"Votre ville a-t-elle de bonnes notes en matière d'obésité abdominale?" Les Montréalais reçoivent leur bulletin



    - Les résidants ont encore beaucoup à apprendre sur les risques pour la
    santé associés à l'obésité abdominale -

    MONTREAL, le 12 juin /CNW/ - Les Montréalais ont-ils de bonnes notes en
matière d'obésité abdominale? Un nouveau bulletin publié aujourd'hui par le
Réseau canadien en obésité révèle que les résidants de Montréal obtiennent
tout juste la note de passage lorsqu'il s'agit d'établir le lien entre
l'obésité abdominale, soit l'excès de gras autour de la taille, et
l'augmentation du risque de maladies du coeur et de diabète. Ainsi, 23 pour
cent seulement des Montréalais savent que "l'excès de gras autour de la
taille" constitue un facteur de risque de maladies du coeur, et 18 pour cent
savent que cet excédent de gras est un facteur de risque de diabète. Ce
bulletin a été préparé à partir des résultats d'un sondage réalisé dans six
villes canadiennes, dont Vancouver, Edmonton, Calgary, Hamilton et Ottawa. Au
total, près de 5000 Canadiens ont répondu à ce sondage destiné à évaluer leurs
connaissances sur les problèmes de poids et l'obésité abdominale, ainsi que
leur attitude et leurs comportements à cet égard.
    Bien que le bulletin de Montréal permette de constater qu'en général, les
citoyens de cette ville savent que l'obésité constitue un risque pour la
santé, près de la moitié des personnes interrogées ignorent toujours que
l'endroit où se loge l'excès de graisse a un impact considérable sur ce
risque. En effet, 46 pour cent des 834 répondants étaient d'avis que la
graisse qui s'installe autour des hanches et des fesses et celle qui
s'accumule autour de la taille comportent les mêmes risques pour la santé et
contribuent dans la même mesure à l'apparition des maladies du coeur et du
diabète. En revanche, 52 pour cent des Montréalais interrogés ont répondu
correctement, affirmant que l'excédent de gras est plus nuisible pour la santé
lorsqu'il s'accumule au niveau de l'abdomen plutôt qu'autour des hanches et
des fesses. Des études ont en effet démontré que c'est à l'excès de gras
abdominal, facilement évaluable par la mesure du tour de taille, que l'on peut
attribuer l'augmentation significative du risque de maladies chroniques, dont
les maladies cardiovasculaires et le diabète.
    Lorsqu'on a demandé aux Montréalais s'ils connaissaient les valeurs du
tour de taille au-delà desquelles le risque pour la santé augmente, seulement
16 pour cent d'entre eux ont répondu correctement et mentionné qu'un tour de
taille supérieur à 102 cm expose les hommes à un risque accru de maladies
cardiovasculaires et de diabète, et seulement quatre pour cent savaient que
cette valeur limite est de 88 cm chez les femmes. Bien que les médecins et les
chercheurs aient utilisé ces valeurs limites au cours des dernières années
pour évaluer le risque auquel sont exposés leurs patients, les lignes
directrices canadiennes sur l'obésité publiées récemment proposent des valeurs
limites encore plus basses qui reposent sur les recommandations de la
Fédération internationale du diabète (FID). Les valeurs limites retenues par
la FID, qui tiennent compte des différents groupes ethniques, se chiffrent en
général à 94 cm pour les hommes et à 80 cm pour les femmes.
    "La confusion qui entoure ces valeurs limites nous révèle qu'il reste
encore un énorme travail de sensibilisation à faire", affirme le docteur Arya
Sharma, directeur scientifique du Réseau canadien en obésité et titulaire de
la Chaire de recherche du Canada sur l'obésité cardiovasculaire et sa gestion
à l'Université McMaster, à Hamilton, en Ontario. "Ce bulletin est également
troublant, parce qu'il nous indique que la plupart des Montréalais
sous-estiment le risque de maladies du coeur et de diabète auquel ils sont
personnellement exposés."
    Règle générale, les personnes interrogées connaissaient les risques
habituellement associés à l'excès de poids, mais bien peu d'entre elles ont
reconnu qu'elles y étaient aussi exposées. Lorsqu'on a demandé à des
Montréalais qui avaient de l'embonpoint quel était le risque de maladies du
coeur chez les personnes en surplus de poids, 85 pour cent d'entre eux ont
répondu que ce risque était "extrêmement" ou "très" élevé. Cependant, neuf
pour cent seulement de ces répondants ont jugé leur propre risque
"extrêmement" ou "très" élevé. On a observé des résultats similaires lorsque
les questions portaient sur les risques de diabète, d'hypertension artérielle
et d'hypercholestérolémie.
    "Ce sentiment de déni chez les répondants pourrait indiquer qu'ils
considèrent le gain de poids et l'obésité comme un échec personnel", affirme
le docteur Rafik Habib, directeur du Centre cardiovasculaire de Laval, à
Laval, au Québec. "Des recherches nous ayant démontré que l'obésité est causée
par une multitude de facteurs environnementaux, sociétaux et biologiques, il
nous faut maintenant sensibiliser les Canadiens afin qu'ils prennent
conscience des risques auxquels ils sont personnellement exposés et qu'ils
puissent les reconnaître."
    Dans le cadre de ce sondage, on a divisé les répondants en trois
catégories de poids reconnues médicalement, soit les personnes de poids
insuffisant ou de poids normal (40 pour cent des répondants), les personnes
présentant un excès de poids (34 pour cent des répondants) et les personnes
obèses (25 pour cent des répondants), afin de déterminer comment les
participants de chacune de ces catégories percevaient et évaluaient les
risques liés à l'excès de poids et à l'obésité.(i)
    Le docteur Habib est d'avis que des nouvelles encourageantes sont
ressorties du sondage. Selon lui, les Montréalais méritent de bonnes notes
pour avoir reconnu que la perte de quelques centimètres de tour de taille peut
contribuer à améliorer la santé et que les bienfaits d'une telle perte de
masse graisseuse vont au-delà des simples avantages sur le plan esthétique.
Plus des trois quarts (77 pour cent) des personnes obèses ou présentant un
excès de poids ont affirmé qu'elles préféreraient perdre quelques centimètres
à la taille plutôt que sur une autre partie du corps si on leur en donnait le
choix. Les raisons qu'elles ont invoquées étaient liées à leur santé dans 59
pour cent des cas, soit "être en meilleure santé" (29 pour cent) et "réduire
le risque de souffrir d'une maladie grave" (11 pour cent). En revanche,
seulement 18 pour cent ont répondu qu'elles voudraient réduire leur tour de
taille pour améliorer leur apparence.
    Bien que 75 pour cent des personnes qui présentent un excès de poids
croient qu'un médecin peut les aider à maigrir si elles sont vraiment motivées
à le faire, les répondants qui avaient un surplus de poids ont été peu
nombreux à demander conseil à un médecin au cours des 12 mois précédents. En
effet, seulement 38 pour cent d'entre eux avaient parlé de leur poids à leur
médecin. Parmi eux, 41 pour cent seulement ont affirmé que c'est leur médecin
lui-même qui avait abordé le sujet. En outre, seulement 25 pour cent des
Montréalais obèses ou présentant un excès de poids ont mentionné qu'un médecin
avait mesuré leur tour de taille au cours des 12 mois précédents.
    "Nous espérons que cette situation changera puisqu'un plus grand nombre
de médecins reconnaissent maintenant les dangers liés à l'obésité abdominale",
affirme le docteur Sharma. "Il devient de plus en plus évident que l'obésité
abdominale est étroitement liée à un ensemble d'autres facteurs de risque
pouvant entraîner de graves complications médicales à long terme. Les médecins
de famille peuvent jouer un rôle significatif en évaluant leurs patients
exposés à un risque et en amorçant une discussion sur l'importance de la perte
de graisse abdominale."
    Le docteur Sharma souligne que les médecins doivent non seulement tenir
compte des facteurs de risque traditionnels comme l'hypertension artérielle,
un taux élevé de cholestérol LDL (le mauvais cholestérol) et l'hyperglycémie,
mais aussi des facteurs de risque émergents qui tendent à se présenter en
groupes spécifiques tels que l'obésité abdominale, l'hypertriglycéridémie
(taux élevé de graisses dans le sang) et un faible taux de cholestérol HDL (le
bon cholestérol).
    "Il nous faut regarder la situation dans son ensemble", affirme-t-il, "et
la situation ne cesse de prendre de l'ampleur."

    A propos de l'obésité abdominale au Canada

    Les résultats d'une autre étude réalisée récemment ont révélé que près de
50 pour cent des Canadiens présentent une obésité abdominale ou centrale(ii).
Chaque augmentation du tour de taille de 14 cm chez les hommes et de 14,9 cm
chez les femmes accroît le risque de maladies cardiovasculaires dans une
proportion pouvant aller jusqu'à 40 pour cent(iii). Selon les Lignes
directrices canadiennes sur la prise en charge et la prévention de l'obésité
chez les adultes et les enfants, qui ont été publiées en avril 2007 dans le
Journal de l'Association médicale canadienne, les valeurs du tour de taille
au-delà desquelles les risques pour la santé augmentent sont généralement de
80 cm pour les femmes et de 94 cm pour les hommes.

    A propos du sondage

    Les bulletins publiés dans le cadre de la campagne "Votre ville a-t-elle
de bonnes notes en matière d'obésité abdominale?" reposent sur les données
recueillies au moyen d'un sondage effectué par Ipsos Reid, du 23 mars au
9 avril 2007, auprès de 4990 hommes et femmes dans six villes canadiennes :
Vancouver (830), Edmonton (797), Calgary (863), Ottawa (862), Hamilton (804)
et Montréal (834). Ce sondage, réalisé à la demande de sanofi-aventis Canada
Inc., en partenariat avec le Réseau canadien en obésité, visait à évaluer les
connaissances des Canadiens sur les risques pour la santé associés à l'excès
de poids, ainsi que leurs comportements à cet égard. Il portait
particulièrement sur la façon dont les Canadiens perçoivent l'excès de poids
et l'obésité abdominale, ainsi que sur les motivations et les obstacles
associés à la perte de poids.
    Aux fins de ce sondage réalisé en ligne, on a constitué un échantillon
représentatif composé de résidants de chaque ville choisis au hasard dans le
groupe-témoin de consommateurs d'Ipsos Reid. Compte tenu de la taille de
l'échantillon, les résultats pour chaque ville sont considérés exacts à plus
ou moins 3,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20, par rapport à ce qu'ils
auraient été si l'ensemble de la population adulte de chaque ville avait été
sondée. La marge d'erreur serait plus grande pour les sous-groupes spécifiques
au sein de la population sondée. Ces données ont été pondérées afin de
garantir que la composition âge/sexe de la population sondée corresponde à la
composition réelle de la population adulte de chaque ville selon les données
du recensement de 2001.

    A propos du Réseau canadien en obésité

    Le Réseau canadien en obésité (RCO) tisse des liens entre les chercheurs
en obésité, le secteur privé, les praticiens et les stratèges dans le but de
cultiver l'innovation et de promouvoir l'investissement dans l'élaboration de
solutions rentables pour la prévention, le contrôle et le traitement de
l'obésité.
    Le RCO est financé par les Réseaux de centres d'excellence du
gouvernement fédéral (www.nce.gc.ca), une initiative conjointe du Conseil de
recherches en sciences naturelles et en génie, des Instituts de recherche en
santé du Canada, du Conseil de recherches en sciences humaines et d'Industrie
Canada. Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le site Web du
RCO, à l'adresse suivante : www.obesitynetwork.ca.

    
    Remarque à l'intention des rédacteurs : le rouleau B sera disponible
    suivant les heures et les coordonnées figurant ci-dessous :

    -------------------------------------------------------------------------
    Date : Le mardi 12 juin 2007

    Heure : De 10 h 30 à 11 h
            De 14 h 30 à 15 h

    Coordonnées : Anik F2 C
                  Transponder 3B Audio subcarrier 6.2 and 6.8
                  Downlink frequency 3820 vertical
    -------------------------------------------------------------------------

    ---------------------------------
    (i)    Dans le cadre du sondage, on a demandé aux répondants de préciser
           leur taille et leur poids, données qui ont servi à calculer leur
           indice de masse corporelle (IMC) afin de déterminer dans quelle
           catégorie de poids ils se situaient : poids insuffisant (IMC
           inférieur à 18,5), poids normal (IMC entre 18,5 et 24,9), excès de
           poids (IMC entre 25 et 29,9) et obésité (IMC supérieur à 30).
    (ii)   Haffner S, au nom du comité exécutif de l'étude IDEA. Waist
           Circumference and Body Mass Index are both independently
           associated with cardiovascular disease. Sondage de l'étude IDEA
           (International Day for the Evaluation of Abdominal Obesity).
           Présentation du tiré à part lors de la 55e rencontre scientifique
           annuelle de l'American College of Cardiology, 2006.
    (iii)  Ibid.
    





Renseignements :

Renseignements: Gabrielle Collu, Manning Selvage & Lee, (514) 844-7338

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RESEAU CANADIEN EN OBESITE

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