Violence conjugale: taux de prévalence plus faible au Québec



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    interprété comme étant %.

    QUEBEC, le 5 juin /CNW Telbec/ - Les taux de prévalence de la violence
conjugale subie de la part du conjoint ou d'un ex-conjoint au cours des cinq
années précédant la tenue de l'Enquête sociale générale sur la victimisation
de 2004 présentent des valeurs respectives de 57 pour 1000 chez les hommes et
de 62 pour 1000 chez les femmes dans l'ensemble des provinces canadiennes. Le
Québec affiche des taux moins élevés avec des valeurs respectives de 42 pour
1000 et de 52 pour 1000 chez les hommes et les femmes respectivement. En
d'autres termes, approximativement un homme ou une femme sur 17 rapporte en
2004 avoir subi au moins une fois de la violence physique de la part de son
conjoint ou d'un ex-conjoint au cours des cinq années précédentes au Canada.
Au Québec, la violence du conjoint ou d'un ex-conjoint atteint un homme sur 24
et une femme sur 19.
    Ces résultats sont tirés d'une étude intitulée Contexte et conséquences
de la violence conjugale envers les hommes et les femmes au Canada en 2004,
publiée par l'Institut de la statistique du Québec, maintenant disponible en
version imprimée ainsi que sur le site Web de l'Institut.
    En 2004, le taux annuel de prévalence de la violence conjugale subie de
la part du conjoint ou d'un ex-conjoint au Canada s'établissait à 18 pour
1000, tant chez les hommes que chez les femmes, comparativement à 15 pour 1000
chez les hommes et à 14 pour 1000 chez les femmes au Québec. Au Canada, c'est
donc un homme ou une femme sur 55 qui a été touché par la violence conjugale
en 2004, comparativement à un homme sur 66 et à une femme sur 70 au Québec.
    L'analyse confirme également le constat de plusieurs autres enquêtes
montrant que le taux de prévalence de la violence conjugale atteint son sommet
chez les jeunes adultes de moins de 25 ans, et qu'il diminue ensuite de
manière prononcée d'un groupe d'âge à l'autre, tant chez les hommes que chez
les femmes. Ainsi, entre le groupe d'âge des 15-24 ans et celui des 55 ans et
plus, la réduction du taux de prévalence de la violence conjugale sur cinq ans
observée au moyen de l'ESG de 2004 est de l'ordre de 90 % et plus, et suit une
tendance parallèle chez les hommes et les femmes.
    Par ailleurs, les femmes victimes de violence conjugale font état, en
proportion nettement plus grande que les hommes, de diverses conséquences par
suite de la violence subie. Ainsi, 44 % des femmes victimes de violence
conjugale de la part du conjoint ou d'un ex-conjoint au cours des cinq années
précédant l'enquête de 2004 font état de blessures physiques, comparativement
à 19 % des hommes. En outre, 13 % des femmes et 2 % des hommes ont reçu des
soins médicaux à l'hôpital ou ont fait l'objet d'un suivi par un médecin ou
une infirmière après la violence subie; 29 % des femmes et 10 % des hommes se
sont absentés du travail ou font mention de l'interruption de leurs activités
quotidiennes normales.
    De plus, 35 % des femmes et 10 % des hommes victimes de violence
rapportent qu'il leur est arrivé de craindre pour leur vie au cours des cinq
années précédant l'enquête à cause du comportement violent ou menaçant du
conjoint ou d'un ex-conjoint. Enfin, 36 % des femmes et 18 % des hommes aux
prises avec la violence du conjoint ou d'un ex-conjoint ont vu leur situation
portée à l'attention des services policiers.
    Le rapport Contexte et conséquences de la violence conjugale envers les
hommes et les femmes au Canada en 2004 présente une étude détaillée des
conséquences de la violence conjugale en fonction d'une typologie distinguant
quatre types de situations de violence allant de la violence situationnelle
mineure jusqu'à la violence grave commise par un conjoint ou ex-conjoint
contrôlant. L'analyse indique que la grande majorité des victimes faisant état
de diverses conséquences de la violence se concentre chez celles qui ont subi
de la violence grave associée à un pattern marqué de conduites contrôlantes du
conjoint ou de l'ex-conjoint violent.

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    L'Institut de la statistique du Québec produit et diffuse une information
statistique pertinente, fiable et actuelle sur l'évolution socioéconomique du
Québec et de la société québécoise. Il constitue le lieu privilégié de
production et de diffusion de l'information statistique officielle pour les
ministères et organismes du gouvernement, et il est responsable de toutes les
enquêtes d'intérêt général.

    
    Sources:    Denis Laroche
                Responsable de la violence conjugale
                Tél. : (418) 691-2411, poste 3220
                Agent de recherche
                Institut de la statistique du Québec

                Centre d'information et de documentation
                Tél. : (418) 691-2401
                ou 1 800 463-4090 (sans frais d'appel au Canada
                et aux Etats-Unis)
    
    -%SU: SOC
    -%RE: 1




Renseignements :

Renseignements: Denis Laroche, Responsable de la violence conjugale,
Agent de recherche, Institut de la statistique du Québec, (418) 691-2411,
poste 3220; Centre d'information et de documentation, (418) 691-2401,
1-800-463-4090 (sans frais d'appel au Canada et aux Etats-Unis)


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