Une étude sur l'arsenic dans l'eau potable et le risque de cancer parmi les 71 nouvelles subventions annoncées par la Société canadienne du cancer



    TORONTO, le 6 mai /CNW/ - Une étude sur la prévention du cancer, financée
par la nouvelle Initiative de prévention de la Société canadienne du cancer,
aura pour but d'évaluer le risque de cancer de la vessie et du rein associé à
l'exposition environnementale à l'arsenic présent dans l'eau potable. Cette
étude est l'une des 71 nouvelles subventions de recherche annoncées
aujourd'hui par la Société canadienne du cancer.
    "Il s'agit de nouveaux projets importants qui représentent un immense
espoir dans notre lutte pour en finir avec le cancer, et nous sommes emballés
de les ajouter à notre portefeuille d'investissements dans la recherche, dit
la Dre Christine Williams, directrice de la recherc he à l'Institut de
recherche de la Société canadienne du cancer. Le financement de la recherche
continue d'être absolument essentiel à notre mission, l'éradication du cancer
et l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer.
Nous sommes très reconnaissants à nos donateurs qui rendent possibles ces
projets de recherche."
    Les autres nouvelles subventions annoncées aujourd'hui par la Société
canadienne du cancer (voir ci-dessous) couvrent un vaste éventail de projets
de recherche allant de la prévention aux soins palliatifs en passant par la
génétique, la biologie, l'immunologie et les questions psychosociales. Ces
subventions sont attribuées suivant un processus rigoureux d'examen par les
pairs.
    La Société canadienne du cancer est l'organisme de bienfaisance national
qui finance le plus la recherche sur le cancer au Canada.

    
    Etude de l'eau potable en Nouvelle-Ecosse
    -----------------------------------------
    

    La Dre Louise Parker, de l'Université Dalhousie à Halifax, est titulaire
de la Chaire dotée de la Société canadienne du cancer en recherche sur le
cancer au sein de la population. Elle disposera d'une somme de 575 000 $ sur
trois ans pour réaliser une étude sur le risque de cancer et la qualité de
l'eau potable. "Dans bien des régions du Canada, une grande partie de la
population tire son eau potable de puits non traités, dit la Dre Parker. La
proportion est particulièrement forte en Nouvelle-Ecosse, où 45 % des ménages
dépendent de l'eau de puits."
    La Dre Parker va se pencher sur le risque de cancer associé à des taux
faibles ou modérés d'arsenic dans l'eau potable. Sa recherche permettra aux
responsables de politiques de la Nouvelle-Ecosse et d'ailleurs au Canada de
décider si le risque de cancer justifie le recours à de nouvelles stratégies
d'analyse et de traitement de l'eau.
    L'arsenic existe à l'état naturel dans certains types de roches et peut
s'infiltrer dans l'eau des puits forés à la sondeuse ou creusés. Sans goût ni
odeur, l'arsenic est, à des teneurs élevées, une cause connue de cancers -
plus précisément du rein, de la vessie, du poumon et de la peau - mais la
quantité consommée par les gens et les répercussions sur leur risque de cancer
restent à clarifier.
    Des taux d'arsenic allant jusqu'à 700 microgrammes par litre ont été
détectés dans certains puits de Nouvelle-Ecosse. La limite supérieure
acceptable fixée par Santé Canada est de 10 microgrammes par litre d'eau.
    Pour son étude, la Dre Parker va utiliser des données exhaustives sur les
taux de cancer de la vessie et du rein en Nouvelle-Ecosse. Elle va ensuite
établir des correspondances entre ces données et différentes mesures de
l'accumulation d'arsenic dans l'organisme des participants et dans leur eau
potable.
    Santé Canada recommande aux Canadiens vivant dans des régions où l'eau
souterraine contient beaucoup d'arsenic de faire analyser leur eau potable
pour vérifier si elle est contaminée par l'arsenic.

    
    Autres nouvelles subventions
    ----------------------------
    

    Voici quelques-uns des 70 autres projets qui seront menés grâce aux
nouvelles subventions de recherche annoncées aujourd'hui par la Société
canadienne du cancer:

    Le coût du cancer

    Le Dr Murray Krahn, de Toronto, se voit remettre une somme de 675 000 $
sur quatre ans pour examiner le coût des soins de santé liés au traitement de
18 des types de cancers les plus répandus en Ontario et en
Colombie-Britannique. La connaissance des coûts et du rapport coût-efficacité
des traitements contre le cancer est d'une importance capitale pour les prises
de décisions en matière de financement du système de soins contre le cancer.

    Cancer du poumon

    Au Canada, le cancer du poumon fauche plus de vies que les cancers du
sein, de la prostate et du côlon réunis. Plusieurs subventions ont été
accordées pour la recherche sur le cancer du poumon, notamment pour les
projets suivants:

    Le Dr Wan Lam, de Vancouver, va effectuer des comparaisons génétiques
détaillées et tenter de comprendre pourquoi le cancer du poumon frappe des
personnes qui n'ont jamais fumé (379 000 $ sur trois ans).

    La Dre Linda Penn, de Toronto, va développer un nouvel outil diagnostique
moléculaire pour démasquer et cibler les formes de cancer du poumon qui sont
les plus agressives et qui évoluent le plus rapidement (637 000 $ sur cinq
ans).

    Le Dr Ming Sound Tsao, de Toronto, va déterminer, par des analyses
génétiques, quels patients atteints d'un cancer du poumon au stade précoce
sont exposés à un risque de récidive après une intervention chirurgicale et
quels patients sont les plus susceptibles de profiter d'une chimiothérapie
combinée à la chirurgie. Il sera ainsi plus facile d'élaborer une approche
plus personnalisée et de prévenir les effets secondaires dus à des traitements
non nécessaires (690 000 $ sur cinq ans).

    Aspects liés à la famille

    Alimentation et prévention du cancer du sein : La Dre Michelle
Cotterchio, de Toronto, va évaluer si les aliments riches en
phyto-oestrogènes, tels que le soya, les graines de lin, les fruits et les
légumes, peuvent aider à prévenir certains types de cancer du sein (158 000 $
sur deux ans).

    VPH et cancer du col de l'utérus: La plupart des femmes sexuellement
actives auront au moins une infection due au virus du papillome humain (VPH).
Le Dr Jacques Archambault, de Montréal, va étudier des variations génétiques
présentes dans le VPH afin de déterminer pourquoi seules certaines de ces
femmes vont être atteintes d'un cancer du col de l'utérus (510 000 $ sur
quatre ans).

    Cancer du cerveau chez les enfants: Les cancers du cerveau sont très
agressifs et bon nombre d'entre eux sont résistants au traitement. Le Dr Peter
Dirks, de Toronto, va évaluer s'il faut administrer différents traitements
ciblant différents types de cellules tumorales cérébrales pour contrer
efficacement le cancer (549 000 $ sur quatre ans).

    Cancer du pancréas

    Taux de survie le plus faible

    Le cancer du pancréas est associé à un pronostic très sombre. Le Dr
Jeremy Wulff, de Victoria, tente de mettre au point un tout nouveau type de
molécule-médicament qui bloque l'interaction entre deux protéines jouant un
rôle connu dans l'apparition d'un cancer du pancréas. On espère que ce projet
débouchera un jour sur de nouvelles options thérapeutiques pour les patients
(35 000 $ pour un an).

    Consultez le www.cancer.ca/recherche pour obtenir la liste complète des
nouvelles subventions de recherche de la Société canadienne du cancer.

    
    A propos de l'Initiative de prévention
    --------------------------------------
    

    La Société canadienne du cancer croit qu'il est possible de prévenir au
moins 50 % des cas de cancer. Cette année, elle a octroyé la première série de
subventions de recherche dans le cadre d'une Initiative spéciale de prévention
du cancer. Les projets feront avancer le domaine de la recherche sur la
prévention du cancer en permettant de dégager des interventions contre des
facteurs de risque et conditions modifiables, dont des comportements, des
facteurs biologiques, des expositions en milieu de travail ou des conditions
environnementales que l'on pourrait changer pour réduire le risque de cancer.
    La Société canadienne du cancer va investir environ 3 millions de dollars
par année dans cette nouvelle initiative.

    
    A propos de la Société canadienne du cancer
    -------------------------------------------
    

    La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national à
caractère communautaire dont la mission est l'éradication du cancer et
l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer. En
2007-2008, la Société canadienne du cancer a consacré 49,5 millions de dollars
à la recherche. Pour en savoir plus sur le cancer, visitez le www.cancer.ca ou
appelez notre Service d'information sur le cancer, un service gratuit et
bilingue, au 1 888 939-3333.

    
    /AVIS AUX RESPONSABLES DE LA SECTION PHOTOGRAPHIQUE : Une photo
    accompagnant ce communiqué est disponible dans l'Archive photographique
    CNW et archivée à l'adresse http://photos.newswire.ca. Des images
    archivées sont aussi disponibles sur le site Web de l'Archive
    photographique CNW, à l'adresse http://photos.newswire.ca. Ces images
    sont gratuites pour les représentants accrédités des médias/
    





Renseignements :

Renseignements: Personne-ressource pour les médias anglophones:
Christine Harminc, Société canadienne du cancer, (416) 934-5650,
charminc@cancer.ca; Personne-ressource pour les médias francophones: Alexa
Giorgi, Société canadienne du cancer, (416) 934-5681, agiorgi@cancer.ca

Profil de l'entreprise

Société canadienne du cancer (Bureau national)

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.