Une solution naturelle pour relancer l'économie



    OTTAWA, le 2 juin /CNW Telbec/ - Avrim Lazar, président et chef de la
direction de l'Association des produits forestiers du Canada (APFC), a demandé
aujourd'hui aux gouvernements de regarder au-delà de la crise économique
actuelle pour préparer le Canada pour ce qui promet d'être un marché mondial
plus concurrentiel et avide de ressources dans l'avenir.
    Prenant la parole lors d'une conférence du Forum des politiques publiques
(Réamorcer l'économie), M. Lazar a souligné la nécessité, pour les
gouvernements, de penser à long terme dans leur démarche pour stimuler une
économie en manque d'attention immédiate et à long terme. La clé de notre
réussite, selon lui, est la richesse de nos ressources naturelles et la façon
créative et intelligente dont nous les gérons.
    "Pour utiliser une analogie toute canadienne, le hockey, on peut soutenir
que réagir simplement à la récession, c'est comme patiner là où la rondelle
était il y a six mois. Par contre, se préparer pour la croissance économique
future en s'occupant de questions qui contribuent réellement à notre
compétitivité à venir, c'est comme patiner vers l'endroit où se dirige la
rondelle - un jeu bien plus intelligent en termes de stratégie", a expliqué M.
Lazar.
    Il a présenté certaines mesures claires que les gouvernements doivent
prendre, qui sont basées sur l'expérience de l'industrie forestière, une
industrie qui, bien que durement touchée par la récession actuelle, revendique
un avenir prometteur :

    
    - Assurer l'accès au crédit : Même les entreprises prospères ne peuvent
      survivre sans crédit. Le gouvernement fédéral doit agir de façon plus
      dynamique à cet égard pour appliquer les mesures annoncées dans le
      budget afin d'assurer un meilleur accès au crédit aux entreprises.
    - Contrer les subventions pour la liqueur noire : Le gouvernement du
      Canada doit rapidement mettre en place une mesure équivalente qui
      annulera l'impact de cette subvention américaine de milliards de
      dollars et uniformisera les règles du jeu pour les producteurs de pâte
      du Canada.
    - Récompenser les investissements et aider les entreprises à devenir plus
      vertes : L'industrie a investi massivement dans la recherche et le
      développement, dans le développement durable et le renouvellement du
      capital, des éléments critiques de la préparation en vue de la
      croissance à venir. Mais le soutien des gouvernements dans ces domaines
      est réellement insuffisant. Il faut des mesures qui récompensent
      l'investissement, l'innovation et la R&D, en particulier en ces temps
      difficiles.
    - Assurer un système national de transport ferroviaire concurrentiel :
      Les deux sociétés ferroviaires nationales exercent un monopole dans
      plusieurs communautés rurales et elles augmentent leurs prix pendant la
      récession pour gonfler leurs marges de profit qui atteignent déjà des
      sommets. C'est un autre aspect qui nuit à la compétitivité du Canada.
      Le gouvernement fédéral doit mettre un terme à ces pratiques abusives.
    - Moderniser les politiques provinciales d'allocation des bois : Les
      provinces sont propriétaires de la majorité du bois utilisé dans nos
      usines. Depuis trop longtemps, elles gèrent les ressources forestières
      en fonction de considérations politiques à court terme plutôt que de la
      croissance économique à long terme. (Le coût du bois au Québec est
      parmi les plus élevés dans le monde et ses politiques d'allocation des
      bois sont archaiques). Les politiques provinciales doivent être
      modifiées rapidement pour que ce soit l'économie, plutôt que la
      politique, qui détermine la structure de l'industrie.
    

    "Pour l'industrie forestière, dont dépendent 300 communautés et près d'un
million d'emplois directs et indirects, cette récession a été dévastatrice.
Plus de 50 000 travailleurs ont perdu leur emploi et plus de 200 usines ont
fermé leurs portes au cours des deux dernières années seulement", a affirmé M.
Lazar.
    Il note qu'en de telles périodes, le gouvernement a définitivement un
rôle à jouer. Mais ce qu'il faut, ce sont des mesures avisées, qui
reconnaissent qu'il ne s'agit plus d'entreprises en concurrence à l'échelle de
la planète, mais de l'économie tout entière qui se bat pour consolider ses
forces concurrentielles, tout en identifiant les marchés lucratifs de
l'avenir.
    "Couper du bois et tirer de l'eau représentent de nouveau la voie de la
prospérité dans l'économie de demain. Si nous le faisons d'une façon saine
pour l'environnement et avec des technologies d'avant-garde, nous nous
placerons en bonne position pour répondre à la demande post-récession pour des
produits de grande qualité, conformes aux principes du développement durable",
a ajouté M. Lazar.
    "Pour le Canada, cela signifie revenir à la base. Les gouvernements
doivent prendre conscience des possibilités que présentent les industries des
ressources naturelles comme la foresterie. Et ils doivent les appuyer de telle
façon qu'elles sortent de cette récession intactes et qu'elles puissent
fabriquer les produits les plus respectueux de l'environnement, les plus
rentables et les plus avancés au plan technologique qui soient", a-t-il
ajouté.

    L'APFC est le porte-parole, au Canada et à l'étranger, des entreprises
forestières canadiennes pour les questions touchant le gouvernement, le
commerce et l'environnement. L'industrie canadienne des produits forestiers a
un chiffre d'affaires de 65 milliards de dollars par année qui représente 11 %
du PIB manufacturier du Canada. Il s'agit de l'un des plus gros employeurs du
pays, qui a des activités dans des centaines de collectivités canadiennes et
procure près de 250 000 emplois directs d'un océan à l'autre.




Renseignements :

Renseignements: Ottawa: Lori Harrop, Directrice exécutive, Projet sur la
réputation environnementale, Association des produits forestiers du Canada,
(613) 563-1441, poste 313, lharrop@fpac.ca


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