Une étude mondiale démontre que la majorité des femmes atteintes d'ostéoporose ne se rendent pas compte des risques accrus de fractures qu'elles encourent



    Une étude menée auprès de plus de 60 000 femmes souligne la nécessité
    d'une prise de conscience en vue d'une meilleure compréhension des
    implications et des risques associés à l'ostéoporose

    MONTREAL, le 15 sept. /CNW/ - Les résultats d'une étude longitudinale
mondiale sur l'ostéoporose chez les femmes (GLOW, de l'anglais Global
Longitudinal study of Osteoporosis in Women) ont démontré que 55 % des femmes
diagnostiquées ostéoporotiques ne croient pas qu'elles encourent un plus grand
risque de fractures par rapport au reste des femmes. Cette dernière étude de
GLOW, réalisée auprès de plus de 60 000 femmes âgées de plus de 55 ans, a été
présentée aujourd'hui au 30e Congrès annuel de l'American Society for Bone and
Mineral Research (ASBMR) (Société américaine de recherche sur la pathologie
osseuse et minérale).
    "Nombreuses sont les femmes n'établissant aucun rapport entre leur
diagnostic d'ostéoporose et ses conséquences graves, à savoir les risques de
fractures et les handicaps qui y sont associés", affirme Ethel Siris, M.D.,
chercheuse et directrice GLOW du Centre Toni Stabile Osteoporosis du Columbia
University Medical Centre, New York-Presbyterian Hospital, New York, dans
l'Etat de New York. "Cette étude indique que les médecins doivent aider les
patientes à mieux comprendre l'importance d'un diagnostic ostéoporotique d'un
point de vue clinique et leur expliquer les conséquences qu'il aura sur leur
vie".
    L'ostéoporose est, par définition, une maladie qui rend les os plus
fragiles au point de se briser plus facilement. Si la maladie n'est pas
traitée comme il se doit, elle peut s'installer progressivement et sans
symptômes jusqu'au moment où une fracture trahit sa présence. Une femme sur
deux âgée de plus de 50 ans souffrira d'une fracture associée à
l'ostéoporose,(1) laquelle entraînera des douleurs chroniques, une mobilité
réduite, une perte d'indépendance et un risque de mortalité accru.(2,3)
    Les résultats d'une seconde étude GLOW, également présentée à l'ASBMR,
ont indiqué que les femmes de plus de 45 ans qui souffriraient d'une seule
fracture verraient leur qualité de vie grandement affectée. Les os les plus
souvent touchés par l'ostéoporose sont ceux de la colonne vertébrale, des
chevilles, des bras, de la clavicule, des hanches, du bassin, les côtes, des
poignet et des parties inférieure et supérieure des jambes.
    "Actuellement, l'ostéoporose demeure sous-diagnostiquée et sous-traitée",
déclare Cyrus Cooper, M.D., chercheur et directeur GLOW du MRC Epidemiology
Resource Centre, Université de Southampton, et Norman Collison titulaire de la
chaire des sciences de l'appareil locomoteur, de l'Université d'Oxford, au
Royaume-Uni. "Nous espérons que GLOW mettra l'emphase sur le fait qu'une
fracture peut être lourde de conséquences dans la vie d'une patiente et
suscitera une prise de conscience parmi les professionnels du secteur médical
pour qu'ils entament de manière urgente des traitements préventifs permettant
d'apprécier les risques de fractures."

    Détails de l'étude

    GLOW est une étude prospective, longitudinale, observationnelle menée sur
des femmes de 55 ans et plus qui ont visité un médecin généraliste au cours
des deux années précédant ladite étude. Plus de 60 000 femmes ont été choisies
par le biais de plus de 700 médecins généralistes dans 17 villes aux
Etats-Unis, au Canada, en Europe et en Australie. GLOW rassemble pour le
moment des informations sur les facteurs de risques ostéoporotiques, les
approches de traitement, l'attitude des patientes et les conséquences d'une
fracture par le biais d'une enquête annuelle auprès de ces femmes sur une
période de 5 ans.
    Pour estimer la perception du risque de fracture, les spécialistes ont
fait appel à une échelle de 5 points allant du "risque beaucoup plus bas" au
"risque beaucoup plus élevé" par rapport à d'autres femmes du même âge. Sur
60 112 patientes, 11 276 ont présenté un diagnostic ostéoporotique.
    L'occurrence des fractures à partir de l'âge de 45 ans se concentre sur
dix endroits du squelette : colonne vertébrale, chevilles, bras, clavicule,
hanches, bassin, côtes, poignets et jambes. Les antécédents de fracture
étaient mis en rapport avec un indice de qualité de vie lié à l'état de santé
de la patiente et mesuré par EuroQoL EQ-5D,(4) ; ce dernier mesure l'état de
santé et analyse cinq aspects, à savoir, la mobilité, la prise en charge, les
activités quotidiennes, la douleur et la dépression. Il permet d'obtenir un
profil descriptif simple et un indice unique de l'état de santé, la valeur 1
traduisant une excellente santé, et la valeur 0, la mort. Les patientes ayant
répondu à toutes les questions EQ-5D (56 866) ont été inclues dans l'analyse.
En moyenne, les résultats EQ-5D étaient considérablement plus élevés chez les
femmes n'ayant aucune fracture que chez celles en ayant eu une ou plusieurs
dès l'âge de 45 ans (0,78 contre 0,74 et 0,65, respectivement). Les résultats
de l'état de santé allaient de 0,76 chez les femmes ayant souffert d'une
fracture au poignet à 0,64 chez les femmes ayant souffert d'une fracture de la
colonne vertébrale.
    GLOW reçoit des subventions illimitées de l'Alliance for Better Bone
Health (Procter & Gamble Pharmaceuticals et sanofi-aventis) ; elle est pilotée
par le Center for Outcomes Research, de l'Université de Massachusetts Medical
School. Pour plus d'informations, veuillez consulter le
http://www.outcomes.org/glow/

    A propos du Center for Outcomes Research (COR)

    COR est situé à l'Université de Massachusetts, Worcester, Maryland,
Etats-Unis. L'objectif du COR consiste à récolter et à évaluer des données
reflétant des pratiques et des résultats mondiaux réels. Ce centre fournit aux
médecins des rapports confidentiels permettant de comparer leurs pratiques aux
résultats fondés sur des informations probantes. Pour plus d'informations,
veuillez visiter le http://www.outcomes.org

    
    (1) National Osteoporosis Foundation. Faits pertinents. Disponible sur
        http://www.nof.org/osteoporosis/diseasefacts.htm. Page consultée le
        26 août 2008.
    (2) L'ostéoporose dans la Communauté européenne : un appel à l'action.
        Rapport de la Fondation internationale contre l'ostéoporose. (C)
        Droits d'auteur 1999-2007 IOF. Consulté le 06.02.08, disponible sur
        http://www.iofbonehealth.org/publications/eu-policy-report-of-
        2001.html
    (3) Keene GS, Parker MJ & Pryor GA. Mortality and morbidity after hip
        fractures. BMJ. 1993 (6914):307;1248-50
    (4) EuroQoL Group. EuroQoL -- un nouvel instrument de mesure de la
        qualité de vie lié à l'état de santé. Politique sanitaire 1990;
        16:199-208.
    





Renseignements :

Renseignements: Etats-Unis: Kate Gormley de Dorland Global, (215)
928-2720, kgormley@dorland.com; Europe: Julia O'Brien de Ketchum,
+0044-0-7890-711-037, julia.o'brien@ketchum.com; Canada: Leigha Cotton de Hill
& Knowlton Toronto, (416) 413-4757, leigha.cotton@hillandknowlton.ca, tous
pour The Alliance for Better Bone Health

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UNIVERSITY OF MASSACHUSETTS MEDICAL SCHOOL

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GLOBAL LONGITUDINAL STUDY OF OSTEOPOROSIS IN WOMEN

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