Un secteur public fédéral vieillissant : de nouvelles approches s'imposent



    OTTAWA, le 29 mars /CNW Telbec/ - L'Alliance de la Fonction publique du
Canada (AFPC) affirme que le gouvernement fédéral se doit de modifier
certaines de ses pratiques s'il veut relever les défis amenés par un secteur
public fédéral dont le profil démographique est en changement.
    Le président national de l'AFPC, John Gordon, qui se présente aujourd'hui
devant le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions
budgétaires, invite le gouvernement fédéral à apporter des changements à ses
méthodes et pratiques de dotation s'il veut surmonter les défis soulevés par
une main-d'oeuvre vieillissante.
    "Au moment de doter des postes à temps partiel ou à court terme,
l'employeur n'a pas à tenir compte des mêmes considérations concernant
l'équité en emploi que lorsqu'il dote des postes pour une période
indéterminée", affirme John Gordon en réaction à une déclaration de la
présidente de la Commission de la fonction publique (CFP). Selon la
présidente, 88,6 % des postes du fédéral sont comblés en embauchant des
personnes occasionnelles ou pour une période déterminée, ou encore, en
embauchant des étudiants et étudiantes.
    "Selon le rapport annuel de la CFP de 2004-2005, environ 65 % des
personnes nommées à des postes permanents dans les services publics fédéraux
provenaient d'un bassin de travailleurs et travailleuses temporaires. Cela
explique peut-être que le comité sénatorial a récemment décrit une telle
pratique de dotation comme 'l'une des pierres d'achoppement les plus
importantes' à la réalisation de l'équité en emploi", affirme John Gordon. "Il
faut, comme solution, plutôt réduire, voire éliminer, l'accès par la porte
arrière aux postes pour une période déterminée ou indéterminée. Pourtant, les
agences qui font de la dotation ne connaissent pas une telle solution."
    Le président de l'AFPC soulève aussi la question de la perte de la
mémoire institutionnelle que subira le gouvernement. "Quand la Commission de
la fonction publique soutient que le gouvernement est bien équipé pour
remplacer les gens qui prennent leur retraite, elle n'indique aucunement
comment il assurera le transfert des compétences et des connaissances des
personnes qui prennent leur retraite. Dans certains secteurs, il y aura une
perte considérable des connaissances, et cela pourrait nuire à la bonne
prestation des services publics."
    Amoindrir les pensions du fédéral pour rendre la retraite moins
accessible n'est pas la solution au problème, de mettre en garde John Gordon.
"La pension moyenne, particulièrement pour les femmes, est loin d'être
généreuse. En 2005, une retraitée du secteur public fédéral touchait en
moyenne une pension de 14 185 $."
    "Si l'on veut s'adapter au changement démographique et s'assurer que les
Canadiennes et les Canadiens sont bien servis par la fonction publique, il
faut faire preuve de flexibilité. C'est la flexibilité qui permet aux
travailleuses et aux travailleurs de passer progressivement à la retraite et
de rester en poste en effectuant moins d'heures, facilitant ainsi le transfert
des connaissances et de l'expérience aux nouveaux employés qui reflètent la
diversité du Canada."
    L'AFPC demande donc au gouvernement fédéral de modifier la Loi sur la
pension de la fonction publique de telle sorte que les travailleuses et
travailleurs du secteur public puissent réduire leur semaine de travail et
toucher les prestations de retraite comme le prévoit le récent budget du
gouvernement conservateur.
    Selon John Gordon, le gouvernement peut et doit faire plus en tant
qu'employeur. Par exemple, il peut et doit s'assurer que les ministères et
agences ont recours aux étudiantes et aux étudiants selon la politique du
gouvernement, et non comme une main-d'oeuvre bon marché pour faire de menus
travaux, comme c'est trop souvent le cas.

    L'AFPC représente plus de 160 000 personnes, dont la vaste majorité
travaillent pour des ministères et des agences du gouvernement fédéral.




Renseignements :

Renseignements: Denis Boivin, Communications - AFPC, (613) 222-4617
(cellulaire)


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