Un traitement procure des bienfaits considérables aux femmes ayant survécu à un cancer du sein



    De nouvelles analyses démontrent que le traitement en question peut
    s'avérer bénéfique même si la patiente a suivi un traitement primaire
    plusieurs années auparavant

    TORONTO, le 10 mars /CNW/ - Les femmes peuvent diminuer leur risque de
récidive du cancer du sein en amorçant un traitement par du létrozole de un à
sept ans après un traitement par du tamoxifène, selon une nouvelle analyse
découlant d'un essai clinique d'importance menée chez des patientes atteintes
de ce type de cancer.
    Un essai clinique mené précédemment auprès de 5 187 patientes avait
permis de conclure que les femmes ménopausées ayant survécu à un cancer du
sein de stade précoce qui prennent du létrozole au terme d'un traitement
initial de cinq ans par du tamoxifène présentent un risque de récidive du
cancer considérablement moindre que celles ayant reçu un placebo. L'essai
clinique avait été interrompu prématurément en raison des résultats positifs
obtenus, et les femmes à qui on avait administré un placebo (2 383 d'entre
elles) se sont vu offrir un traitement par du létrozole. Dans le groupe
placebo, 1 579 femmes avaient choisi de passer au traitement par du létrozole
et 804 avaient décidé de s'abstenir. L'essai avait été mené par le Groupe des
essais cliniques de l'Institut national du cancer du Canada, financé en partie
par la Société canadienne du cancer.
    Dans le cadre d'une récente analyse de suivi de cette étude, des
chercheurs ont évalué un sous-ensemble de femmes qui faisaient partie du
groupe placebo de l'essai initial. Cette nouvelle analyse a permis de
déterminer que les femmes ayant amorcé un traitement par du létrozole
plusieurs années (entre une et sept) après avoir terminé un traitement par du
tamoxifène présentaient un risque moindre de récidive du cancer du sein, de
l'ordre de 63 %. De surcroît, le risque que le cancer s'étende à d'autres
régions du corps avait diminué de 61 % chez ces femmes, et celui qu'un nouveau
cancer se manifeste dans l'autre sein, de 77 %. Ce pourcentage élevé témoigne
d'un effet préventif potentiellement considérable. Les résultats de l'essai
sont publiés dans l'édition en ligne du Journal of Clinical Oncology.
    "Ces conclusions démontrent que ce type de traitement d'appoint peut être
bénéfique pour les femmes, même si plusieurs années se sont écoulées depuis
qu'elles ont suivi leur traitement primaire", a déclaré le Dr Paul Goss,
chercheur principal de l'étude initiale, directeur de la recherche sur le
cancer du sein au Massachusetts General Hospital et professeur de médecine à
la faculté de médecine de Harvard. "Ces renseignements importants sur les
options de traitement de suivi confirment la nécessité pour les survivantes du
cancer du sein et les médecins de discuter des moyens de réduire le risque de
récidive du cancer."
    L'analyse visait à évaluer un sous-ensemble de 2 383 femmes qui faisaient
partie du groupe placebo. Parmi celles-ci, 1 579 avaient décidé de passer au
traitement par du létrozole et 804 avaient décidé de s'abstenir.
    Une deuxième analyse, publiée au même moment dans l'édition en ligne
d'Annals of Oncology, a démontré que les femmes qui avaient initialement été
assignées au groupe de traitement par du létrozole ont continué de présenter
des résultats thérapeutiques plus favorables que celles ayant reçu un placebo.
Ces bienfaits demeurent observables même après avoir tenu compte de
l'amélioration des résultats thérapeutiques des femmes qui avaient
initialement été assignées au groupe placebo et qui sont passées plus tard au
traitement par du létrozole.
    Le létrozole, qui constitue une forme d'hormonothérapie pour le
traitement du cancer du sein, agit en limitant la capacité d'une enzyme,
l'aromatase, à produire de l'oestrogène, important facteur de croissance de
nombreux types de cancers du sein.
    Le cancer du sein est la forme de cancer la plus répandue chez les
Canadiennes : on estime qu'en 2007, 22 300 ont reçu un diagnostic de cancer du
sein et que 5 300 en mourront.

    La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national à
caractère communautaire dont la mission est l'éradication du cancer et
l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par cette maladie.
Elle est le plus important organisme de bienfaisance qui finance la recherche
sur le cancer au Canada. Cette année, la Société a octroyé plus de 47 millions
de dollars de subventions à des projets de recherche de pointe d'un bout à
l'autre du pays. Pour en savoir plus sur le cancer, veuillez consulter notre
site Web à l'adresse www.cancer.ca ou appelez notre Service d'information sur
le cancer, un service gratuit et bilingue, au 1-888-939-3333.

    Le Dr Paul Goss sera disposé à donner des entrevues. Veuillez communiquer
avec Stacy Neale, au Massachusetts General Hospital, au 617-643-3907.





Renseignements :

Renseignements: Karen Ramlall, Directrice des communications, (416)
934-5655, kramlall@cancer.ca

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Société canadienne du cancer (Bureau national)

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