Une nouvelle étude de la Schulich School of Business révèle ce que les entreprises canadiennes font pour se préparer en vue d'une pandémie de grippe



    
    L'adoption de plusieurs stratégies pourrait être nécessaire pour
    minimiser les risques que courent leurs employés et leurs activités
    

    MONTREAL, le 22 juin /CNW/ - A l'occasion d'une table ronde organisée
récemment par la Schulich School of Business, des gestionnaires de risques de
grandes entreprises de partout au Canada se sont réunis pour partager leurs
idées et discuter de leurs pratiques en ce qui concerne la préparation en vue
d'une pandémie de grippe. Le rapport qui en découle sera présenté aujourd'hui
à Toronto, dans le cadre du World Conference on Disaster Management, un
congrès mondial sur la gestion des catastrophes.
    "Les grandes entreprises canadiennes comprennent l'importance vitale de
la préparation en vue d'une pandémie pour le maintien de leur chiffre
d'affaires et investissent d'importantes ressources dans le renforcement de
leurs stratégies, affirme le Dr Amin Mawani, auteur du rapport et professeur
associé au programme de gestion de l'industrie de la santé de la Schulich
School of Business de l'Université York, à Toronto. Les discussions qui ont eu
lieu à l'occasion de la table ronde indiquent que certaines des pratiques
actuelles des entreprises canadiennes en matière de préparation en vue d'une
pandémie touchent les communications continues avec les employés au sujet du
lavage des mains, les restrictions de déplacement et l'accès à des
désinfectants et à d'autres produits connexes pour la manipulation de
l'équipement."
    L'étude de la Schulich School suggère également que les gestionnaires de
risques devraient envisager mettre en oeuvre d'autres mesures pour réduire le
risque d'infection chez leurs employés. Ces mesures supplémentaires pourraient
notamment comprendre la distanciation sociale, l'équipement de protection
individuel, le stockage d'antiviraux et l'auto-quarantaine. Beaucoup
d'entreprises ont déjà envisagé les possibilités de télétravail, d'étalement
des heures de travail, ainsi que de réduction du nombre d'entrées et de
sorties sur les lieux de travail. Elles ont également institué des politiques
de gestion des congés de maladie, ainsi que de gestion des communications et
du site Web de l'entreprise pour les plans d'urgence. (i)(ii)
    La table ronde Schulich a eu lieu le 6 mai 2009 dans la foulée de
l'alerte à la pandémie de phase 5 lancée par l'Organisation mondiale de la
santé (OMS) en raison du virus de la grippe A (H1N1) ou grippe porcine chez
l'être humain. Depuis peu, l'OMS a relevé le niveau d'alerte à la pandémie à
6, ce qui signifie une pandémie mondiale, même si le virus n'est pas très
puissant pour l'instant.
    Selon l'OMS, le nouveau virus grippal H1N1 pourrait continuer à se
propager à travers le monde au cours des prochains mois, particulièrement dans
l'hémisphère sud durant l'hiver austral, et resurgir dans l'hémisphère nord à
l'automne.(iii) L'OMS met également la population en garde contre une possible
combinaison de la maladie avec d'autres souches de la grippe, dont le virus
H5N1 de la grippe aviaire.(iv)

    L'analyse de rentabilité des plans en cas de pandémie

    Une étude de la Banque mondiale réalisée en 2008 estime qu'une grave
pandémie mondiale de grippe pourrait coûter environ 3 000 milliards de dollars
et réduire le produit intérieur brut (PIB) mondial de 4,8 %.(v) Ces
répercussions seraient ainsi près de quatre fois pires que celles de la
récession mondiale actuelle qui, selon l'estimation du Fonds monétaire
international (FMI), réduira le PIB mondial de 1,3 %.(vi)
    Pour les entreprises, les coûts les plus élevés en cas de pandémie de
grippe seraient liés à l'absentéisme de leurs employés. On estime qu'en cas
d'une pandémie modérée à grave, de 15 à 30 % des employés resteraient à la
maison en raison de la maladie, des responsabilités familiales et de la peur
d'être infectés sur les lieux de travail.(vii) Puisque la réussite d'une
entreprise dépend essentiellement de ses employés, un fort taux d'absentéisme
sur une période prolongée pourrait avoir des effets très néfastes sur le
revenu et sur les profits de l'entreprise.
    L'étude démontre que les entreprises capables de prévenir l'absentéisme
durant une pandémie seront mieux placées pour s'approprier des clients et des
parts de marché que celles qui en seront incapables. Même si une pandémie
grave ne se déclare jamais, les fournisseurs qui auront la réputation d'être
préparés pourraient bénéficier d'un avantage concurrentiel sur les autres.
    Les discussions de la table ronde ont également mis en lumière le fait
que les entreprises canadiennes souscrivent régulièrement des assurances pour
se protéger de risques comme les incendies et ce, même si des statistiques qui
s'appuient sur les données d'assurances aux Etats-Unis, au Canada et en Europe
indiquent que la probabilité qu'un incendie se déclare est d'environ 1,8 % par
100 000 pieds carrés d'espace commercial - soit beaucoup moins que la
probabilité d'une pandémie de grippe. Le risque d'une pandémie devient de plus
en plus évident et les entreprises non préparées pourraient être tenues
juridiquement responsables devant leurs parties prenantes, notamment leurs
actionnaires (en raison de la faiblesse potentielle des rendements), leurs
employés (en raison de conditions de travail inadéquates ou dangereuses) et
leurs clients (en raison de manquements possibles à des obligations
contractuelles durant une pandémie).
    "L'investissement dans la préparation en vue d'une pandémie peut être
considéré comme une assurance, affirme le Dr Mawani. Le recours à une
combinaison de toutes les pratiques exemplaires peut et doit être envisagé par
la haute direction des entreprises où les employés constituent le principal
moteur de profits."

    A propos de la table ronde et de l'étude Schulich

    La table ronde Schulich a eu lieu le 6 mai 2009 et a rassemblé des
gestionnaires de risques ainsi que des directeurs de la continuité des
opérations de neuf grandes entreprises canadiennes des secteurs du transport
aérien, des banques, des services-conseils, des mines, de l'immobilier, de la
restauration, des télécommunications et des services publics.
    The Report on the Corporate Risk Managers Roundtable on Pandemic
Preparedness a bénéficié d'une subvention de recherche indépendante de Roche
Canada. Un exemplaire de l'étude complète de la Schulich School of Business
est disponible au www.schulich.yorku.ca/pandemic.

    A propos de la Schulich School of Business

    De renommée mondiale (Global Business SchoolTM), la Schulich School of
Business se classe parmi les plus grandes écoles de commerce à l'échelle
internationale avec ses deux campus à Toronto, au Canada, et ses satellites à
Beijing et à Shanghai, en Chine, à Mumbai, en Inde, à Séoul, en Corée et à
Moscou, en Russie. Cette école de commerce offre des diplômes de premier, de
deuxième et de troisième cycles à plus de 20 000 étudiants dispersés dans plus
de 80 pays. Elle a offert le premier baccalauréat et la première maîtrise
internationale en administration des affaires et a remis le tout premier
diplôme outre-frontières en administration des affaires, conjointement avec la
Kellogg School of Management de Chicago, Illinois. Chaque année, son centre de
formation des cadres offre des programmes de perfectionnement à quelque 16 000
gestionnaires canadiens et étrangers.

    
    -------------------------------
    (i)   Agence de la santé publique du Canada, "Virus H1N1 : Information
          générale." 25 mai 2009.
   
http://www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/swine-porcine/faq_rg_porcine-fra.php.

    (ii)  Organisation mondiale de la santé. Comment faire face à la menace
          d'une pandémie de grippe aviaire,
http://www.who.int/csr/resources/publications/influenza/WHO_CDS_CSR_GIP_05_8-F
R.pdf, consulté le 11 juin 2009.

    (iii) "As Flu Retreats, Scientists Brace for its Return." Wall Street
          Journal, 28 mai 2009.

    (iv)  Associated Press, "Nations urge WHO to change criteria for
          pandemic." 19 mai 2009.

    (v)   A. Burns, D. van der Mensbrugghe et H. Timmer, Evaluating the
          Economic Consequences of Avian Influenza.
http://siteresources.worldbank.org/INTTOPAVIFLU/Resources/EvaluatingAIeconomic
s.pdf

    (vi)  Fonds monétaire international, "World Economic Outlook: Global
          Economy Contracts, with Slow Recovery Next Year." 22 avril 2009.
          http://www.imf.org/external/pubs/ft/survey/so/2009/RES042209A.htm.

    (vii) J. Staples, "Grist: A New Type of Threat" Harvard Business Review,
          vol. 84, no 5, mai 2006: 20-22; Banque de développement du Canada
          (BDC Consultation), 2007, Guide de planification de la continuité
          des opérations en cas de pandémie de grippe : ce que les
          entreprises doivent savoir; Manufacturiers et exportateurs du
          Canada, 2006, Pandémie de grippe : Guide de planification de la
          continuité pour les entreprises canadiennes, Mars.
    






Renseignements :

Renseignements: Pour obtenir davantage d'information ou pour planifier
une entrevue avec le Dr Mawani, veuillez communiquer avec: Tina Fournier
Ouellet/Stéphanie Gaucher, Capital-Image, (514) 739-1188, poste 230/236,
tfournier-ouellet@capital-image.com, sgaucher@capital-image.com

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