Une technique chirurgicale de pointe permet à nouveau de redonner espoir à des patients souffrant d'épilepsie réfractaire



    Une patiente sera également disponible pour entrevues
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    MONTREAL, le 10 juin /CNW Telbec/ - Des cliniciens du Centre hospitalier
de l'Université de Montréal (CHUM) ont peaufiné une chirurgie qui était
autrefois considérée trop dangereuse pour contrôler l'épilepsie insulaire
réfractaire - grâce à une nouvelle technique de microchirurgie de pointe.
Selon une étude publiée à la une du dernier numéro du Journal of Neurosurgery,
référence en neurochirurgie, cette technique chirurgicale est jugée
sécuritaire pour les patients et leur est bénéfique.
    "Des observations récentes par notre groupe ainsi que d'autres confirment
l'implication de l'insula dans un nombre insoupçonné de cas d'épilepsie
réfractaire. La non-reconnaissance de crises insulaires est probablement
responsable de certains échecs antérieurs de la chirurgie d'épilepsie",
soulignent les Drs Alain Bouthillier, neurochirurgien et Dang Khoa Nguyen,
neurologue, investigateurs principaux de l'étude, professeurs à l'Université
de Montréal et chercheurs au Centre de recherche du CHUM.
    Longtemps mise de côté dans le traitement de l'épilepsie réfractaire, la
chirurgie de l'insula est encore rarement pratiquée en raison des risques de
dommages à certaines structures importantes du cerveau. Des tentatives
précédentes de réséquer l'insula résultaient en un taux élevé de
complications, notamment l'hémiparésie (paralysie partielle) et la dysphasie
(perte du langage). Cependant, une meilleure connaissance de l'anatomie du
cerveau, dont du cortex cérébral et de son système vasculaire, combinée avec
l'utilisation de techniques de microchirurgie, permettent dorénavant la
chirurgie de l'insula, avec des risques grandement diminués pour le patient.
"Il s'agit de la première cohorte composée de patients traités principalement
pour épilepsie réfractaire par cette technique depuis les travaux du
neurochirurgien Wilder Penfield dans les années 1950", ajoute le Dr Ramez
Malak, résident en neurochirurgie et également un des investigateurs.

    Méthodologie

    L'étude rétrospective sur dix ans évaluait les cas de patients présentant
une épilepsie insulaire réfractaire. Afin de confirmer le foyer épileptique,
des électrodes intracérébrales furent utilisées, le chirurgien faisant appel à
la neuronavigation guidée par l'imagerie cérébrale par résonance magnétique.
Ensuite, l'insulectomie était soit pratiquée

    
    -  comme étape d'une insulo-operculectomie, où l'insula et l'opercule
       (partie constituante des bords du sillon profond qui sépare les lobes
       frontal, temporal et pariétal du cerveau) sont complètement enlevés;
    -  par une résection du lobe temporal antérieur avec insulectomie;
    -  ou bien encore strictement comme insulectomie.
    

    Résultats

    Neuf patients furent traités avec succès par chirurgie insulaire, soit
sept pour épilepsie réfractaire sans présence de tumeur et deux avec épilepsie
réfractaire associée à la présence de tumeurs. Après la chirurgie, certains
patients ont présenté des complications (hémiparésie, dysphasie), mais
transitoires, qui disparaissaient en l'espace de quelques jours à quelques
semaines après l'intervention. A titre d'exemple d'un de ces cas, une patiente
faisant régulièrement des épisodes épileptiques, malgré plusieurs essais avec
des anticonvulsifs différents, n'a plus eu de crises depuis la chirurgie, et
aucune complication. Elle a pu également cesser la prise d'anticonvulsants.

    L'insula : son rôle

    L'insula constitue l'un des lobes du cerveau. Son rôle est encore mal
connu mais ses multiples connections cérébrales reflètent son implication dans
un vaste éventail de fonctions : autonomique, sensitive, motrice, langagière,
auditive, olfactive, gustative et limbique (émotion).

    A propos du Groupe d'épilepsie du CHUM

    Le Groupe d'épilepsie est un l'un des principaux regroupements de
cliniciens et de professionnels au Québec qui traitent les personnes atteintes
d'épilepsie. Cette unité est un lieu d'excellence où sont regroupés les
services à la clientèle, la recherche fondamentale et clinique et
l'enseignement. Positionnée comme un service de troisième et de quatrième
lignes, les membres du Groupe d'épilepsie du CHUM travaillent conjointement
avec les partenaires du réseau de la santé pour offrir à la clientèle qu'elle
soigne une continuité de services.

    Lien à l'étude : http://thejns.org/doi/pdf/10.3171/2009.1.JNS08807

    Pour images et photos : communiquer avec le CHUM.

    A propos du CHUM : www.chumontreal.qc.ca




Renseignements :

Renseignements: Nathalie Forgue, M.A., conseillère en communication,
CHUM, (514) 890-8000, poste 14342, Téléavertisseur: (514) 801-5762; Source:
Centre hospitalier de l'Université de Montréal Services de neurochirurgie et
de neurologie et Direction des communications


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