Une étude de sept ans fait la lumière sur les meilleurs traitements des douleurs cervicales



    TORONTO, le 15 fév. /CNW/ - Une étude internationale d'une durée de sept
ans, publiée aujourd'hui, révèle que certains traitements alternatifs, dont
l'acupuncture, l'ajustement cervical et la massothérapie, sont plus efficaces
contre les douleurs cervicales les plus courantes que de nombreuses pratiques
actuelles. L'exercice, l'éducation, la mobilisation et la manipulation
cervicale, le traitement au laser de faible puissance et les analgésiques
figurent également sur cette courte liste des meilleures options
thérapeutiques.
    Ainsi, le port du collier cervical et les ultrasons ne sont pas
recommandés. L'étude conclut également qu'on ne devrait envisager les
injections de corticostéroides et la chirurgie qu'en cas de douleur connexe,
d'affaiblissement ou d'engourdissement des bras, de fracture ou de maladie
grave.
    Le groupe de travail sur la douleur cervicale et ses troubles
concomitants de la Décennie des os et des articulations 2000-2010 a publié
aujourd'hui un rapport d'étude de 236 pages dans la revue Spine. L'équipe
interdisciplinaire regroupait des chercheurs canadiens, américains,
sud-américains, australasiens et européens. L'objectif de ce groupe de travail
était d'orienter les personnes souffrant de douleurs cervicales et les
professionnels de la santé vers les meilleures méthodes de prévention, de
diagnostic et de traitement de la douleur cervicale.
    "Pour de nombreuses personnes, la douleur cervicale est loin de
constituer un problème banal", a déclaré Dr Scott Haldeman, président de Task
Force, professeur clinique au département de neurologie de L'Université de
Californie, Irvine et professeur associé au département de l'épidémiologie de
l'Université de Californie à Los Angeles.
    "Elle peut s'accompagner de maux de tête, de douleurs aux bras et à la
colonne dorsale supérieure, ainsi que de dépression. Qu'elle découle d'une
blessure sportive, d'une collision routière, d'une condition professionnelle
ou du stress, cette douleur peut s'avérer invalidante. Il est donc crucial
pour les patients, pour les professionnels de la santé et pour les organismes
de financement des soins de santé de comprendre les meilleures méthodes de
diagnostic et de prise en charge de ce trouble."
    L'étude a révélé que la douleur cervicale est très répandue. Chez la
majorité des personnes qui en souffrent, elle constitue un trouble persistant
et récurrent. Dans 10 pour cent des cas, elle est invalidante et affecte leur
capacité à accomplir leurs tâches quotidiennes.

    
    Le groupe de travail recommande que les douleurs cervicales, dont celle
découlant du coup de fouet cervical, fassent l'objet d'une classification et
d'un traitement fondés sur un système universel de quatre niveaux :

    Niveau 1 : douleur cervicale n'entravant que peu ou pas l'accomplissement
               des activités quotidiennes ;
    Niveau 2 : douleur cervicale limitant les activités quotidiennes ;
    Niveau 3 : douleur cervicale accompagnée de radiculopathie ("pincement
               d'un nerf" - sensibilité, affaiblissement ou engourdissement
               des bras) ;
    Niveau 4 : douleur cervicale accompagnée d'une pathologie grave, comme
               une tumeur, une fracture, une infection ou une maladie
               systémique.

    "Dans la majorité des cas, la douleur cervicale atteint les niveaux 1 ou
2, a précisé Linda Carroll, Ph. D., membre du groupe de travail, professeure
adjointe à l'Ecole de santé publique de l'University of Alberta et chercheure
associée à l'Alberta Centre for Injury Control and Research (ACICR). Bon
nombre des personnes qui souffrent de douleurs cervicales réussissent à
accomplir leurs tâches quotidiennes. D'autres, par contre, considèrent
qu'elles les limitent dans leurs tâches quotidiennes, leurs activités
courantes leur efficacité au travail. Chez ces personnes, la recherche
démontre qu'il suffit de quelques traitements pour assurer un soulagement
temporaire, mais qu'il n'existe aucune solution universelle parfaite."
    En plus d'avoir réalisé une analyse exhaustive des données scientifiques
actuelles sur la douleur cervicale, le groupe de travail a entrepris une étude
sur l'éventualité d'un lien entre le traitement chiropratique des vertèbres
cervicales et l'accident vasculaire cérébral. Ce projet de recherche novateur
a révélé que les patients qui consultent un chiropraticien ne sont pas plus
susceptibles de subir un accident vasculaire cérébral que les patients qui
consultent leur médecin de famille. D'après les conclusions de l'étude, ce
type d'attaque se manifeste d'abord par des douleurs cervicales ou par des
céphalées qui incitent le patient à consulter un chiropraticien ou un médecin
de famille, avant que l'accident vasculaire cérébral comme tel ne survienne.
    "Ce type d'accident vasculaire cérébral est extrêmement rare. La recherche
a d'ailleurs révélé qu'il peut même survenir spontanément ou suite à un
mouvement cervical courant, comme regarder en l'air ou par-dessus son épaule
pour faire marche arrière en voiture", a souligné David Cassidy, Ph.D., auteur
principal de l'étude.
    Chez la minorité de personnes souffrant de douleurs cervicales de niveau
3, soit des douleurs cervicales accompagnées d'une sensibilité, d'un
affaiblissement ou d'un engourdissement des bras, également désignées par
l'expression "pincement d'un nerf", l'étude avance que les injections de
corticostéroides peuvent procurer un soulagement temporaire et que la
chirurgie représente le dernier recours. On ne devrait l'envisager qu'en
présence de douleurs connexes aux bras ou d'une douleur de niveau 4 imputable
à une blessure grave ou à une maladie systémique.

    A la lumière de ces résultats de l'étude, voici quelques conseils à
l'intention des personnes souffrant de douleurs cervicales :

    -  Demeurez actifs dans la mesure de vos capacités. Faites de l'exercice
       et réduisez votre niveau de stress.
    -  Sachez que vos douleurs cervicales dépendent rarement d'une cause
       unique.
    -  Méfiez-vous des traitements qui promettent dans leur publicité le
       soulagement de la douleur cervicale.
    -  Il vous faudra peut-être essayer divers traitements ou des traitements
       combinés afin de trouver un soulagement à vos douleurs. Privilégiez
       les traitements dont le groupe de travail a pu démontrer les
       bienfaits.
    -  Une fois que vous avez éprouvé des douleurs cervicales, ces douleurs
       peuvent réapparaître ou persister.
    -  Les traitements prolongés ne favorisent pas davantage d'améliorations.
       Si un traitement vous convient, vous devriez constater une
       amélioration en deux à quatre semaines.
    -  Il existe relativement peu d'études sur les facteurs de prévention des
       douleurs cervicales. L'ergonomie, les oreillers cervicaux et
       l'amélioration posturale, entre autres, peuvent s'avérer plus ou moins
       utiles.
    

    "Ce projet de recherche important contribuera à améliorer la qualité des
soins. En effet, il permettra d'intégrer les meilleures données scientifiques
à la pratique et à l'éducation des patients", a conclu David Cassidy, Ph. D.
De son côté, Linda Carroll, Ph. D., a rappelé que la douleur cervicale peut
constituer un problème persistant. "Nous espérons que cette étude exhaustive
aidera les professionnels de la santé à mieux traiter cette affection fort
répandue."

    Le groupe de travail sur la douleur cervicale et ses troubles
    concomitants de la Décennie des os et des articulations 2000-2010

    Le groupe de travail sur la douleur cervicale et ses troubles
concomitants de la Décennie des os et des articulations 2000-2010, formé de
chercheurs et des scientifiques cliniciens, a consacré sept ans à une analyse
exhaustive et structurée des recherches actuelles sur les douleurs cervicales.
Le secrétariat scientifique du groupe de travail, qui compte 13 membres, a été
soutenu par un comité consultatif international de 17 personnes. Etaient
représentés au sein du groupe de travail et du comité consultatif neuf pays et
quatorze disciplines allant de la neurologie et de la rhumatologie à
l'épidémiologie, la chiropratique et la physiothérapie.




Renseignements :

Renseignements: Leslie Walsh, Fleishman-Hillard Canada, (416) 645-8175,
leslie.walsh@fleishman.ca

Profil de l'entreprise

LE GROUPE DE TRAVAIL SUR LA DOULEUR CERVICALE ET SES TROUBLES CONCOMITANTS DE LA DECENNIE DES OS ET DES ARTICULATIONS 2000-2010

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