"Votre ville a-t-elle de bonnes notes en matière d'obésité abdominale?" Les grandes villes canadiennes reçoivent leur bulletin



    - Les Canadiens interrogés dans six villes ont encore beaucoup à
    apprendre sur les risques pour la santé associés à l'obésité abdominale -

    HAMILTON, ON, le 12 juin /CNW/ - De nouveaux bulletins publiés
aujourd'hui par le Réseau canadien en obésité révèlent que les résidants de
six grandes villes canadiennes obtiennent tout juste la note de passage
lorsqu'il s'agit d'établir le lien entre l'obésité abdominale, soit l'excès de
gras autour de la taille, et l'augmentation du risque de maladies du coeur et
de diabète. Aucune différence significative sur le plan statistique n'a été
observée entre les villes quant aux résultats obtenus. En fait, moins du tiers
des répondants dans chacune des villes connaissaient les risques pour la santé
associés à l'obésité abdominale. Ces bulletins ont été préparés à partir des
résultats d'un sondage réalisé à Vancouver, à Edmonton, à Calgary, à Ottawa, à
Hamilton et à Montréal. Dans chacune de ces villes, environ 800 résidants ont
été appelés à répondre à ce sondage destiné à évaluer leurs connaissances sur
les problèmes de poids et l'obésité abdominale, ainsi que leur attitude et
leurs comportements à cet égard.
    Bien que ces bulletins permettent de constater qu'en général, les
résidants de ces villes savent que l'obésité constitue un risque pour la
santé, près de la moitié des personnes interrogées ignorent toujours que
l'endroit où se loge l'excès de graisse a un impact considérable sur ce
risque. En effet, près de 50 pour cent des répondants de chaque ville étaient
d'avis que la graisse qui s'installe autour des hanches et des fesses et celle
qui s'accumule autour de la taille comportent les mêmes risques pour la santé
et contribuent dans la même mesure à l'apparition des maladies du coeur et du
diabète. En revanche, tous les autres participants au sondage ont répondu
correctement, affirmant que l'excédent de gras est plus nuisible pour la santé
lorsqu'il s'accumule au niveau de l'abdomen plutôt qu'autour des hanches et
des fesses. Des études ont en effet démontré que c'est à l'excès de gras
abdominal, facilement évaluable par la mesure du tour de taille, que l'on peut
attribuer l'augmentation significative du risque de maladies chroniques, dont
les maladies cardiovasculaires et le diabète.
    Lorsqu'on a demandé aux résidants de ces six villes s'ils connaissaient
les valeurs du tour de taille au-delà desquelles le risque pour la santé
augmente chez les hommes et chez les femmes, ils n'ont pas obtenu la note de
passage. En effet, moins de 25 pour cent des participants dans chaque ville
ont répondu correctement et mentionné qu'un tour de taille supérieur à 102 cm
(40 pouces) expose les hommes à un risque accru de maladies cardiovasculaires
et de diabète. Ils ont obtenu des résultats encore plus décevants en ce qui a
trait au tour de taille chez les femmes, puisque moins de 10 pour cent
savaient que cette valeur limite est de 88 cm (35 pouces). Bien que les
médecins et les chercheurs aient utilisé ces valeurs limites au cours des
dernières années pour évaluer le risque auquel sont exposés leurs patients,
les lignes directrices canadiennes sur l'obésité publiées récemment proposent
des valeurs limites encore plus basses qui reposent sur les recommandations de
la Fédération internationale du diabète (FID). Les valeurs limites retenues
par la FID, qui tiennent compte des différents groupes ethniques, se chiffrent
en général à 94 cm (37 pouces) pour les hommes et à 80 cm (32 pouces) pour les
femmes.
    "La confusion qui entoure ces valeurs limites nous révèle qu'il reste
encore un énorme travail de sensibilisation à faire", affirme le docteur Arya
Sharma, directeur scientifique du Réseau canadien en obésité et titulaire de
la Chaire de recherche du Canada sur l'obésité cardiovasculaire et sa gestion
à l'Université McMaster, à Hamilton, en Ontario. "Ces bulletins sont également
troublants, parce qu'ils nous indiquent que la plupart des résidants de ces
grandes villes sous-estiment le risque de maladies du coeur et de diabète
auquel ils sont personnellement exposés."
    Règle générale, les personnes interrogées connaissaient les risques
habituellement associés à l'excès de poids, mais bien peu d'entre elles ont
reconnu qu'elles y étaient aussi exposées. Lorsqu'on a demandé aux
participants qui avaient de l'embonpoint quel était le risque de maladies du
coeur chez les personnes en surplus de poids, la majorité d'entre eux, dans
chacune des villes, ont répondu que ce risque était "extrêmement" ou "très"
élevé. Cependant, moins de 25 pour cent des répondants de chaque ville ont
jugé leur propre risque "extrêmement" ou "très" élevé. On a observé des
résultats similaires lorsque les questions portaient sur les risques de
diabète, d'hypertension artérielle et d'hypercholestérolémie.
    "Ce sentiment de déni chez les répondants pourrait indiquer qu'ils
considèrent le gain de poids et l'obésité comme un échec personnel", affirme
le docteur Rafik Habib, directeur du Centre cardiovasculaire de Laval, à
Laval, au Québec. "Des recherches nous ayant démontré que l'obésité est causée
par une multitude de facteurs environnementaux, sociétaux et biologiques, il
nous faut maintenant sensibiliser les Canadiens afin qu'ils prennent
conscience des risques auxquels ils sont personnellement exposés et qu'ils
puissent les reconnaître."
    Dans le cadre de ce sondage, on a divisé les répondants des six villes en
trois catégories de poids reconnues médicalement, soit les personnes de poids
insuffisant ou de poids normal, les personnes présentant un excès de poids et
les personnes obèses, afin de déterminer comment les participants de chacune
de ces catégories percevaient et évaluaient les risques liés à l'excès de
poids et à l'obésité(i).
    Le docteur Habib est d'avis que des nouvelles encourageantes sont
ressorties du sondage. Selon lui, les répondants méritent de bonnes notes pour
avoir reconnu que la perte de quelques centimètres de tour de taille peut
contribuer à améliorer la santé et que les bienfaits d'une telle perte de
masse graisseuse vont au-delà des simples avantages sur le plan esthétique.
Plus de 70 pour cent des personnes obèses ou présentant un excès de poids
interrogées dans chacune des six villes ont affirmé qu'elles préféreraient
perdre quelques centimètres à la taille plutôt que sur une autre partie du
corps si on leur en donnait le choix. Les raisons qu'elles ont invoquées le
plus souvent étaient liées à leur santé, soit "être en meilleure santé" et
"réduire le risque de souffrir d'une maladie grave".
    Bien que la majorité des personnes qui présentent un excès de poids dans
chaque ville croient qu'un médecin peut les aider à maigrir si elles sont
vraiment motivées à le faire, seule une minorité d'entre elles ont demandé
conseil à un médecin au cours des 12 mois précédents. Selon les résultats du
sondage, la perte de poids est un sujet qui est plus susceptible d'être abordé
par le patient que par le médecin dans le cadre d'une consultation médicale.
En outre, moins de 25 pour cent des répondants de chaque ville qui
présentaient un excès de poids ont mentionné qu'un médecin avait mesuré leur
tour de taille au cours des 12 mois précédents.
    "Nous espérons que cette situation changera puisqu'un plus grand nombre
de médecins reconnaissent maintenant les dangers liés à l'obésité abdominale",
affirme le docteur Sharma. "Il devient de plus en plus évident que l'obésité
abdominale est étroitement liée à un ensemble d'autres facteurs de risque
pouvant entraîner de graves complications médicales à long terme. Les médecins
de famille peuvent jouer un rôle significatif en évaluant leurs patients
exposés à un risque et en amorçant une discussion sur l'importance de la perte
de graisse abdominale."
    Le docteur Sharma souligne que les médecins doivent non seulement tenir
compte des facteurs de risque traditionnels comme l'hypertension artérielle,
un taux élevé de cholestérol LDL (le mauvais cholestérol) et l'hyperglycémie,
mais aussi des facteurs de risque émergents qui tendent à se présenter en
groupes spécifiques tels que l'obésité abdominale, l'hypertriglycéridémie
(taux élevé de graisses dans le sang) et un faible taux de cholestérol HDL (le
bon cholestérol).
    "Il nous faut regarder la situation dans son ensemble", affirme-t-il, "et
la situation ne cesse de prendre de l'ampleur."

    A propos de l'obésité abdominale au Canada

    Les résultats d'une autre étude réalisée récemment ont révélé que près de
50 pour cent des Canadiens présentent une obésité abdominale ou centrale(ii).
Chaque augmentation du tour de taille de 14 cm chez les hommes et de 14,9 cm
chez les femmes accroît le risque de maladies cardiovasculaires dans une
proportion pouvant aller jusqu'à 40 pour cent(iii). Selon les Lignes
directrices canadiennes sur la prise en charge et la prévention de l'obésité
chez les adultes et les enfants, qui ont été publiées en avril 2007 dans le
Journal de l'Association médicale canadienne, les valeurs du tour de taille
au-delà desquelles les risques pour la santé augmentent sont généralement de
80 cm pour les femmes et de 94 cm pour les hommes.

    A propos du sondage

    Les bulletins publiés dans le cadre de la campagne "Votre ville a-t-elle
de bonnes notes en matière d'obésité abdominale?" reposent sur les données
recueillies au moyen d'un sondage effectué par Ipsos Reid, du 23 mars au
9 avril 2007, auprès de 4990 hommes et femmes dans six villes canadiennes :
Vancouver (830), Edmonton (797), Calgary (863), Ottawa (862), Hamilton (804)
et Montréal (834). Ce sondage, réalisé à la demande de sanofi-aventis Canada
Inc., en partenariat avec le Réseau canadien en obésité, visait à évaluer les
connaissances des Canadiens sur les risques pour la santé associés à l'excès
de poids, ainsi que leurs comportements à cet égard. Il portait
particulièrement sur la façon dont les Canadiens perçoivent l'excès de poids
et l'obésité abdominale, ainsi que sur les motivations et les obstacles
associés à la perte de poids.
    Aux fins de ce sondage réalisé en ligne, on a constitué un échantillon
représentatif composé de résidants de chaque ville choisis au hasard dans le
groupe-témoin de consommateurs d'Ipsos Reid. Compte tenu de la taille de
l'échantillon, les résultats pour chaque ville sont considérés exacts à plus
ou moins 3,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20, par rapport à ce qu'ils
auraient été si l'ensemble de la population adulte de chaque ville avait été
sondée. La marge d'erreur serait plus grande pour les sous-groupes spécifiques
au sein de la population sondée. Ces données ont été pondérées afin de
garantir que la composition âge/sexe de la population sondée corresponde à la
composition réelle de la population adulte de chaque ville selon les données
du recensement de 2001.

    A propos du Réseau canadien en obésité

    Le Réseau canadien en obésité (RCO) tisse des liens entre les chercheurs
en obésité, le secteur privé, les praticiens et les stratèges dans le but de
cultiver l'innovation et de promouvoir l'investissement dans l'élaboration de
solutions rentables pour la prévention, le contrôle et le traitement de
l'obésité.
    Le RCO est financé par les Réseaux de centres d'excellence du
gouvernement fédéral (www.nce.gc.ca), une initiative conjointe du Conseil de
recherches en sciences naturelles et en génie, des Instituts de recherche en
santé du Canada, du Conseil de recherches en sciences humaines et d'Industrie
Canada. Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le site Web du
RCO, à l'adresse suivante : www.obesitynetwork.ca.

    Remarque à l'intention des rédacteurs : Les résultats recueillis dans
chacune des six villes ont été diffusés aujourd'hui sur Canada NewsWire. Les
médecins suivants sont disponibles pour donner des entrevues : le Dr Ali
Zentner (Vancouver), le Dr Rick Ward (Calgary), le Dr Robert Dent (Ottawa), le
Dr Rafik Habib (Montréal), ainsi que les Drs Arya Sharma et Richard Tytus
(Hamilton).

    
    Le rouleau B sera disponible suivant les heures et les coordonnées
    figurant ci-dessous :
    -------------------------------------------------------------------------
    Date :  Le mardi 12 juin 2007

    Heure :  De 10 h à 10 h 30
             De 14 h 30 à 15 h

    Coordonnées :  Anik F2 C
                   Transponder 3B
                   Audio subcarrier 6.2 and 6.8
                   Downlink frequency 3820 vertical
    -------------------------------------------------------------------------


    --------------------------------------
    (i)    Dans le cadre du sondage, on a demandé aux répondants de préciser
           leur taille et leur poids, données qui ont servi à calculer leur
           indice de masse corporelle (IMC) afin de déterminer dans quelle
           catégorie de poids ils se situaient : poids insuffisant (IMC
           inférieur à 18,5), poids normal (IMC entre 18,5 et 24,9), excès de
           poids (IMC entre 25 et 29,9) et obésité (IMC supérieur à 30).
    (ii)   Haffner S, au nom du comité exécutif de l'étude IDEA. Waist
           Circumference and Body Mass Index are both independently
           associated with cardiovascular disease. Sondage de l'étude IDEA
           (International Day for the Evaluation of Abdominal Obesity).
           Présentation du tiré à part lors de la 55e rencontre scientifique
           annuelle de l'American College of Cardiology, 2006.
    (iii)  Ibid.
    





Renseignements :

Renseignements: Gabrielle Collu, Manning Selvage & Lee, (514) 844-7338

Profil de l'entreprise

RESEAU CANADIEN EN OBESITE

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