Une importante étude internationale démontre une diminution des crises cardiaques chez les patients atteints de maladie coronarienne ayant une fréquence cardiaque supérieure à 70 battements par minute



    L'INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE MONTREAL MENE L'EQUIPE CANADIENNE DE
    RECHERCHE

    MONTREAL, le 3 sept. /CNW Telbec/ - Pour la première fois, une importante
étude internationale a démontré que l'utilisation d'un médicament réduisant la
fréquence cardiaque chez les patients atteints d'une maladie coronarienne et
présentant une fréquence cardiaque supérieure à 70 battements par minute peut
considérablement réduire - de 30 pour cent ou plus - le risque pour ces
patients de subir des problèmes cardiovasculaires majeurs comme une crise
cardiaque, une conclusion qui pourrait changer la gestion médicale de la
maladie.
    L'Institut de Cardiologie de Montréal (ICM) a mené la portion canadienne
de l'étude qui regroupait près de 11 000 patients provenant de 33 pays sur
quatre continents. Les résultats très attendus de l'étude ont été présentés
cette semaine dans le cadre du Congrès 2008 de la Société Européenne de
Cardiologie qui s'est déroulé à Munich en Allemagne et ont été publiés
simultanément dans le journal médical The Lancet.
    L'étude, appelée BEAUTIfUL, a suivi 10 917 patients atteints de maladies
du coeur et a évalué si l'utilisation d'un agent réducteur sélectif de la
fréquence cardiaque, ivabradine, pouvait empêcher la survenue d'événements
cardiovasculaires graves tels que des crises cardiaques chez ces patients.
Tous les patients suivaient déjà la thérapie cardiovasculaire recommandée, qui
comprenait l'utilisation d'un anti-plaquettaire (94 % des patients de
l'étude), d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) ou
bloqueurs de récepteur d'angiotensine (ARB) (91 %), de bêtabloquants (87 %) et
d'agents abaissant le cholestérol (76 %).
    Les résultats ont montré qu'il y avait un effet neutre sur le critère
primaire d'évaluation de l'étude, mais que l'utilisation du médicament pour
réduire la fréquence cardiaque a eu des effets bénéfiques sur les patients qui
avaient une fréquence cardiaque au repos élevée au début de l'étude
(supérieure à 70 battements par minute).
    Les données de BEAUTIfUL ont démontré que ces patients avec une fréquence
cardiaque au repos élevée supérieure à 70 battements par minute ont un plus
grand risque de mourir des suites d'un événement cardiovasculaire ou d'en
subir un autre que ceux avec une fréquence cardiaque au repos plus basse.
L'augmentation du risque est de 34 % pour les décès cardiovasculaires, de 46 %
pour les infarctus du myocarde (crise cardiaque), de 56 % pour les
insuffisances cardiaques et de 38 % pour la revascularisation coronaire. Chez
ces patients, l'ajout du traitement visant à diminuer la fréquence cardiaque a
réduit de 36 % le risque d'hospitalisations dues à un infarctus du myocarde
fatal ou non fatal (p = 0,001) et de 30 % le risque de revascularisation
coronaire (p = 0,016).
    "Les résultats de l'étude BEAUTIfUL soutiennent le rôle de la réduction
sélective de la fréquence cardiaque chez les patients atteints d'une maladie
coronarienne et ayant une fréquence cardiaque de base supérieure à 70
battements par minute, a déclaré le Dr Jean-Claude Tardif, chercheur principal
canadien de l'étude, membre du comité directeur de l'étude, directeur du
Centre de recherche de l'Institut de Cardiologie de Montréal et professeur de
médecine à l'Université de Montréal. Ce que les résultats ont montré de plus
intéressant est qu'en abaissant suffisamment la fréquence cardiaque chez ces
patients qui reçoivent déjà les meilleurs traitements disponibles à notre
disposition actuellement, nous avons le réel potentiel de réduire encore plus
l'incidence d'événements cardiovasculaires."
    Ivabradine n'est pas encore approuvé ou disponible au Canada.

    A propos de la maladie coronarienne

    La maladie coronarienne est la maladie cardiaque potentiellement mortelle
la plus fréquente. Elle fait référence au durcissement et au rétrécissement
des artères coronaires (athérosclérose) qui causent une diminution du débit
sanguin et réduisent l'apport d'oxygène au muscle cardiaque (ischémie). Le
manque d'oxygène dans le muscle cardiaque peut causer de l'angine de poitrine
(douleurs cardiaques). Si une artère coronaire devient complètement obstruée,
une section entière du muscle cardiaque est privée d'oxygène et meurt et
résulte en un infarctus du myocarde ou crise cardiaque. La maladie
coronarienne progresse souvent silencieusement jusqu'à l'apparition des
premiers symptômes d'ischémie ou jusqu'à ce qu'une crise cardiaque (infarctus)
survienne. Bien que le pronostic des patients souffrant d'une maladie
coronarienne se soit considérablement amélioré grâce aux percées en matière de
traitement cardiovasculaire, elle constitue encore la principale cause de
décès.
    Les maladies cardiovasculaires sont responsables de la mort de plus de
Canadiens et Canadiennes que toute autre maladie. En effet, au Canada, une
personne en meurt toutes les sept minutes. Selon les plus récentes données de
Statistiques Canada, les maladies cardiovasculaires étaient responsables de
près d'un décès sur trois au Canada en 2004 (plus de 72 000 décès).

    La fréquence cardiaque et la maladie coronarienne

    La fréquence cardiaque est un important facteur déterminant de la
consommation d'oxygène et peut précipiter la plupart des épisodes d'ischémie,
symptomatiques et silencieux. Par conséquent, la diminution de la fréquence
cardiaque chez les patients souffrant d'une maladie coronarienne réduit le
besoin en oxygène du coeur. Un certain nombre d'études épidémiologiques ont
montré que la fréquence cardiaque est un prédicteur important et indépendant
d'événements cardiovasculaires chez une vaste gamme de patients, y compris
ceux aux prises avec une maladie coronarienne et après un infarctus. Les
risques semblent être particulièrement évidents pour des fréquences cardiaques
supérieures à 70 battements par minute.

    A propos de l'Institut de Cardiologie de Montréal

    Fondé en 1954 par le Dr Paul David, l'Institut de Cardiologie de Montréal
vise constamment les plus hauts standards d'excellence dans le domaine
cardiovasculaire par son leadership en prévention, en soins ultraspécialisés,
en formation des professionnels, en recherche clinique et fondamentale et en
évaluation des nouvelles technologies. Il est affilié à l'Université de
Montréal et ses résultats sont parmi les meilleurs au monde.
    Le Centre de recherche de l'ICM a commencé ses travaux en 1976 et compte
de grandes réalisations depuis sa création. Aujourd'hui, il compte
500 employés, étudiants et chercheurs. La caractéristique la plus
représentative de l'ICM est l'équilibre qu'il réussit à maintenir entre la
recherche fondamentale, la recherche clinique et les soins cliniques. Ses
recherches portent principalement sur les maladies vasculaires, la fonction du
myocarde et l'électrophysiologie. Ses chercheurs contribuent également à
l'avancement des connaissances et aux applications médicales de la génomique
(notamment la génétique et la pharmacogénomique), des biomarqueurs et de la
cardiologie préventive. Pour en savoir plus sur l'Institut, visitez notre site
web à www.icm-mhi.org.

    A propos de l'Université de Montréal

    Montréalaise par ses racines, internationale par vocation, l'Université
de Montréal compte parmi les plus grandes universités dans le monde et
notamment au sein de la francophonie. Elle a été fondée en 1878, et compte
aujourd'hui 13 facultés. Elle forme avec ses deux écoles affiliées, HEC
Montréal et l'Ecole Polytechnique, le premier pôle d'enseignement supérieur et
de recherche du Québec, le deuxième au Canada et l'un des plus importants en
Amérique du Nord. L'Université de Montréal réunit 2 500 professeurs et
chercheurs, accueille plus de 55 000 étudiants, offre au-delà de
650 programmes à tous les cycles d'études et décerne quelque 3 000 diplômes de
maîtrise et de doctorat chaque année.




Renseignements :

Renseignements: Sylvie Lafrance, HKDP Communications et affaires
publiques, (418) 523-3352 poste 243, (418) 956-9833, slafrance@hkdp.qc.ca;
Jonathan Gendron, HKDP Communications et affaires publiques, (418) 523-3352
poste 222, (418) 929-2318, jgendron@hkdp.qc.ca; Source: Doris Prince, Chef des
communications et des relations publiques, Institut de Cardiologie de
Montréal; Communiqué de presse vidéo disponible par satellite. Mercredi 3
septembre 2008 de 10 h 30 à 11 h et de nouveau de 14 h 30 à 15 h heure normale
de l'est; INFORMATION RELATIVE A L'ALIMENTATION PAR SATELLITE: Anik F2, bande
C, transpondeur 3B @ 111.1, Polarisation verticale ouest, fréquence D/L 3820
MHz, Sous-porteuse son 6,8 gauche, 6,2 droite, Pour de l'aide relative à la
transmission, veuillez téléphoner au 1-800-565-1471

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