Une étude d'Ernst & Young indique une croissance inégalée de 79 % en 2006 au chapitre de la mobilisation de fonds dans le secteur des biotechnologies au Canada



    Le secteur canadien des biotechnologies connaît une année record,
    malgré les défis qu'il reste à relever.

    MONTREAL, le 16 avril /CNW/ - Pour les sociétés canadiennes du secteur
des biotechnologies, l'exercice 2006 a été exceptionnel sur le plan de la
mobilisation de fonds, avec un résultat global de 1,8 milliard de dollars à ce
chapitre, ce qui représente un nouveau record sectoriel. (Tous les montants
figurant dans le présent communiqué sont en dollars US.) En effet, selon le
rapport sur le secteur mondial des biotechnologies (Beyond Borders: Global
Biotechnology Report 2007) qu'Ernst & Young s.r.l./S.E.N.C.R.L. publie
aujourd'hui, et dont l'édition 2007 marque le 21e anniversaire de parution, il
s'agit là d'un résultat historique qui permet de battre le précédent record de
1,3 milliard de dollars établi en 2003.
    En 2006, les revenus des sociétés ouvertes canadiennes du secteur des
biotechnologies se sont élevés à 3,2 milliards de dollars, soit une croissance
de 22 % par rapport à 2005. Ces sociétés, qui s'efforcent de parvenir à la
rentabilité, ont réussi à réduire de 43 % leurs pertes nettes. Selon le
nouveau rapport, l'exercice 2006 se caractérise par une diminution appréciable
du nombre de sociétés ouvertes se trouvant confrontées à un risque de
difficultés financières imminentes. Ainsi, 25 % d'entre elles disposaient en
2006 d'une encaisse équivalant à moins d'une année d'activité, tandis que 45 %
se trouvaient dans la même situation une année plus tôt. En outre, au-delà de
la moitié des sociétés ouvertes canadiennes du secteur n'ont désormais plus
besoin de recourir aux marchés de capitaux pour assurer leur viabilité à court
terme.
    "Si le secteur des biotechnologies continue de gagner en maturité, si les
dépenses au chapitre de la recherche et du développement progressent et si
d'importants projets d'investissements scientifiques sont réalisés, ce seront
autant d'indicateurs majeurs qui permettront de mesurer son succès, affirme
Claude C. Bismuth, associé principal, sciences de la vie, Ernst & Young
Montréal. On tend à accorder une trop grande importance au nombre
d'entreprises oeuvrant dans un secteur donné. La situation des entreprises sur
le plan des finances, de la gestion et des avancées scientifiques représente
toutefois un meilleur indicateur de leur succès. En modifiant ainsi notre
façon de voir les choses, nous en arriverons à une évaluation plus juste de la
conjoncture sectorielle."
    A l'échelle mondiale, la mise en marché fructueuse de nouveaux produits,
des résultats record sur le plan du financement, un niveau d'activité
transactionnelle inédit et des résultats financiers impressionnants sont
autant d'indices que le secteur réalise des progrès historiques. "Aux
Etats-Unis, le secteur des biotechnologies n'a jamais été aussi vigoureux, et
nous constatons qu'une conjoncture favorable prévaut également ailleurs dans
le monde, relate Glen Giovannetti, responsable mondial du secteur des
biotechnologies chez Ernst & Young. L'avenir nous dira s'il s'agit là de
tendances à long terme, mais il y a tout lieu de rester optimistes."
    Le fait que les pipelines gagnent en maturité et que davantage de
produits se rendent jusqu'aux dernières étapes des essais cliniques constitue
une autre bonne nouvelle. Il arrive souvent que des sociétés de biotechnologie
canadiennes s'engagent prématurément dans un premier appel public à l'épargne
(PAPE) et qu'elles aient par la suite bien du mal à assurer leur survie. Grâce
à cet état de maturité qui vient à point nommé, elles attendent maintenant
avant de lancer un PAPE. "Compte tenu qu'elles sont restées des entités
fermées pendant une plus longue période, certaines sociétés peuvent espérer
faire approuver leurs produits et engranger des bénéfices quelques années
seulement après avoir procédé à un PAPE, explique Rodd Budd, auteur du volet
canadien du nouveau rapport d'études et responsable du secteur canadien des
sciences de la vie chez Ernst & Young. De ce fait, elles deviennent beaucoup
plus intéressantes pour les marchés publics et elles gagnent beaucoup en
valeur aux yeux de leurs importants partenaires du secteur pharmaceutique et
de celui des biotechnologies. En outre, elles peuvent ainsi conserver un
meilleur contrôle sur leurs produits, ce qui devrait se traduire pour elles
par des revenus beaucoup plus élevés à long terme."
    Aux Etats-Unis et en Europe, des sociétés fermées du secteur ont été
acquises en 2006 à une valeur marchande considérablement bonifiée, le seuil
des 100 % ayant même été dépassé dans certains cas. Les sociétés ouvertes et
les sociétés fermées canadiennes n'ont cependant pas bénéficié de cette
tendance car, selon la nouvelle étude d'Ernst & Young, plusieurs d'entre elles
sont tout simplement à un stade trop embryonnaire pour susciter l'intérêt
d'importants acheteurs étrangers.
    "Les conditions actuelles du secteur révèlent essentiellement que
celui-ci en est au stade de la réalisation, ce qui se manifeste par des
fusions, des acquisitions et des dessaisissements, affirme M. Bismuth. Il
s'agit d'un stade de développement normal par lequel le secteur doit
nécessairement passer. Le cycle a déjà commencé, et nous croyons qu'il ira en
s'accélérant. A la conclusion de ce cycle, les entreprises qui auront survécu
devraient être beaucoup plus solides et plus viables."
    Qui plus est, pour les sociétés ouvertes se trouvant à un stade de
développement moins avancé et pour la plupart des sociétés fermées du secteur,
particulièrement celles qui sont en quête de capitaux de lancement et d'aide
financière au démarrage, le financement continue de représenter un défi de
taille. Compte tenu qu'un nombre croissant de produits sont parvenus aux
dernières étapes des essais cliniques et que beaucoup ont de bonnes chances
d'être approuvés par les autorités réglementaires en 2007, divers résultats
positifs pourraient amener les investisseurs à s'intéresser davantage au
secteur, et la valeur marchande de bien des sociétés pourrait augmenter
considérablement. Toutefois, si un grand nombre d'essais cliniques devait se
solder par un échec en 2007, les incidences sur le plan de l'accès au
financement pourraient être catastrophiques pour les sociétés fermées et les
sociétés ouvertes qui en sont à un stade de développement peu avancé.
    "Les sociétés de biotechnologie en démarrage ont désespérément besoin de
politiques publiques propres à encourager les investisseurs privés et
institutionnels à investir dans le secteur, soutient M. Bismuth. L'émission
d'actions accréditives et l'offre d'incitatifs fiscaux analogues sont des
mesures qui pourraient permettre aux sociétés en démarrage en manque de
liquidités et luttant pour leur survie de se renflouer."

    
    Voici d'autres points saillants du nouveau rapport qui concernent le
secteur canadien des biotechnologies :

    -   Les dépenses totales en recherche et développement se sont accrues de
        4 %, atteignant presque la marque des 900 millions de dollars.
    -   Le volume de capitalisation boursière a baissé de 2 % en 2006 -
        passant de 13,2 milliards de dollars à 12,9 milliards de dollars - ce
        qui rend compte de la performance peu brillante du secteur des
        biotechnologies comparativement à d'autres.
    -   Pour la première fois, le financement par actions réalisé par deux
        sociétés canadiennes a dépassé les 100 millions de dollars CA au
        cours d'une même année.
    -   A l'échelle mondiale, les revenus des sociétés ouvertes du secteur
        des biotechnologies ont progressé de plus de 10 %, dépassant pour la
        première fois la barre des 70 milliards de dollars. Ainsi, ces
        sociétés ont enregistré une solide croissance de leurs revenus au
        Canada (22 %), aux Etats-Unis (14 %) et en Europe (14 %).
    -   Les pertes nettes enregistrées par les sociétés ouvertes du secteur
        ont baissé de 37 % en Europe et de 43 % au Canada, ce qui dénote des
        conditions favorisant leur rentabilité. Si les sociétés de
        biotechnologie américaines ont vu leurs pertes nettes s'accroître,
        cela s'explique principalement par l'importance de leurs charges
        liées à des transactions majeures dans une année marquée par une
        activité transactionnelle sans précédent. Sans ces charges, pour la
        première fois aux Etats-Unis, le secteur aurait été rentable dans son
        ensemble, tandis qu'à l'échelle mondiale, les pertes nettes auraient
        atteint un plancher historique.
    -   Les sociétés canadiennes du secteur ont été très actives sur le
        marché des acquisitions aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.
        Cette tendance a été induite en partie par l'appréciation du dollar
        canadien au cours des dernières années, les sociétés étrangères
        cibles devenant de ce fait beaucoup plus abordables pour les
        acheteurs canadiens. En revanche, pendant ce temps, les sociétés
        canadiennes susceptibles d'intéresser des acquéreurs étrangers sont
        devenues de moins bonnes affaires.
    

    A propos d'Ernst & Young
    Ernst & Young, chef de file mondial des services professionnels, est
engagée dans la restauration de la confiance du public à l'égard des sociétés
de services professionnels et de la qualité de la présentation de
l'information financière. Les 114 000 membres de son effectif réparti dans 140
pays agissent selon les plus hautes normes d'intégrité, de qualité et de
professionnalisme. Ernst & Young offre à ses clients une gamme de services
spécialisés reposant sur ses compétences de base en vérification, en
comptabilité, en fiscalité et en matière de transactions. Vous trouverez
d'autres informations sur Ernst & Young, ainsi que le point de vue de la
Société sur toute une gamme de sujets à l'adresse www.ey.com/perspectives.
Ernst & Young désigne tous les membres de l'organisation mondiale Ernst &
Young Global Limited, chacun étant une entité juridique distincte. Ernst &
Young Global Limited ne fournit aucun service aux clients.




Renseignements :

Renseignements: Amanda Olliver par téléphone, au (514) 874-4308, ou par
courriel: amanda.olliver@ca.ey.com


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