Une étude de pointe se penche sur la meilleure façon de traiter le cancer de la prostate



    Les options de traitement pour le cancer le plus fréquent chez les hommes
    font l'objet d'un essai clinique

    TORONTO, le 13 sept. /CNW/ - La Société canadienne du cancer, en
collaboration avec le Groupe des essais cliniques de l'Institut national du
cancer du Canada, annonce le lancement de la première étude internationale
permettant de répondre à l'une des questions les plus épineuses qui se posent
de nos jours à propos du cancer de la prostate, à savoir quels patients
peuvent tirer avantage d'un traitement-choc au moment du diagnostic de la
maladie.
    Lorsqu'on détecte un cancer localisé de la prostate qui ne semble pas
évoluer rapidement chez un homme, celui-ci est confronté à un réel dilemme :
recevoir un traitement immédiat ou opter pour une "surveillance active". La
surveillance active est une stratégie où le patient ne reçoit pas de
traitement immédiat mais fait plutôt l'objet d'un suivi attentif et régulier
pour vérifier l'évolution de son état de santé. Si le cancer devait progresser
et nécessiter un traitement, le patient y a aussitôt accès. A l'heure
actuelle, les données scientifiques ne permettent pas vraiment aux médecins et
à leurs patients de savoir quelle approche thérapeutique convient davantage
dans les cas de cancer à risque favorable.
    "Il est très important de pouvoir déterminer la solution optimale pour
chaque patient", déclare le Dr Laurence Klotz, chercheur principal de l'étude
et urologue au Centre des sciences de la santé Sunnybrook. "Plusieurs patients
atteints d'un cancer de la prostate se portent très bien sans traitement. Une
chose est sûre, c'est que nous sommes généralement en mesure de traiter la
maladie avec succès. Par contre, nous ignorons lesquels de nos patients
auraient besoin d'un traitement immédiat, lesquels devront être traités plus
tard et lesquels n'auront besoin d'aucun traitement."
    "Un diagnostic de cancer de la prostate peut être une source de stress
non seulement pour le patient, mais également pour sa famille", ajoute Heather
Logan, directrice des politiques de lutte contre le cancer. "Nous comptons sur
cette étude pour nous éclairer davantage, de telle sorte que les hommes
n'aient pas à subir inutilement des traitements qui peuvent avoir des effets
secondaires importants."
    Les traitements contre le cancer de la prostate peuvent en effet
entraîner un dysfonctionnement érectile, des lésions au rectum ainsi que des
problèmes de contrôle urinaire.
    Le cancer de la prostate peut évoluer très lentement et, contrairement à
de nombreux types de cancer, ne jamais mettre la vie ou le bien-être du
patient en péril. Souvent, le cancer de la prostate cause peu de problèmes,
sinon aucun, aux hommes qui en sont atteints et qui mourront plus tard d'une
autre cause. C'est donc dire qu'un traitement intensif de la maladie ne
profite pas nécessairement à tous les patients, sans parler des inconvénients
associés aux effets secondaires.
    "S'il s'agit de formes virulentes du cancer de la prostate, il est
évident que le traitement permettra de sauver des vies", s'empresse de dire le
Dr Klotz. "Mais dans environ 50 % des cas, le danger que pose la maladie n'est
pas si clair."
    L'essai clinique, qui porte le nom de START (pour Surveillance Therapy
Against Radical Treatment - thérapie de surveillance ou traitement radical),
comparera le traitement standard utilisé dans les cas de cancer de la
prostate - l'intervention chirurgicale ou la radiothérapie - à la surveillance
active de la maladie. Pour cette étude, 2 130 patients venant de recevoir un
diagnostic de cancer de la prostate à faible risque seront recrutés et suivis
au Canada, aux E.-U., en Angleterre et en Europe. La moitié des patients
seront choisis au hasard pour recevoir un traitement et l'autre moitié fera
l'objet d'un suivi attentif dans le cadre de visites régulières chez le
médecin.
    On devrait connaître les résultats de l'étude dans une quinzaine d'années
mais les conclusions pourraient être dévoilées plus tôt s'il appert qu'une
surveillance active est aussi efficace ou nettement moins efficace que le
traitement standard, en se basant sur les analyses intérimaires.
    "Nous croyons que les résultats de cet essai clinique aideront les hommes
atteints du cancer de la prostate ainsi que leurs médecins à choisir le
meilleur plan de traitement", affirme la Dre Barbara Whylie, chef de la
direction de la Société canadienne du cancer. "Nous sommes heureux d'annoncer
le lancement de cette étude à la veille même de la Semaine de la
sensibilisation au cancer de la prostate, au Canada."
    Les hommes désireux d'obtenir plus de renseignements sur l'essai START et
les centres de recherche participants dans leur région sont invités à
communiquer avec le numéro sans frais et bilingue du Service d'information sur
le cancer de la Société canadienne du cancer au 1 888 939-3333.
    Au Canada, le cancer de la prostate est le cancer le plus souvent
diagnostiqué chez les hommes et il arrive au troisième rang des causes de
décès par cancer chez les hommes. On estime que 22 300 Canadiens apprendront
cette année qu'ils sont atteints du cancer de la prostate et que 4 300
mourront des suites de la maladie.
    La Semaine de la sensibilisation au cancer de la prostate a lieu du 17 au
23 septembre. Au cours de cette semaine, la Société canadienne du cancer
s'emploie à informer la population masculine sur cette maladie.
    La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national, à
caractère communautaire, dont la mission est l'éradication du cancer et
l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer.
C'est aussi le plus important bailleur de fonds caritatif de la recherche sur
le cancer au Canada. Cette année, la Société injectera plus de 47 millions de
dollars dans des projets de recherche de pointe se déroulant un peu partout au
pays.
    Pour en savoir plus sur le cancer de la prostate ou pour obtenir une
trousse d'information gratuite sur la santé de la prostate, appelez notre
Service d'information sur le cancer, un service gratuit et bilingue, au
1 888 939-3333. Vous pouvez également visiter notre site Web au www.cancer.ca.

    Le Groupe des essais cliniques de l'Institut national du cancer du
Canada, situé à l'Université Queen's, à Kingston (Ontario), est subventionné
par la Société canadienne du cancer. Le Groupe des essais cliniques a
participé à de nombreuses études innovatrices qui ont contribué à faire
évoluer les traitements ou à améliorer la qualité de vie des personnes
atteintes du cancer, à l'échelle mondiale.



    Fiche d'information médias - L'essai clinique START

    Pourquoi cet essai clinique est-il important?

    Grâce aux fonds octroyés par la Société canadienne du cancer, l'essai
clinique START répondra à l'une des questions les plus épineuses qui se posent
de nos jours à propos du cancer de la prostate, à savoir s'il faut ou non
entreprendre un traitement-choc, et si oui, à quel moment.
    Plus précisément, l'étude déterminera si tous les patients qui viennent
de recevoir un diagnostic de cancer à risque favorable doivent subir une
intervention chirurgicale ou recevoir une radiothérapie sans tarder, ou s'il
ne vaut pas mieux, dans la plupart des cas, suivre le patient de près et le
traiter seulement si nécessaire.
    L'étude analysera également les conséquences de la maladie de même que
les effets secondaires des traitements sur la qualité de vie de tous les
patients inscrits à l'essai clinique. Les chercheurs s'intéresseront
finalement aux différentes réactions d'anxiété manifestées par les patients;
il s'agit là d'un aspect important pour la comparaison des différentes
stratégies de traitement.

    Quel type de traitement les participants recevront-ils?

    
    Les hommes inscrits à l'essai clinique seront répartis au hasard dans deux
groupes :

    -   Traitement standard dès la confirmation du diagnostic - Les hommes de
        ce groupe choisiront le traitement approprié (ex. : chirurgie,
        radiothérapie) avec l'aide de leur médecin.
    -   Surveillance active - Les hommes de ce groupe seront suivis de près :
           -   Visite chez le médecin tous les trois mois pendant deux ans,
               puis tous les six mois (pour le reste de leur vie);
           -   Test de l'antigène prostatique spécifique (APS) et toucher
               rectal à chaque visite;
           -   Biopsie de la prostate un an après l'inscription à l'étude et
               tous les trois à cinq ans par la suite.

           Si un test indique que le cancer a progressé, le patient pourra
           choisir d'être traité au moyen de la chirurgie ou de la
           radiothérapie.

           Tous les patients faisant partie du groupe sous surveillance
           active auront en tout temps la possibilité de recourir à un
           traitement.

    Qui peut s'inscrire à cet essai clinique?

    Les chercheurs espèrent recruter 2 130 hommes au Canada, aux Etats-Unis et
en Angleterre.
    Pour être admissibles, les sujets doivent être atteints d'un cancer de la
prostate à faible risque, défini comme suit :

    -   cote de Gleason de 6 ou moins : la classification de Gleason sert à
        décrire l'apparence des cellules cancéreuses;
    -   taux d'APS de 10 ou moins;
    -   stade T2 ou moins : le stade T mesure le degré de propagation de la
        maladie depuis le site initial du cancer vers les autres organes du
        corps.
    

    Les participants doivent également avoir une espérance de vie moyenne de
plus de 10 ans.
    Les hommes qui présentent une cote de Gleason de 7 ou plus, un cancer au
stade T3 ou plus ou un taux d'APS supérieur à 10 ne sont pas admissibles car
on considère qu'ils sont atteints d'un cancer à risque intermédiaire ou élevé.
S'ils ont une espérance de vie supérieure à 10 ans, ces hommes devraient faire
l'objet d'un traitement.

    Où l'essai clinique aura-t-il lieu?

    L'étude se déroulera dans une centaine de centres de recherche au Canada,
aux Etats-Unis et en Angleterre.
    Les premiers centres ouvriront au Canada et comprendront les
établissements suivants :

    
    -   Unité de recherche clinique du Vancouver Coastal Health Authority,
        Vancouver
    -   Université de l'Alberta, Edmonton
    -   Tom Baker Cancer Centre - Holy Cross Site, Calgary
    -   Cancer Care Manitoba, Winnipeg
    -   London Health Sciences Centre, London
    -   Sunnybrook Health Sciences Centre, Toronto
    -   Princess Margaret Hospital, Toronto
    -   St. Joseph's Hospital, Hamilton
    -   Ottawa Civic Hospital, Ottawa
    -   Centre universitaire de santé McGill, Montréal
    -   CHUM de l'Hôpital Notre-Dame, Montréal
    -   CHUQ de l'Hôtel-Dieu de Québec, Québec
    -   Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Sherbrooke
    -   QEII HSC - Nova Scotia Cancer Centre, Halifax
    -   Atlantic Health Sciences Cooperation, Saint John
    

    Comment peut-on s'y inscrire?

    Les hommes qui répondent aux critères d'admissibilité sont invités à
communiquer avec le numéro sans frais et bilingue du Service d'information sur
le cancer de la Société canadienne du cancer au 1 888 939-3333.

    Chercheurs principaux :

    Canada
    ------
    Laurence Klotz, M.D.
    Chef, Division d'urologie, Centre des sciences de la santé Sunnybrook
    Président, Groupe canadien d'uro-oncologie et Groupe d'essais sur les
    maladies génito-urinaires de l'INCC

    Etats-Unis
    ----------
    Adam S. Kibel, M.D.
    Directeur de l'oncologie urologique, Division d'urologie, Université de
    Washington
    Division de chirurgie urologique, Hôpital Barnes-Jewish

    Martin Sanda, M.D.
    Directeur du Prostate Cancer Center Beth Israel Deaconess Medical Center
    Coprésident du Eastern Cooperative Oncology Group

    Ian Thompson, M.D.
    Professeur et président du département d'urologie du Health Science
    Center de l'Université du Texas
    Coprésident du Southwest Oncology Group

    Angleterre
    ----------
    Noel Clarke
    Coprésident du Groupe de recherche de l'Institut national de recherche
    sur le cancer

    La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national, à
caractère communautaire, dont la mission est l'éradication du cancer et
l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer.
C'est aussi le plus important bailleur de fonds caritatif de la recherche sur
le cancer au Canada. Cette année, la Société injectera plus de 47 millions de
dollars dans des projets de recherche de pointe se déroulant un peu partout au
pays.



    
    Fiche d'information médias : Cancer de la prostate

    Les faits

    -   Le cancer de la prostate est la forme de cancer la plus souvent
        diagnostiquée chez les hommes au Canada; il arrive au troisième rang
        des causes de décès par cancer dans la population masculine.

    -   On estime à 22 300 le nombre de Canadiens qui recevront un diagnostic
        de cancer de la prostate en 2007 et à 4 300 le nombre d'hommes qui
        mourront des suites de la maladie.

    -   Un Canadien sur huit risque d'avoir un cancer de la prostate au cours
        de sa vie.

    -   Les taux de mortalité par cancer de la prostate ont diminué de 2,7 %
        annuellement entre 1994 et 2003.

    Symptômes du cancer de la prostate

    -   Diminution de la taille et de la force du jet urinaire (jet faible et
        intermittent)

    -   Difficulté à commencer à uriner (hésitation) ou à cesser d'uriner
        (miction goutte à goutte)

    -   Urgent besoin d'uriner

    -   Mictions fréquentes durant la journée et particulièrement la nuit

    -   Incapacité d'uriner

    -   Présence de sang dans l'urine

    -   Ejaculation douloureuse
    

    Tout homme présentant l'un de ces symptômes devrait consulter son
médecin. Notez cependant que ces symptômes ne sont pas nécessairement
annonciateurs d'un cancer. Ils peuvent être causés par d'autres problèmes de
prostate.

    Recommandation de la Société canadienne du cancer

    La Société recommande aux hommes de plus de 50 ans de discuter avec leur
médecin des avantages et des inconvénients de l'analyse de l'antigène
prostatique spécifique (APS) et du toucher rectal comme moyens de dépistage
précoce du cancer de la prostate, afin d'être à même de prendre des décisions
éclairées quant à l'utilisation de tels tests.
    Les hommes à risque plus élevé, ceux qui ont des antécédents familiaux de
cancer de la prostate ou qui sont d'ascendance africaine, devraient vérifier
avec leur médecin la pertinence de passer des tests de dépistage plus tôt.

    Notre action

    La Société canadienne du cancer veille, d'un océan à l'autre, à ce que
personne n'ait à affronter seul le cancer. En tant que chef de file de la
lutte contre le cancer au Canada, nous :

    
    -   subventionnons des recherches de haut calibre sur le cancer de la
        prostate;

    -   informons la population masculine sur la détection précoce;

    -   offrons des renseignements et du soutien aux hommes atteints du
        cancer de la prostate, à leurs familles et à leurs aidants.

    Recherche sur le cancer de la prostate

    En 2007-2008, la Société canadienne du cancer versera 2,5 millions de
dollars à l'Institut national du cancer du Canada et à l'Initiative canadienne
de recherche sur le cancer de la prostate afin de financer un vaste éventail
de projets de recherche sur le cancer de la prostate partout au Canada, dont
les suivants :

    -   Une étude sur l'élaboration d'un nouveau traitement contre le cancer
        de la prostate, utilisant la lumière pour activer des médicaments
        photodynamiques. Ce traitement a pour but de détruire de façon
        sélective les cellules cancéreuses de la prostate tout en épargnant
        les cellules saines, ce qui entraîne moins d'effets secondaires et
        assure une meilleure qualité de vie au patient.

    -   Un essai clinique visant à déterminer si l'administration d'un
        supplément de vitamine E, de sélénium et de protéine de soya aux
        hommes ayant une prédisposition au cancer de la prostate peut
        empêcher le développement de la maladie.

    -   Une recherche sur l'amélioration de la curiethérapie, une approche
        thérapeutique prometteuse du cancer de la prostate qui consiste à
        implanter de petits grains radioactifs dans la tumeur. Les résultats
        de cette recherche pourraient mener au développement de méthodes de
        traitement mieux ciblées pour les patients et comportant moins
        d'effets secondaires.
    

    Semaine de la sensibilisation au cancer de la prostate, du 17 au
    23 septembre

    Durant la Semaine de la sensibilisation au cancer de la prostate, des
activités auront lieu dans toutes les régions du pays pour conscientiser les
Canadiens et les informer sur la maladie.





Renseignements :

Renseignements: Alexa Giorgi, Spécialiste des communications bilingue,
(416) 934-5681; Karen Ramlall, Gestionnaire des communications, (416)
934-5655

Profil de l'entreprise

NATIONAL CANCER INSTITUTE OF CANADA

Renseignements sur cet organisme

Société canadienne du cancer (Bureau national)

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