La FECQ et la FEUQ établissent leurs priorités

MONTRÉAL, le 20 sept. 2012 /CNW Telbec/ - La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont profité de la première journée de mandat du nouveau ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, M. Pierre Duchesne, pour lui adresser une liste des priorités sur lesquelles les fédérations étudiantes porteront une attention soutenue, et au sommet de cette liste se trouve bien sûr l'annulation de la hausse des frais de scolarité et l'abrogation de la loi 12.

« L'annulation de la hausse et de la loi spéciale est évidemment une priorité, mais il faut rapidement se régler les problèmes d'Aide financière aux études. Les étudiants, en reprise de session, n'ont actuellement aucune aide du gouvernement. Il faudra mettre de l'ordre dans le chaos de la rentrée scolaire » déplore Éliane Laberge, présidente de la FECQ. M. Duchesne devra s'atteler à régler cette situation ainsi que se pencher sur les récentes modifications apportées par le gouvernement libéral.

« C'est une promesse faite et répétée depuis longtemps par le Parti Québécois, mais, tant que le dossier des frais de scolarité et de la loi 12 n'est pas réglé, ça reste la priorité des étudiants. Le décret est un début, mais il faut que rapidement une directive claire soit envoyée aux établissements universitaires afin de rembourser les étudiants qui auraient déjà acquitté la hausse et remboursé les frais d'intérêts des étudiants qui ont respecté la directive du Parti Québécois de ne pas payer la hausse des frais », réclame la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.

La situation chaotique provenant de la modification du calendrier collégiale et universitaire a entraîné aussi son lot de problèmes qu'il faudra régler rapidement. En effet, certaines universités en ont fait à leur tête et ont commencé leur session au début septembre alors que beaucoup d'étudiants collégiaux devaient terminer leur session au même moment. « Les collégiens ne devaient pas être pénalisés par le report de la session à la fin de l'été, peu importe qu'il ait été en grève ou non. Force est de constater que ce ne fut pas le cas. Il faut rapidement que le nouveau gouvernement clarifie la situation, tant auprès des étudiants que des administrations collégiale et universitaire », rajoute Éliane Laberge, présidente de la FECQ.

Gestion universitaire et table de concertation
Les problématiques de gestion des universités sont toujours aussi présentes. Il sera donc demandé d'inclure au mandat du Vérificateur général (VG) la surveillance de la gestion des finances des universités.

Pour réellement régler ces problèmes, cela va nécessiter un suivi constant et la FECQ et la FEUQ mettent au service du gouvernement leur expertise et leur compétence. Par la création d'une table de concertation avec le ministère de l'Enseignement supérieur et les autres acteurs du milieu, les fédérations croient que l'on pourra régler en collégialité et au bénéfice de tous, les problèmes urgents auxquels doivent faire face les étudiants et les universités.

En route vers le sommet sur l'éducation postsecondaire
La première ministre Pauline Marois l'a répété hier, une des tâches majeures qui accompagne le mandat de M. Duchesne est l'organisation du Sommet sur l'éducation postsecondaire. Pour les fédérations, le succès d'un tel sommet repose en grande partie sur sa préparation. Pour ne pas répéter la mauvaise pièce de théâtre du 6 décembre 2010, le gouvernement doit établir une feuille de route claire et précise avec le modus operandi du sommet. Pour aider les étudiants et la population à bien cerner la réalité étudiante, le gouvernement devra rendre publique le plus vite possible, avant le sommet, l'étude sur les conditions de vie des étudiants qu'ils produisent régulièrement.

« On parle beaucoup de financement universitaire, de contribution étudiante d'accessibilité et de qualité. Mais on parle peu de la gestion des universités voire même, ce qui est encore plus primordial, des objectifs que nous voulons fixés pour développer notre réseau universitaire. Et je ne parle même pas de toutes les questions qui touchent la recherche. Si l'on veut que ce sommet soit un succès, la préparation en est la clé de voute. Et il faudra mettre en place des solutions qui permettront de poursuivre le travail entamé », poursuit Mme Desjardins.

C'est donc un vaste chantier qui attend le nouveau ministre et son gouvernement et, si l'ouverture annoncer lors des différents discours de la première ministre sur le respect des uns et des autres est démontrée, c'est avec tout leur professionnalisme et leur expertise que la FECQ et la FEUQ collaboreront avec le gouvernement. « Nous avons toujours eu à cœur l'avenir du Québec et cet avenir passe, entre autres et pas uniquement, par un système d'éducation postsecondaire accessible et de qualité. Ce sont les jeunes d'aujourd'hui qui auront à supporter les défis de demain. Donnons-leur tous les outils nécessaires et arrêtons de leur mettre des bâtons dans les roues », concluent les présidentes de la FECQ et de la FEUQ.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) représentent ensemble plus de 200 000 étudiants au Québec.

SOURCE : Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)

Renseignements :

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Mathieu Le Blanc, attaché de presse, FEUQ, bureau : (514) 396-3380, cell. : (514) 609-3380, courriel : attpresse@feuq.qc.ca, Twitter : @matleblanc77