Une ordonnance pour le Canada : relâcher la pression sur le pétrole, selon BMO Marchés des capitaux



    MONTREAL, le 9 juill. /CNW/ - La perception qui avait cours ces dernières
années voulant que, tout bien considéré, l'économie canadienne profite des
prix élevés du pétrole, compte tenu du statut qu'occupe le pays comme
important exportateur (en pleine croissance), a grand besoin d'être revue,
selon un nouveau rapport publié par Douglas Porter, économiste en chef
délégué, BMO Marchés des capitaux.
    "Il importe de souligner que la hausse des cours du pétrole et du gaz a
franchi ce printemps le point où, plutôt que de lui donner du lest, le pétrole
agit comme une ancre lourde sur l'économie nationale, a indiqué M. Porter.
Même si l'excédent du commerce extérieur a atteint un niveau record de près de
5 pour cent du P.I.B. grâce au secteur énergétique, l'incidence négative de ce
secteur sur les perspectives économiques des principaux partenaires
commerciaux du Canada et sur les consommateurs pèse beaucoup plus lourd.
    A ce stade, une modération soutenue des cours du pétrole et du gaz aurait
l'impact le plus positif à très court terme sur l'économie canadienne",
poursuit-il.
    M. Porter s'attarde sur trois domaines dans lesquels les cours élevés de
l'énergie cessent d'être avantageux pour l'économie canadienne :

    
    -   Industrie : La hausse des coûts de l'énergie est avant tout un
        problème pour l'industrie nationale, car elle contribue à
        l'augmentation générale des coûts et freine les perspectives de
        croissance du monde industrialisé. "Même le secteur du pétrole et du
        gaz a été incapable de contribuer substantiellement à la croissance
        réelle de la production au cours des dernières années, selon M.
        Porter. Sa part du P.I.B. a en fait décru substantiellement depuis
        son sommet du milieu des années 90 alors que la production de pétrole
        et de gaz conventionnels ralentissait et malgré l'augmentation de la
        production du pétrole issus des sables bitumineux". Pendant ce temps,
        les remontées récentes du prix de l'essence avaient eu des
        répercussions directes sur les ventes de véhicules automobiles aux
        Etats-Unis, heurtant de plein fouet l'industrie canadienne.

    -   Consommateurs : La montée fulgurante des prix de l'énergie a aussi eu
        un impact direct sur l'humeur et sur le portefeuille des
        consommateurs canadiens. Bien que cette humeur soit un tant soit peu
        plus positive qu'aux Etats-Unis, grâce à de solides gains salariaux
        et à un marché de l'emploi beaucoup plus vigoureux au Canada, le
        fléchissement du niveau de confiance des Canadiens a également
        refroidi le marché immobilier. De plus, pendant que la course folle
        des prix du carburant faisait les manchettes, le prix du gaz naturel
        augmentait discrètement tout aussi rapidement que celui du pétrole
        brut au cours de la dernière année (allant jusqu'à doubler au cours
        de la période), hausse qui aura un impact certain sur les factures de
        chauffage l'hiver prochain. Comme les frais d'énergie augmentent
        aussi pour les compagnies d'hydroélectricité, ce n'est qu'une
        question de temps avant que les prix de l'électricité atteignent
        également de nouveaux sommets dans plusieurs provinces. En
        conséquence, les dépenses totales des foyers canadiens en énergie ont
        vraisemblablement atteint un sommet inégalé, totalisant environ
        7 pour cent du revenu disponible, au cours du deuxième trimestre. La
        poursuite de cette hausse est à prévoir.

    -   Inflation : L'augmentation vertigineuse des coûts de l'énergie a
        aussi un impact important sur le niveau d'inflation au Canada. Après
        que les Canadiens aient été protégés contre les poussées
        inflationnistes mondiales pendant des années, les dernières
        perspectives économiques de la Banque du Canada révèlent que les
        entreprises se préparent à hausser leurs prix et plusieurs
        s'attendent à ce que l'inflation affiche des niveaux supérieurs aux
        valeurs cibles. Le rapport sur l'indice des prix à la consommation de
        juin, qui sera publié plus tard au cours du mois, pourrait annoncer
        des valeurs supérieures à la barre des 3 pour cent, menaçant même de
        dépasser la zone de confort établie par la Banque du Canada au cours
        des prochains mois. Comme ces chiffres demeurent encore touchés par
        la réduction d'un point de la TPS au début de l'année, le taux
        d'inflation sous-jacent réel prévu pourrait se rapprocher des
        3,5 pour cent.
    

    Le rapport complet est accessible sur le site bmocm.com/economics (en
anglais seulement).





Renseignements :

Renseignements: Relations avec les médias: Ronald Monet, Montréal,
ronald.monet@bmo.com, (514) 877-1873, Internet: www.bmo.com

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