Droit aux faits - Rétablir la vérité à propos de la méga-fusion entre Bell Canada et Astral Media inc.
OTTAWA, le 10 août 2012 /CNW Telbec/ - Alors que des milliers de Canadiens préoccupés par cette situation font entendre leur voix au sujet de l'acquisition proposée d'Astral Media inc. par Bell Canada, certaines sources et certains articles ont avancé, ces derniers jours, des chiffres inexacts, incomplets et trompeurs sur l'étendue du degré de domination du marché que cette transaction procurerait à Bell Canada,
Il est temps de rétablir la vérité sur ce que cette transaction signifierait pour les consommateurs et les fournisseurs du domaine des communications au Canada.
Fiction
Le communiqué de presse de Bell Canada : « L'acquisition d'Astral par
Bell respecte les règles du CRTC en ce qui a trait à la propriété des
médias. Après la transaction, la part d'auditoire nationale de Bell
Média sera de 33,5 % pour la télé en anglais et de 24 % pour la télé en
français. Ces deux valeurs sont en deçà de la limite de 35 % imposée
par le CRTC, au-dessous de laquelle les transactions peuvent être
conclues sans problème1. »
Réalité
Selon les données les plus récentes recueillies par le CRTC2, la part de l'auditoire télévisuel anglophone de Bell Canada serait de
41,4 % et de 26,8 % en ce qui a trait à la part de l'auditoire
télévisuel francophone. Au point de vue national, cela pourrait
représenter 37,6 %, ce qui est supérieur à la limite établie par le CRTC.
Fiction
Bell Canada affirme qu'en acquérant Astral Media inc., elle va
« stimuler » la concurrence sur le marché canadien des médias et créer
des « règles du jeu équitables3»
Réalité
Si l'acquisition est approuvée, Bell Canada possédera 79 chaînes de
télévision, 107 stations de radio et plus de 100 sites Web, beaucoup
plus que toute autre entreprise au Canada. La part de l'auditoire de
Bell Canada serait 50 % plus importante que les parts de l'auditoire
des plus grandes entreprises privées de la plupart des pays du G8. À
titre de comparaison, les plus grandes entreprises de
télécommunications des États-Unis, de l'Australie et de la France
possèdent une part de marché respective de seulement 18,9 %, 24,9 % et
26,1 %.4
Fiction
Les ententes conclues entre Bell Canada et les câblodistributeurs sont
avantageuses pour les consommateurs canadiens, car elles leur offrent
plus de choix et de « flexibilité » au moment d'opter pour des groupes
de chaînes5.
Réalité
Des intervenants ont informé le CRTC que tel n'était pas le cas. Par
exemple, dans son intervention, Rogers indique que : «Forts de notre
expérience, nous savons que BCE essaie régulièrement de surfacturer les
droits d'accès à ses programmes et ses divers services, exigeant des
distributeurs qu'ils acceptent des garanties minimales et/ou des cartes
de tarifs basés sur le taux de pénétration. Ces cartes, que BCE offre
en prétextant offrir une unité de demande de base qui garantit une plus
grande flexibilité de regroupement de chaînes, sont assorties d'amendes
extrêmement sévères lorsque le taux de pénétration diminue. Cette
surfacturation sera inévitablement transférée aux consommateurs6. »
Fiction
Le communiqué de presse de Bell Canada : « Bell est déterminée à rendre
son contenu le plus accessible possible sur de multiples plateformes7. »
Réalité
Publicité télé de Bell Canada : « Obtenez plus de 25 chaînes, incluant
la couverture en direct des Jeux olympiques. Seulement avec Bell8.»
Il est évident qu'avec l'acquisition proposée d'Astral Media inc. par Bell Canada, le paysage concurrentiel changera, et pas pour le mieux. Si cette méga-fusion a lieu, Bell Canada contrôlera des actifs stratégiques dans le domaine des communications couvrant l'ensemble de la chaîne de valeur, de la création à la radio et télédiffusion, et à la distribution sur diverses plateformes. Aucune autre entreprise canadienne verticalement intégrée n'occupe une telle position. Les Canadiens préoccupés par cette situation qui désirent faire valoir leur opposition à la transaction peuvent le faire en visitant www.ditesnonabell.ca , et en écrivant, via le site web, au Ministre du Patrimoine canadien et au Ministre de l'Industrie, au Bureau de la concurrence, au CRTC et au député de leur circonscription.
À propos de ditesnonabell.ca
Le site web et la campagne d'information DitesnonaBell.ca est l'initiative de Canadiens qui s'inquiètent de la concurrence accrue de la propriété sur le marché canadien des médias. Nous nous opposons à la prise de contrôle d'Astral Media inc. par Bell Canada. Nous tenons à informer le public et les organismes de règlementation des risques associés à une telle fusion. Nous demandons au Bureau de la concurrence, au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et au gouvernement du Canada d'empêcher cette transaction.
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1 http://www.newswire.ca/en/story/1017605/bell-astral-transaction-firing-up-tv-competition-in-quebec
2 http://www.crtc.gc.ca/eng/publications/reports/policymonitoring/2011/cmr2011.pdf
3 http://www.torontosun.com/2012/08/07/dont-let-bell-get-too-big-competitors-say
4 "Vertical Integration in TV Broadcasting and Distribution in G8
Countries and Certain Other Countries" Analysis Group Inc. August 7,
2012.
5 http://business.financialpost.com/2012/08/07/cable-company-opposition-to-bells-astral-purchase-heats-up/
6 https://services.crtc.gc.ca/pub/ListeInterventionList/Documents.aspx?Lang=f
7 http://www.newswire.ca/en/story/1017627/la-transaction-bell-astral-attise-la-concurrence-sur-le-marche-de-la-tele-au-quebec
8 http://www.youtube.com/watch?v=k61aBEZ5PZ8
SOURCE : DitesNonABell
Renseignements : Lyla Radmanovich
info@saynotobell.ca
514-843-2336