Une découverte de l'équipe du Dr André Veillette pourrait avoir un impact sur
le traitement des maladies auto-immunes

MONTRÉAL, le 19 août /CNW Telbec/ - La revue scientifique de renommée internationale Immunity, du groupe Cell Press, publie aujourd'hui en ligne, et publiera dans l'édition imprimée du 27 août, les résultats d'une étude menée par l'équipe du Dr André Veillette, directeur de l'unité de recherche en oncologie moléculaire à l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM). Cette percée scientifique pourrait avoir un impact sur le traitement de la sclérose en plaques et d'autres maladies auto-immunes qui affectent des dizaines de milliers de canadiens.

L'équipe du Dr Veillette a découvert la fonction d'une protéine située à l'intérieur des lymphocytes T, qui sont des cellules immunitaires jouant un rôle important dans la protection contre les virus et les autres agents microbiens. Ceux-ci peuvent aussi participer au développement de certaines maladies, y compris le diabète et la sclérose en plaques. La protéine en question est la "phosphatase" PTP-PEST, soit une enzyme qui élimine les phosphates sur les autres protéines de la cellule.

"En éliminant la PTP-PEST dans les lymphocytes T de souris, nous avons déterminé que cette protéine était requise pour les réponses immunitaires à répétition telles que durant la vaccination. Plus particulièrement, nous avons montré que la PTP-PEST contrôle l'activité de la Pyk2, une molécule qui stimule la capacité des cellules à se déplacer et à interagir entre elles" explique la Dre Dominique Davidson, chercheuse dans le laboratoire du Dr Veillette et première auteure de l'étude.

Les chercheurs ont démontré que, par ce mécanisme, la PTP-PEST stimule l'activation des lymphocytes T. Lorsque ces derniers sont activés, ils incitent les autres cellules du système immunitaire à participer à une réponse immunitaire, expliquant ainsi leur rôle charnière dans ce processus. Les résultats de l'équipe du Dr Veillette démontrent aussi que l'élimination de la PTP-PEST dans les lymphocytes T peut prévenir certaines maladies auto-immunes, du moins dans les modèles de souris. Ceci suggère également que la suppression par médicaments du fonctionnement de la PTP-PEST pourrait mener au développement éventuel de traitements de certaines maladies humaines.

"La suppression de la PTP-PEST pourrait malheureusement prévenir l'immunisation et affaiblir ainsi la réaction à un vaccin. Heureusement, elle pourrait aussi rendre les cellules plus résistantes aux maladies auto-immunes. C'est comme une arme à deux tranchants" conclut le Dr Veillette.

D'après la Société canadienne de la sclérose en plaques (SP), la SP est la maladie neurologique la plus répandue chez les jeunes adultes Canadiens. Au Canada, la prévalence de la SP est l'une des plus élevées du monde. Selon les estimations, entre 55 000 et 75 000 Canadiens sont atteints de la maladie. La Société de la SP estime qu'environ 1 000 nouveaux cas de la maladie sont confirmés chaque année au pays, ce qui signifie que plus de trois Canadiens reçoivent un diagnostic de SP à chaque jour.

Ce projet de recherche a été subventionné par les Instituts de recherches en santé du Canada (IRSC). "Cette nouvelle découverte sur les propriétés régulatrices de la PTP-PEST pourrait avoir de profondes répercussions sur le traitement de la SP et d'autres maladies auto-immunes. Les thérapies actuelles de la SP qui ciblent le système immunitaire sont générales et peuvent avoir d'importants effets secondaires indésirables. Il est clair que des thérapies plus spécifiques et ciblées sont nécessaires. Voilà l'une des raisons pour laquelle les IRSC ont grandement investi dans la recherche clinique sur l'auto-immunité, afin de comprendre les mécanismes qui causent les maladies auto-immunes et de développer des moyens plus efficaces de les traiter" dit la Dr Judith Bray, Directrice adjointe de l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC.

À propos du Dr André Veillette

Le Dr André Veillette est directeur de l'unité de recherche en oncologie moléculaire et professeur titulaire de recherche IRCM. Il est boursier du Howard Hughes Medical Institute (HHMI) et membre de la SRC : Les Académies des arts, des lettres et des sciences du Canada. Le Dr Veillette est également chercheur titulaire à l'Université de Montréal et professeur auxiliaire à la Faculté de Médecine de l'Université McGill. Il est le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en signalisation dans le système immunitaire.

En 2009, l'équipe du Dr Veillette a découvert le rôle clé que jouent trois petites molécules essentielles à l'éradication des cellules cancéreuses. Cette découverte est importante afin de comprendre comment le système immunitaire peut éradiquer des cancers du sang tels que les leucémies et les lymphomes, de même que des cellules infectées par des virus comme le virus d'Epstein-Barr (qui provoque la mononucléose infectieuse) et le VIH (qui cause le sida).

À propos de l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM)

Créé en 1967, l'IRCM (www.ircm.qc.ca) regroupe aujourd'hui 37 unités de recherche spécialisées dans des domaines aussi variés que l'immunité et les infections virales, les maladies cardiovasculaires et métaboliques, le cancer, la neurobiologie et le développement, la biologie intégrative des systèmes et la chimie médicinale, et la recherche clinique et la bioéthique. Il compte aussi trois cliniques spécialisées et deux plateformes de recherche dotées d'équipements à la fine pointe de la technologie. Plus de 450 personnes y travaillent. L'IRCM est une institution autonome affiliée à l'Université de Montréal et sa clinique est associée au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM). L'Institut entretient également une association de longue date avec l'Université McGill.

SOURCE Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM)

Renseignements : Renseignements: ou pour une entrevue avec le Dr Veillette, veuillez communiquer avec: Lucette Thériault, Directrice des communications, Institut de recherches cliniques de Montréal, 514-987-5535, lucette.thériault@ircm.qc.ca; Julie Langelier, Chargée de communication, Institut de recherches cliniques de Montréal, 514-987-5555, julie.langelier@ircm.qc.ca

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