Une hausse des exportations est essentielle pour exploiter l'augmentation de la demande mondiale de poisson et fruits de mer

Le secteur des pêches et de l'aquaculture doit être entièrement durable, du filet à la fourchette.

OTTAWA, le 5 déc. 2013 /CNW/ - Les industries canadiennes des pêches commerciales, de l'aquaculture et de la transformation pourraient faire fond sur un secteur qui rapporte déjà 7 G$ par an en profitant de la hausse de la demande mondiale de poisson et fruits de mer.

Selon un nouveau rapport du Centre canadien de recherche sur l'alimentation du Conference Board du Canada, pour tirer parti des marchés étrangers en pleine croissance, le secteur doit surmonter sa propre fragmentation et ses incertitudes. Ce rapport, intitulé Strengthening Canada's Commercial Fisheries and Aquaculture: From Fin to Fork, examine les tendances et formule des recommandations pour rendre ce secteur canadien plus viable économiquement et faire en sorte que cela se fasse de façon durable.

FAITS SAILLANTS

  • Les industries canadiennes des pêches commerciales, de l'aquaculture et de la transformation représentent près de 83 000 emplois et une production annuelle de 7 G$ due pour environ 70 % aux pêches maritimes commerciales.
  • Des efforts sont déployés pour relever les défis écologiques. Ainsi, en 2011, pour 88 % des principaux stocks canadiens de poissons, les captures ont été inférieures aux niveaux approuvés et de nombreux détaillants et distributeurs ont pris des engagements au chapitre de l'approvisionnement durable.
  • Les fréquentes erreurs d'étiquetage sont une source de préoccupation pour le secteur, car les consommateurs sont moins à même de faire un choix éclairé sur la qualité et la salubrité du poisson et des fruits de mer.

« Le secteur doit améliorer sa capacité à assurer la durabilité des ressources et de l'environnement tout au long de la chaîne d'approvisionnement, du filet à la fourchette », affirme Jean-Charles Le Vallée, chargé de recherche. « La réussite dépendra de notre capacité à changer d'axe, pour passer d'une stratégie reposant sur un volume maximal de captures ou de production à une optimisation de la valeur du produit. »

Le Canada est déjà l'un des principaux exportateurs mondiaux de poisson et de fruits de mer, la valeur de ses exportations dépassant les 4,1 G$ en 2012. Les principaux marchés de ses exportations sont, en valeur, les États-Unis (62 %), la Chine (11 %), l'Union européenne (8 %) et le Japon (6 %).

Le poisson et les fruits de mer sont de précieuses sources de nutriments qui peuvent contribuer à un régime alimentaire sain. Or, leur consommation est en baisse au Canada. Pour inverser cette tendance, il faudra renouveler la stratégie de marketing afin de vanter les bienfaits du poisson et des fruits de mer pour la santé. La croissance rapide de la demande mondiale en ce qui concerne ces produits —  résultat, entre autres, du développement de la classe moyenne en Asie — ouvre au secteur des débouchés plus prometteurs.

Selon les prévisions de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), d'ici 2021, la demande aura augmenté de 15 % par rapport aux niveaux moyens de 2009-2011. Cette hausse concernera majoritairement l'aquaculture (poissons d'élevage). Or, le Canada a perdu 40 % de ses parts du marché mondial dans cette industrie depuis 2002. Les restrictions financières, la hausse du prix des aliments aquacoles, les préoccupations écologiques, les exigences réglementaires et le marketing insuffisant font partie des obstacles que l'industrie canadienne doit surmonter pour peser davantage sur ce marché.

Bien que la production canadienne soit abondante, les captures maritimes commerciales sont en baisse. Le nombre de navires dans la flotte de pêche canadienne a chuté de 15 % au cours des dix dernières années, mais celle-ci reste en surcapacité — particulièrement dans la région de l'Atlantique. Qui plus est, les changements climatiques entraîneront probablement une réorientation des futures captures vers des stocks de poissons de plus faible valeur dans la région de l'Atlantique.

Le rapport contient des recommandations pour le secteur des pêches, notamment : faire connaître aux consommateurs canadiens les bienfaits du poisson et des fruits de mer; moderniser les règlements et les lois; définir des objectifs et des restrictions écologiques, et veiller à leur mise en œuvre et à leur respect; et améliorer les efforts d'éco-certification ainsi que les données sur le secteur des pêches.

Ce rapport fait partie des 20 rapports produits par le Centre pour l'alimentation au Canada. Depuis 2010, le Centre collabore avec des intervenants des entreprises, des administrations publiques, des universités, des associations et des collectivités à l'élaboration d'une stratégie alimentaire canadienne qui dotera le pays de la stratégie coordonnée et à long terme dont il a besoin pour assurer la prospérité de l'industrie, des aliments sains et salubres, la sécurité alimentaire des ménages et la durabilité de l'environnement.

Cette stratégie sera lancée au 3rd Canadian Food Summit 2014 : From Strategy to Action, qui se tiendra les 18 et 19 mars prochains au Palais des congrès du Toronto métropolitain.

 

 

SOURCE : Le Conference Board du Canada

Renseignements :

Yvonne Squires, Relations avec les médias, tél. : 613-526-3090, poste 221
Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca


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