Une pandémie de grippe pourrait coûter de 9 milliards de dollars à l'économie canadienne.



    Plus de la moitié des travailleurs des services essentiels au Canada
    pourraient ne pas se présenter au travail en cas de pandémie de grippe.

    TORONTO, le 12 déc. /CNW/ - D'après les résultats d'un sondage
pancanadien, il est crucial de prendre immédiatement des mesures visant à
assurer la santé et la sécurité des employés en cas de pandémie de grippe. En
effet, le sondage révèle que 54 p. 100 des travailleurs des services
essentiels ne seraient pas à l'aise devant la perspective de se rendre au
travail si la grippe pandémique était diagnostiquée chez plusieurs habitants
de leur ville ou municipalité. Par contre, plus de 90 p. 100 des répondants
ont affirmé qu'ils seraient plus enclins à se présenter au travail s'ils
savaient que leur employeur était en mesure de leur fournir des médicaments
préventifs.
    Selon Guy Holburn, professeur agrégé à l'école Richard Ivey School of
Business de l'Université de Western Ontario, ce niveau d'absentéisme chez les
travailleurs des services essentiels et l'effet domino sur toutes les autres
entreprises pourraient coûter 9 milliards de dollars à l'économie canadienne.
    "Ce sondage indique qu'une pandémie de grippe aurait des répercussions
substantielles et immédiates sur l'économie en raison des taux élevés
d'absentéisme chez les travailleurs des secteurs stratégiques de
l'infrastructure", affirme le professeur Holburn. Seulement une minorité de
travailleurs s'absenteraient pour cause de maladie, mais une forte proportion
ne se présenteraient pas au travail par crainte d'être exposés et infectés.
    "Les conséquences de ce taux d'absentéisme dans les secteurs des services
essentiels auraient un effet multiplicateur considérable sur le rendement à
court terme de la plupart des autres entreprises. D'ailleurs, le chiffre de
9 milliards de dollars est une estimation prudente, précise le professeur
Holburn. Dans toutes les industries, l'activité économique dépend du
fonctionnement fiable d'éléments cruciaux de l'infrastructure comme
l'électricité, les télécommunications et le transport. On a tendance à tenir
ces services pour acquis, mais sans eux, toute l'économie pourrait être
paralysée progressivement."
    Le sondage rapporte également que les travailleurs seraient plus enclins
à se présenter au travail s'ils savaient que leur employeur avait un plan en
cas de pandémie. Cependant, seulement le quart des répondants (24 p. 100) ont
indiqué que leur employeur avait déjà un plan de ce genre en place.
"L'élaboration et la communication d'un plan en cas de pandémie de grippe, de
même que la distribution de médicaments préventifs, encourageraient les
travailleurs à se présenter au travail et permettraient donc aux entreprises
et à l'économie dans son ensemble de fonctionner plus efficacement dans cette
éventualité", explique le professeur Holburn.
    Les répondants au sondage comprenaient des travailleurs des secteurs
suivants : services publics et régionaux/municipaux; transports (transport en
commun, transport routier, expédition et messageries); services bancaires;
télécommunications (téléphonie fixe, téléphonie cellulaire, câblodistribution
et technologies de l'information); épiceries et entreposage de denrées
alimentaires; et fabricants de produits médicaux (produits pharmaceutiques et
diagnostiques, entreposage et distribution). Réunis, ces secteurs représentent
environ 20 p. 100 de l'économie, soit plus de 220 milliards de dollars en 2006
et plus de 3 millions de travailleurs.
    Ce sondage pancanadien, réalisé par Léger Marketing et commandité par
GlaxoSmithKline, a été mené auprès de 1 300 travailleurs de secteurs jugés
comme offrant des services essentiels et de 700 travailleurs de la santé, qui
ont répondu à un questionnaire téléphonique ou en ligne. On trouvera d'autres
résultats notables du sondage à la fin du présent communiqué, à la rubrique
intitulée "Note à l'intention de la rédaction".

    LE POINT SUR LA CONSTITUTION DE STOCKS D'ANTIVIRAUX DANS LE CADRE DE LA
    PREPARATION EN CAS DE PANDEMIE DE GRIPPE

    La résistance aux antiviraux constitue un facteur important dans la
planification en cas de pandémie. Réagissant à de récents éléments
d'information selon lesquels certaines souches du virus H5N1 sont résistantes
à l'oseltamivir (commercialisé sous le nom Tamiflu), le Department of Health
and Human Services des Etats-Unis a modifié sa stratégie de constitution de
stocks de manière à ramener la proportion d'oseltamivir de 90 à 80 p. 100 et à
porter la proportion de zanamivir (commercialisé sous le nom Relenza(R)) de 10
à 20 p. 100(1). Au Royaume-Uni, un groupe de scientifiques influents
recommande aux pouvoirs publics de modifier les stocks nationaux d'antiviraux
dans les proportions suivantes : 50 p. 100 de zanamivir et 50 p. 100
d'oseltamivir(2).

    LA GRIPPE AU SIECLE DERNIER

    L'histoire nous apprend que des pandémies de grippe se sont déclarées
trois ou quatre fois par siècle(3). Les scientifiques croient que les virus de
la grippe pandémique se développent de deux manières. Premièrement, un nouveau
sous-type peut naître du mariage (ou du "réarrangement") de virus humains et
aviaires, ce qui, estiment les scientifiques, a déclenché les deux dernières
pandémies de grippe, survenues en 1957 et en 1968. Comme l'être humain n'avait
aucune protection contre la nouvelle souche, cette dernière s'est propagée
rapidement à l'échelle de la planète, entraînant une morbidité considérable et
des taux de mortalité plus élevés que ceux occasionnés par la grippe
saisonnière. Chacune de ces pandémies a causé la mort de plus d'un million de
personnes dans le monde.
    Deuxièmement, une nouvelle souche du virus de la grippe pandémique peut
voir le jour si un virus de la grippe aviaire se transforme (par mutation) en
un virus pouvant affliger l'être humain et se propager facilement d'une
personne à une autre. C'est probablement par ce mécanisme que la "grippe
espagnole" a tué de 40 à 50 millions de personnes dans le monde en 1918 et
1919, dont environ 50 000 au Canada.

    A PROPOS DE GLAXOSMITHKLINE

    A titre de géant mondial voué à la recherche dans le domaine des
médicaments et des soins de santé, GlaxoSmithKline Inc. est résolue à
améliorer la qualité de la vie en aidant les gens à être plus actifs, à se
sentir mieux et à vivre plus longtemps. GSK a consacré, en 2006 seulement,
plus de 176 millions de dollars à la recherche-développement, ce qui en fait
l'une des 15 entreprises qui investissent le plus à ce chapitre au Canada. GSK
a par ailleurs été désignée Société généreuse par le programme Imagine du
Centre canadien de philanthropie, et elle se classe régulièrement parmi les 50
meilleurs employeurs du Canada. Pour obtenir de plus amples renseignements sur
la société, visitez le site www.gsk.ca.


    NOTE A L'INTENTION DE LA REDACTION - Sondage sur la pandémie de grippe,
    réalisé par Léger Marketing

    A propos du sondage

    
    -   Un sondage de 13 minutes a été réalisé entre le 7 et le 23 août 2007.
    -   Comme ce sondage a été mené auprès d'un échantillon pancanadien
        composé de 2 000 répondants, sa marge d'erreur est de +/- 2,2 p. 100,
        19 fois sur 20. Lorsqu'il est question des travailleurs des services
        essentiels ou des travailleurs de la santé (n = 1 300 et
        700, respectivement), la marge d'erreur est de +/- 2,7 et de
        +/- 3,7 p. 100, respectivement.
    -   Les travailleurs des services essentiels englobent les employés des
        services publics ou municipaux, comme l'approvisionnement en eau,
        l'électricité, le gaz, la collecte des ordures, les parcs et les
        services récréatifs, l'hôtel de ville et la livraison du courrier;
        les employés des transports, comme le transport routier,
        l'expédition, les messageries et le transport en commun; les banques;
        les communications, comme la téléphonie fixe, la téléphonie
        cellulaire, la câblodistribution et les technologies de
        l'information; les épiceries et l'entreposage de denrées
        alimentaires; ainsi que les fabricants de produits médicaux (produits
        pharmaceutiques et diagnostiques, entreposage et distribution).

    Principaux résultats obtenus auprès des travailleurs des services
    essentiels ou de l'infrastructure

    -   Plus de la moitié des travailleurs des services essentiels se disent
        préoccupés par la possibilité d'une pandémie de grippe au Canada, et
        les deux tiers pensent qu'une pandémie est probable.
        -  Les Québécois sont les moins préoccupés par cette possibilité,
           tandis que les Canadiens âgés et ceux qui croient qu'ils auraient
           un rôle important à jouer en cas de pandémie se disent plus
           préoccupés.

    -   La probabilité que les travailleurs se présentent au travail durant
        une pandémie de grippe est plus élevée chez les personnes dont
        l'employeur s'est doté d'un plan en cas de pandémie.
        -  Quatre-vingt-dix pour cent des travailleurs se présenteraient
           probablement au travail si leur employeur était en mesure de leur
           fournir des médicaments préventifs en cas de pandémie de grippe.

    -   Cinquante-cinq pour cent des travailleurs savent qu'il existe des
        médicaments pouvant atténuer ou prévenir les effets de la grippe
        pandémique.
        -  Seulement 35 % des travailleurs des services essentiels reçoivent
           chaque année le vaccin antigrippal.

    -   Si une pandémie de grippe affectait des habitants de leur ville ou
        municipalité, les travailleurs de l'Ontario seraient les plus enclins
        à se présenter au travail, tout comme les travailleurs qui
        connaissent bien le rôle qu'ils auraient à jouer durant une pandémie.
        Les Québécois seraient les moins enclins à se présenter au travail en
        cas de pandémie dans leur ville, tout comme les personnes qui ont des
        enfants à la maison.

    ---------------------------------
    (1) The Congress of the United States, Congressional Budget Office. A
        Potential Influenza Pandemic: An Update on Possible Macroeconomic
        Effects and Policy Issues. 22 mai 2006; révision le 27 juillet 2006:
        13-14
    (2) The Royal Society & the Academy of Medical Sciences, Pandemic
        influenza: science to policy, novembre 2006
    (3) http://www.phac-aspc.gc.ca/cpip-pclcpi/hl-ps/index.htmlNo.ip
    





Renseignements :

Renseignements: ou une entrevue à Toronto, Montréal, Calgary ou
Vancouver, veuillez communiquer avec: Peter Schram, GlaxoSmithKline, (905)
819-3363; Roch Landriault, Cabinet de relations publiques NATIONAL, (514)
843-2345


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