.

La FCEI entend participer à la commission parlementaire qui se tiendra sur les recommandations du rapport d'Amours et tient à remercier ses auteurs pour la qualité de leur recherche et de leurs réflexions.

En qualité de plus important groupement de petites et moyennes entreprises au Canada, la FCEI regroupe plus de 109 000 membres au pays, dont 24 000 au Québec, œuvrant dans tous les secteurs. Elle est non partisane et son financement provient uniquement de l'adhésion de ses membres. Elle procure aux dirigeants de PME une voix forte et convaincante à tous les ordres de gouvernement et contribue à l'essor économique (www.fcei.ca).

SOURCE : FEDERATION CANADIENNE DE L'ENTREPRISE INDEPENDANTE

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