Vingt mille étudiant-es de l'UQAM en grève pour une semaine au moins



    MONTREAL, le 12 nov. /CNW Telbec/ - Plus de 300 étudiants de l'UQAM ont
parcouru ce matin le périmètre entourant l'îlot Voyageur afin de démontrer
leur désapprobation au plan de redressement, d'exiger du gouvernement qu'il
résorbe le déficit de l'UQAM et qu'il investisse suffisamment en éducation
pour mettre fin au sous-financement chronique affectant l'ensemble des
universités du Québec. C'est, entre autres, pour ces raisons que 20 000
étudiant-es, issus de cinq des sept associations facultaires de l'UQAM ont
adopté la semaine dernière un mandat de grève d'une semaine, renouvelable pour
certaines. Cette manifestation s'est conclue par une conférence donnée au
milieu de la rue par le professeur du département de science politique de
l'UQAM, Francis Dupuis-Déri.
    Le régime des prêts et bourses ne prend pas en considération les frais
afférents contre lesquels les étudiant-es manifestaient aujourd'hui. De telle
sorte que les hausses de 160 $ par année, et de 230 $ pour tout étudiant-e de
cycle supérieur qui ne termine pas ses études dans les délais prévus -
situation correspondant à la majorité des étudiant-es -, ne sont comblées
d'aucune façon pour les étudiants qui éprouvent des difficultés financières.
De plus, selon Alexandre Leduc, un des deux porte-parole des étudiant-es en
grève, l'abolition possible des programmes non rentables - notamment certains
programmes d'art-, le moratoire d'embauche des professeurs jusqu'en 2012 et
l'augmentation du ratio étudiants/professeur, "réduisent l'éducation à la
formation de travailleurs". Pourtant, affirme-t-il, "la transmission de la
culture et la formation de citoyens critiques, responsables et éclairés, sont
tout aussi essentielles pour assurer l'épanouissement d'une société".
    C'est cette vision plus sociale de l'éducation, à l'opposé d'une vision
marchande et instrumentale, que tente de promouvoir l'Université populaire à
Montréal (UPAM) une des activités organisées par les étudiant-es durant cette
grève. Dans le cadre de ce projet, diverses conférences, performances
artistiques et présentations sont accessibles à tous et toutes. Il n'y a aucun
frais pour les organiser ou y assister.
    "L'UPAM propose à tout le monde de venir vivre ce que pourrait être
l'université : un lieu où tous et toutes ont accès au savoir, sans avoir à
débourser individuellement les coûts de leur apprentissage. Nous voulons
montrer qu'une autre université est non seulement possible, elle est aussi
souhaitable." lance Emmanuelle Sirois, porte-parole des étudiant-es en grève.
    Enfin, soulignons que, pendant que les étudiant-es de l'UQAM font grève,
deux firmes comptables privées, /PricewaterhouseCooper et Ernst & Young/,
travaillent actuellement à jeter les bases d'un nouveau plan de redressement
pour l'UQAM, le ministère ayant jugé le précédent insuffisant. Les étudiant-es
craignent que ce nouveau plan ait des répercussions encore plus négatives que
le précédent sur la mission sociale, la qualité et l'accessibilité de
l'enseignement à l'UQAM.




Renseignements :

Renseignements: Valérie Reine Marcil, attachée de presse, (514)
265-8403

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ASSOCIATION FACULTAIRE ETUDIANTE EN LETTRES, LANGUES ET COMMUNICATION DE L'UQAM

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