Un travailleur de Maskimo construction meurt écrasé sous un camion : la CSST diffuse son rapport d'enquête



    JOLIETTE, QC, le 26 mars /CNW Telbec/ - La Commission de la santé et de
la sécurité du travail (CSST) rend publiques aujourd'hui les conclusions de
son enquête au sujet de l'accident qui a entraîné le décès de M. Richard
Durand, un travailleur de Maskimo construction. Le 26 septembre 2007, le
travailleur est écrasé mortellement par un camion sur un chantier routier à
Mascouche. L'enquête révèle, entre autres, que les travaux de sciage
transversal sont exécutés dans une aire de travail ouverte à une circulation
non contrôlée.

    Rappel des événements
    ---------------------

    Maskimo construction est spécialisée, entre autres, dans la construction
et la réhabilitation d'infrastructures routières et de génie civil ainsi que
dans la fabrication et l'application d'enrobés bitumineux. Le jour de
l'accident, l'activité principale sur le chantier est le pavage d'une section
de la chaussée du chemin Sainte-Marie.
    Au moment où le travailleur entame le sciage de la chaussée, il se trouve
alors dans la voie de circulation qui permet l'accès au chantier. Le
conducteur d'un camion, qui s'était engagé à reculons sur le chantier, ne
détecte pas la présence du travailleur et l'écrase. Son décès a été constaté
sur les lieux.

    Constatations de la CSST
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    L'enquête a permis à la CSST de retenir trois causes pour expliquer cet
accident :

    
    - Les travaux de sciage transversal sont exécutés dans une aire de
      travail ouverte à une circulation non contrôlée;

    - Le sens de la progression du pavage de la chaussée et l'interdiction
      d'accès aux entrées de riverains obligent les camions à circuler à
      reculons;

    - La planification et la gestion de la circulation des véhicules sur le
      chantier est déficiente.
    

    La CSST considère que l'employeur Maskimo construction a agi de manière à
compromettre la sécurité des travailleurs. En conséquence, un constat
d'infraction lui a été délivré. Pour cette infraction, l'amende peut varier de
5 000 $ à 20 000 $ pour une première offense ou de 10 000 $ à 50 000 $ en cas
de récidive.

    Exigences de la CSST
    --------------------

    Avant d'autoriser la reprise des travaux au chantier, la CSST a exigé de
l'employeur la mise en place d'une procédure sécuritaire de la gestion de la
circulation routière au chantier. L'employeur s'est conformé à cette exigence.

    Mesures préventives
    -------------------

    La CSST rappelle que la circulation des véhicules doit être contrôlée
afin de protéger la sécurité de toute personne. A cette fin, le maître
d'oeuvre doit notamment s'assurer que les manoeuvres de recul sont minimisées
par l'application d'un plan de circulation et que les conducteurs et les
signaleurs sont formés sur les dangers et les mesures préventives en regard
des manoeuvres de recul.
    -%SU: LBR
    -%RE: 66




Renseignements :

Renseignements: Lucie Gravel, Directrice de la prévention-inspection -
CSST, (450) 753-2700, poste 2625

Profil de l'entreprise

Commission de la santé et de la sécurité du travail

Renseignements sur cet organisme


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