Violence à l'égard des femmes en RDC - La communauté internationale doit intervenir

MONTRÉAL, le 25 nov. 2011 /CNW Telbec/ - Dans le cadre des activités internationales lancées par la Confédération syndicale internationale (CSI) pour décrier la violence à l'égard des femmes, la CSN joint sa voix pour dénoncer la violence sexuelle et sexiste dans la République démocratique du Congo (RDC). Une tragédie humaine qui doit être dénoncée et amenée à sa fin. La partie orientale de la RDC a été surnommée « capitale mondiale du viol ». Plus de 200 000 viols ont été rapportés depuis le début de la guerre dans ce pays, soit il y a plus de dix ans.

Reprenant les propos de Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, la vice-présidente de la CSN, Denise Boucher a affirmé qu'il n'y avait aucune excuse à la cruauté de ceux qui torturent et violent les femmes et les filles de façon régulière. Il n'y a pas d'excuse non plus pour le gouvernement de la RDC, qui manque systématiquement à son obligation d'appliquer les lois et perpétue une situation d'impunité qui bénéficie aux auteurs de ces crimes.

Une violence couronnée d'or
Le conflit en RDC, et la violence fondée sur le sexe qui le caractérise, sont soutenus et alimentés par des profits et gains financiers. La région est riche en minerais, y compris en or, et en étain, tantale et tungstène qui sont utilisés dans la fabrication de téléphones portables, ordinateurs, lecteurs DVD ou consoles de jeux vidéo. L'industrie électronique est la plus grande consommatrice de minerais issus de l'est de ce pays et elle injecte une quantité considérable d'argent dans la chaîne d'approvisionnement qui permet aux différents groupes armés de prospérer. Ils sont les principaux auteurs des viols massifs et crimes connexes.

Selon les représentants de la CSI et de ses membres affiliés, dont la CSN, les gouvernements, les syndicats, les entreprises congolaises et multinationales, doivent tous travailler ensemble pour créer des conditions de vie et de travail décentes en RDC comme partout ailleurs. Les sociétés minières peuvent également s'engager à exercer des pressions sur la chaîne d'approvisionnement afin de mettre fin aux viols et aux violations des droits des femmes qui ont lieu quotidiennement.

Marche mondiale des femmes
En octobre 2010, la Marche mondiale des femmes tenait sa 3e rencontre en RDC, en signe d'avertissement aux autorités de ce pays et des entreprises. Les femmes du monde entier savent ce qui se passe là-bas et se préoccupent du sort de leurs consœurs congolaises. Véronique De Sève, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CSN) a participé à cette rencontre. Depuis, elle a contribué à rendre compte des horreurs qui sont commises en RDC, notamment en donnant des conférences à divers groupes de femmes au Québec, ainsi que dans les instances des organisations de la CSN.

« La situation des femmes en RDC est fort préoccupante. Autant de violences ne peuvent être commises sans impunité, car elles ne cesseront jamais. Pourquoi tolère-t-on si facilement les violences sexuelles lors de conflits ? C'est impardonnable et la communauté internationale doit venir en aide, sur le terrain, pour que soit éradiquer ce fléau et pour faire respecter les droits humains, dont l'intégrité du corps des femmes », conclut Denise Boucher.

SOURCE CSN

Renseignements :

Jacqueline Rodrigue
Directrice
Service des communications de la CSN
Cell. : 514 773-0060 ; bur. : 514 598-2139

Source : CSN


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