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La FPJQ décerne le prix Judith-Jasmin 2007
MONTREAL, le 24 nov. /CNW Telbec/ - La Fédération professionnelle des
journalistes du Québec décernait aujourd'hui à son congrès annuel le
prestigieux prix Judith-Jasmin, le prix de la meilleure oeuvre journalistique
de l'année au Québec.
- Le Grand prix Judith-Jasmin est décerné à Pasquale Turbide et
Lucie Payeur pour leur reportage "La leçon de discrimination" diffusé
à Radio-Canada.
Le jury a considéré qu'il s'agissait d'un sujet bouleversant, celui de la
discrimination, vu et vécu par des enfants d'une école primaire québécoise. Ce
reportage, qui se distingue par son efficacité et sa justesse, aborde un thème
universel, le traite avec sensibilité et vision humaine. D'une certaine
manière, voici un reportage réalisé ici, mais qui permet de mieux comprendre
de nombreux autres reportages réalisés aux quatre coins du monde sur les
conflits qui déchirent les peuples. Non seulement fallait-il avoir le flair de
saisir l'importance d'un sujet comme celui-là. Il fallait aussi un traitement
journalistique et une réalisation qui touchent et émeuvent, tout en ajoutant
une fine perspective historique.
Le Grand prix a été attribué par le grand jury composé d'anciens
présidents et présidentes de la FPJQ.
- Dans la catégorie Enquête, le prix Judith-Jasmin est décerné à
Guy Gendron, Jean-Luc Paquette et Monique Dumont pour leur reportage
"Du sable dans l'engrenage" diffusé à l'émission Zone libre Enquêtes
de Radio-Canada.
Dans son reportage sur l'exploitation des sables bitumineux en Alberta,
l'équipe de Zone libre Enquêtes démontre avec une efficacité redoutable
l'impact et les dangers pour l'environnement reliés à cette pratique. Cette
enquête, qui a mené l'équipe de l'Alberta au Texas, en passant par Washington,
remet les pendules à l'heure et dégonfle le mythe qu'entretiennent nos
gouvernements sur les sables bitumineux. Elle lève également le voile sur les
raisons qui poussent le développement accéléré des sables bitumineux,
c'est-à-dire les besoins pressants des Américains en pétrole. Finalement, sans
rien sacrifier à la qualité de l'information, l'équipe de Zone libre Enquêtes
a réussi à bien vulgariser un sujet qui peut paraître complexe pour le commun
des téléspectateurs.
Le jury Enquête était composé de Esther Bégin, présentatrice à TQS, de
William Marsden, journaliste à The Gazette et de Nathalie Roy, journaliste
indépendante.
- Dans la catégorie Grand reportage, le prix Judith-Jasmin est décerné
à Noémi Mercier pour son reportage "Inde, poubelle de la planète
techno" publié dans Québec Science. Ce reportage réalisé à plus de
12 000 kilomètres du Québec a des racines très fortes ici même. Sans
être le moindrement larmoyant, il a le mérite de nous interpeller sur
un sujet à première vue banal : la récupération des ordinateurs.
La qualité de l'écriture fait appel à tous les sens. La qualité de la
recherche fait comprendre à la fois les enjeux et les dangers. Le travail
journalistique sur le terrain, dans des conditions difficiles, témoigne d'une
détermination hors du commun. Voilà une oeuuvre utile, mettant en relief des
préoccupations environnementales, sociales et économiques.
Le jury Grand reportage était composé de Pierre Duhamel, chroniqueur à
L'actualité, de Michèle Fortin, présidente-directrice générale de Télé-Québec
et de Stéphane Lavallée, éditeur du journal Les Affaires.
- Dans la catégorie Opinion, le prix Judith-Jasmin est décerné à
Manon Cornellier pour sa chronique "Femmes en retrait" publiée dans
Le Devoir.
Le sujet de la présence minoritaire des femmes en politique n'est pas
nouveau, mais a rarement été traité de façon aussi éclairée que dans cet
article. Il ne s'agit pas d'un simple plaidoyer, mais plutôt d'un constat
lucide et efficace, à la fois très bien documenté et remarquablement écrit. Le
fait d'introduire le sujet par une scène quotidienne à la Chambre des
Communes, un procédé rarement utilisé dans un texte d'opinion, accroche le
lecteur dès les premières lignes.
Le jury Opinion était composé de Paul-André Comeau, professeur de
journalisme à l'Université Laval, de Catherine Lafrance, animatrice et
rédactrice en chef à La Presse Télé et de Henri Prévost, journaliste à L'Echo
du Nord.
- Dans la catégorie Entrevue ou portrait, le prix Judith-Jasmin est
décerné à Harold Gagné pour son entrevue "Monique Lépine, 17 ans de
silence" diffusé au réseau TVA.
Alors que le Québec était sous le choc de la tragédie du collège Dawson,
Harold Gagné a su convaincre la mère de Marc Lépine, auteur de la tuerie de
Polytechnique, de parler publiquement de son fils. Il a su éviter le piège du
sensationnalisme et de l'enflure médiatique avec un sujet qui aurait pu
facilement s'y prêter. Le jury a voulu récompenser la sobriété, le respect,
l'absence d'artifices et la maîtrise avec lesquels le journaliste a mené son
entrevue, tout en s'effaçant devant son sujet. Il a fait ressortir la dignité
et le chemin parcouru par cette mère qui, 17 ans après les tragiques
événements, acceptait pour la première fois d'en témoigner publiquement.
Le jury Entrevue ou portrait était composé de Pascale Millot, rédactrice
en chef adjointe de Québec Science, de Sylvain Poisson, directeur de
l'information et du contenu numérique de Médias Transcontinental et de Konrad
Yakabuski, journaliste au Globe & Mail.
- Dans la catégorie Nouvelles/médias nationaux, le prix Judith-Jasmin
est décerné à Katia Gagnon pour son reportage "Hérouxville dicte un
code de conduite rigoureux pour ses futurs immigrants" publié dans
La Presse. Il s'agit d'un "gros sujet" qui a pourtant été traité avec
beaucoup de doigté dans les circonstances... Son impact
incontournable en a fait une nouvelle majeure. En relisant cet
article, le jury a convenu qu'il y a eu "le Québec d'avant
Hérouxville et celui d'après Hérouxville". Le jury tient à souligner
la qualité et la diversité des articles et des reportages reçus;
certains se distinguant d'abord par leur impact incontournable dans
l'opinion publique, d'autres se faisant particulièrement remarquer
par leur grand intérêt humain, leur pertinence ou la qualité de leur
élaboration.
Le jury Nouvelles/médias nationaux, était composé de Judith Dubois
responsable du programme de journalisme de l'UQAM, de Tu Thanh Ha, journaliste
au Globe & Mail et de Marc O. Trépanier, ancien directeur de l'information du
Canada Français.
- Dans la catégorie Nouvelles/médias locaux et régionaux, le prix
Judith-Jasmin est décerné à Hervé Gaudreault pour son reportage
"L'érosion des berges" diffusé à Radio-Canada Baie-Comeau.
Le jury salue la qualité de son écriture, à la fois poétique, concise,
rappelant à maints égards le défunt James Bamber, ses images d'une très grande
beauté de même que sa compréhension des impacts humains d'un phénomène naturel
qui touche des milliers de Québécois et compromet les rêves de plusieurs
d'entre eux. Le jury note aussi l'impact du reportage qui a catalysé la
réaction du gouvernement québécois sur un enjeu qui ne défraye pas la
chronique dans les grands centres.
Le jury Nouvelles/médias locaux et régionaux était composé de
Rima Elkouri, journaliste-chroniqueuse à La Presse, de Guillaume Lavallée,
journaliste à l'Agence France Presse et de Daniel Renaud, journaliste au
Journal de Montréal.
Le prix Judith-Jasmin est organisé par la FPJQ en partenariat avec la
Fondation Reader's Digest du Canada.
Renseignements: Claude Robillard, FPJQ, (514) 522-6142 FEDERATION PROFESSIONNELLE DES JOURNALISTES DU QUEBEC
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