Une nouvelle plainte est déposée contre le Journal de Québec en vertu des dispositions anti-scabs du Code du travail



    QUEBEC, le 9 nov. /CNW Telbec/ - Les syndicats des lockoutés du Journal
de Québec ont déposé, hier, une nouvelle plainte à la Commission des relations
du travail (CRT) concernant l'utilisation de travailleurs de remplacement.
    Cette fois, c'est la journaliste Nathalie Bissonnette qui est citée dans
la plainte déposée en vertu de l'article 109.1 du Code du travail
(dispositions anti-scabs).
    Cette dénonciation s'ajoute à celle signifiée à la mi-octobre et qui
concerne l'utilisation, par le Journal de Québec, de 15 personnes qui, selon
nous, remplissent les fonctions de salariés en lock-out.
    Les individus faisant l'objet des deux plaintes sont apparus dans le
décor médiatique de Québec après le déclenchement, par Quebecor, du lock-out
que l'entreprise préparait depuis très longtemps. Ces journalistes et
photographes ne couvraient pas l'actualité de Québec avant le déclenchement du
conflit. Pour nous, il est évident qu'ils remplacent les travailleurs que
Quebecor a mis à la rue le matin du 22 avril dernier.
    Bientôt, donc, le Journal de Québec aura à s'expliquer devant la CRT,
tout comme les personnes visées, d'ailleurs. Outre Mme Bissonnette, il s'agit
des photographes Antoine Leclerc et Geneviève Larivière, des journalistes
Dominique Salgado, Frédéric Perreault, Mélanie Tremblay, Bernard Plante,
Dominique Lavoie, Geneviève Riel-Roberge, Hubert Lapointe, Marc-André Boivin,
Reine May Crescence, Charles Bolduc, Jancimon Reid et Mathieu Bruckmuller,
ainsi que le messager Yann Perron.
    Dans une ordonnance émise le 23 août 2007, en application du même article
109 du Code du travail, la CRT a ordonné à la direction du Journal de Québec
de cesser de recourir aux services de quatre personnes qui remplissaient les
fonctions de salariés en conflit.
    Malgré cela, le porte-parole du Journal de Québec, Donald Charette,
continue à affirmer sans gêne que le quotidien de la rue Béchard est fait par
les cadres du Journal, ce qu'il sait pourtant être faux.
    L'entreprise le fait imprimer en grande partie à Mirabel, a recours à une
agence d'infographistes de Québec pour la publicité et traite les annonces
classées à Kanata, en banlieue d'Ottawa, en plus d'utiliser du personnel dans
une salle de presse fantôme en Ontario. C'est sans compter les textes et
photographies produits par des gens qui prétendent travailler pour Keystone
Press, Canoe ou la nébuleuse agence Nomade.
    Avant le lock-out, tout ce travail était fait à Québec par les 252
travailleurs actuellement privés de leurs emplois.
    M. Charette prend-il vraiment les gens de Québec pour des valises? En
faisant de telles déclarations, il manque totalement de respect envers la
population. Et qu'en est-il du respect et du devoir de loyauté de l'entreprise
envers ses employés?




Renseignements :

Renseignements: Denis Bolduc, porte-parole des syndiqués en conflit,
(418) 564-8772; Robert Bellerose, Information SCFP, cell. (514) 247-9266;
Source: Syndicat Canadien de la fonction publique

Profil de l'entreprise

Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)

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