Une vaste étude montre qu'un traitement intensif du diabète prévient les dommages aux reins



    Le fardeau physique et émotionnel de la dialyse pourrait être réduit de
    21 %

    MONTREAL, le 6 juin /CNW Telbec/ - Les résultats sans précédent de la
plus vaste étude jamais réalisée auprès de patients atteints du diabète de
type 2 (apparaissant à l'âge adulte) indiquent que le traitement intensif de
la maladie peut grandement contribuer à prévenir l'insuffisance rénale, l'une
des principales complications auxquelles sont exposés les diabétiques.
    Les résultats de l'étude ADVANCE (Action in Diabetes and Vascular
Disease), qui ont été divulgués aujourd'hui au cours de l'assemblée annuelle
de l'American Diabetes Association et publiés dans le New England Journal of
Medicine (NEJM), pourraient bien transformer la façon dont les médecins
traitent le diabète de type 2. Pour la première fois, une étude montre que le
traitement intensif du diabète permet de prévenir l'apparition et
l'aggravation de dommages aux reins et, par le fait même, de réduire de
21 pour cent la nécessité d'avoir recours aux traitements d'hémodialyse
onéreux et débilitants rendus nécessaires par l'insuffisance rénale.
    La dialyse constitue le seul traitement de l'insuffisance rénale, à part
la transplantation rénale. Tous les deux ou trois jours, les patients doivent
passer plusieurs heures à l'hôpital pour y faire nettoyer leur sang de manière
artificielle, leurs reins n'étant plus en mesure de remplir cette fonction. La
survie de plus de 17 000 Canadiens dépend de ce traitement.
    "La dialyse bouleverse toute votre vie : vous devez vous brancher à une
machine trois fois par semaine pour avoir une certaine qualité de vie, sans
quoi, vous mourez, explique Jocelyne Minguy, qui a recours à l'hémodialyse.
C'est encourageant de savoir que les chercheurs ont trouvé une façon d'aider
les diabétiques à ne pas aboutir au service d'hémodialyse."
    Le diabète de type 2 se caractérise par une forte glycémie, ce qu'on
appelle communément un taux de sucre élevé dans le sang. Au Canada, les
médecins visent une glycémie de 7 mmol/L ou moins chez les patients atteints
de diabète de type 2. Selon l'étude ADVANCE, les diabétiques de type 2 peuvent
obtenir une glycémie près de la normale (6,5 mmol/L ou moins) grâce à un
traitement plus intensif. Il s'agit de la première étude qui vise à cibler et
évaluer les effets d'un traitement chez des diabétiques de type 2 pour
atteindre une glycémie quasi normale.
    "Ces résultats montrent qu'un traitement intensif peut éviter des
complications onéreuses aux patients atteints du diabète de type 2, ce qui
nous poussera à changer la façon dont nous traitons cette maladie, déclare le
Dr Pavel Hamet, Chef du service de médecine génique au Centre hospitalier de
l'Université de Montréal (CHUM), qui a dirigé l'important volet canadien de
cette étude internationale. Prévenir les dommages aux reins et, par le fait
même, le recours à la dialyse et à la transplantation rénale représente un
énorme avantage pour les patients, leurs familles et le système de santé."
    Cette importante étude internationale regroupait plus de 11 000 patients
dans 20 pays et comprenait 11 unités canadiennes coordonnées par le Centre
hospitalier de l'Université de Montréal.
    Santé Canada estime à près de deux millions le nombre d'adultes canadiens
atteints du diabète de type 2, et ce chiffre ne cesse de croître en raison des
modes de vie sédentaires et de l'augmentation des taux d'obésité.

    A propos de l'étude ADVANCE

    L'initiative ADVANCE a été conçue et lancée par des chercheurs du George
Institute for International Health, en Australie. En plus d'étudier les effets
de la réduction intensive de la glycémie chez les diabétiques, ADVANCE s'est
penchée sur les effets d'un abaissement intensif de l'hypertension artérielle
chez les diabétiques. Les résultats de cet autre volet, annoncés en septembre
dernier et publiés dans The Lancet, montrent qu'il est avantageux pour les
patients de diminuer leur tension artérielle de façon intensive, ce qui vient
étayer les directives actuelles.
    Les sujets placés au hasard dans le groupe recevant un traitement
intensif visant à abaisser leur glycémie à un taux quasi normal ont non
seulement vu les risques de dommages aux reins diminuer de 21 pour cent, mais
ils ont connu un moins grand nombre de crises cardiaques et autres
complications normalement observées chez les diabétiques.
    L'étude a été financée par le National Health and Medical Research
Council de l'Australie et par Servier, fabricant de Coversyl, le médicament
utilisé pour réduire l'hypertension, et de Diamicron MR, le médicament utilisé
pour abaisser la glycémie. Les commanditaires n'ont joué aucun rôle dans la
conception de l'étude, la collecte des données, l'analyse et l'interprétation
de celles-ci ou la rédaction des rapports d'étude.

    A propos du CHUM

    Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal offre des services
spécialisés et ultraspécialisés à une clientèle régionale et suprarégionale.
Il offre également, pour sa zone de desserte plus immédiate, des soins et des
services hospitaliers généraux et spécialisés. Le CHUM réalise les cinq volets
de sa mission de soins, d'enseignement, de recherche, d'évaluation des
technologies et des modes d'intervention en santé et de promotion de la santé
dans une perspective de réseaux intégrés. Dans le cadre de sa démarche
d'amélioration continue de la qualité et de la sécurité des patients, le CHUM
a obtenu à nouveau du Conseil canadien d'agrément des services de santé, son
agrément pour la période 2007-2010. L'Hôtel-Dieu, l'Hôpital Notre-Dame et
l'Hôpital Saint-Luc forment le CHUM, dont les quelque 10 000 employés,
900 médecins, 270 chercheurs, 6 000 étudiants et stagiaires, ainsi que
700 bénévoles, accueillent plus d'un million de patients par année.
www.chumontreal.qc.ca

    A propos de l'Université de Montréal

    L'Université de Montréal forme, avec ses écoles affiliées, HEC Montréal
et l'Ecole Polytechnique, le premier pôle d'enseignement supérieur et de
recherche du Québec, le deuxième au Canada et l'un des plus importants en
Amérique du Nord. Sa faculté de médecine est la plus grande au Canada en
matière d'inscription des étudiants en plus d'être l'un des principaux centres
de recherche en santé du pays.

    
           Diffusion du communiqué de presse vidéo par satellite:

    Le vendredi 6 juin de 17 h 00 à 17 h 30, et de nouveau de lundi 9 juin de
                      10 h 00 à 10 h 30, heure de l'est

                   COORDONNEES DE DIFFUSION PAR SATELLITE:
              Anik F2, Bande C, Transpondeur 7B @111.1 Ouest
               Polarisation verticale fréquence D/L. 3980MHz.
           Sous-porteuse à audiofréquences 6,8 gauche, 6,2 droite
         Disponible au T.O.C. de Toronto Magnacom NOVSXS 225340 - 002
                  (SDI Position du routeur #42)
    




Renseignements :

Renseignements: Genevieve Déry, HKDP Communications et affaires
publiques, (514) 219-2764, (cell.), (514) 395-0375 poste 232,
gdery@hkdp.qc.ca; Muriel Haraoui, HKDP Communications et affaires publiques,
(514) 717-3764, (cell.), (514) 395-0375 poste 235, mharaoui@hkdp.qc.ca; Lucie
Dufresne, Conseillère en communication, Centre hospitalier de l'Université de
Montréal, (514) 890-8000 poste 15567; Sophie Langlois, Université de Montréal,
(514) 343-7704, sophie.langlois@umontreal.ca

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