"Un règlement, ça presse" - Alain Gravel, président de la FPJQ



    QUEBEC, le 10 oct. /CNW Telbec/ - Avec en toile de fond l'avenir de
l'information à Québec, près d'une centaine de journalistes et de
conférenciers ont souligné, hier soir, l'urgence de régler le plus vite
possible le conflit qui paralyse depuis près de six mois le Journal de Québec.
    Dirigée par le professeur de journalisme Jean-Claude Picard, de
l'Université Laval, la conférence-débat sur l'avenir de l'information
régionale était animée par le président de la Fédération professionnelle des
journalistes du Québec (FPJQ), Alain Gravel, de la députée de Taschereau,
Agnès Maltais, du secrétaire général de la CSN, Yves Fortin, et du président
de la Chambre de commerce de Québec, Daniel A. Denis. Aucun membre du
personnel-cadre du Journal de Québec n'était présent à cette discussion de
deux heures.
    A l'emploi de Radio-Canada depuis plusieurs années, Alain Gravel a mis en
évidence une tendance lourde à la montréalisation et la centralisation de
l'ensemble de la presse québécoise, l'un des enjeux principaux du lock-out
actuel. Au sujet de la qualité de l'information, il a également montré du
doigt le "commerce de la nouvelle" qui se fait chez un employeur concurrent au
sien. Selon lui, la concentration aussi atteint un seuil critique, même si les
effets ne sont pas seulement négatifs. "Qu'est-ce que je peux dire de plus?
Nous ne sommes pas un syndicat, mais il est temps que le conflit se règle. Ca
presse", a-t-il dit après la rencontre.

    Agnès Maltais

    Agnès Maltais, pour sa part, a mentionné que le gouvernement pouvait
poser des gestes pour améliorer la situation actuelle. La députée du PQ
souhaite ramener un peu de rigueur dans le milieu journalistique. "On remplace
l'information par l'émotion. C'est facile, rapide et payant. Si on ne se
mobilise pas, on va perdre le combat de l'information régionale et cette
information est capitale. Nous ne sommes pas des consommateurs, mais bien un
public qui a droit à l'information", a-t-elle dit.
    Mme Maltais a d'ailleurs félicité le travail des artisans du
MédiaMatinQuébec. "Il faut le saluer, ils se battent pour nous." Elle s'est
également demandé si le provincial ne devrait pas reprendre le contrôle du
secteur culture et communication en rapatriant les pouvoirs du CRTC.
    Interrogée si les lois du travail n'étaient pas devenues désuètes, la
députée a étalé une problématique au sujet d'un événement récent la
concernant: "Je sens qu'on transgresse les lois sur mon dos. Je refuse de
travailler avec des scabs et je me retrouve dans le Journal de Québec."
    En raison de son rôle important vis-à-vis les hommes d'affaires de la
région, le président de la Chambre de commerce a finalement été interpellé
pour sensibiliser ses membres aux enjeux du conflit. Il n'a pas pris position
clairement.
    Prenez note que cet article a été publié aujourd'hui dans le
MédiaMatinQuébec, le quotidien gratuit des lockoutés du Journal de Québec. Cet
article est présentement accessible en ligne sur le site Internet
www.mediamatinquebec.com .




Renseignements :

Renseignements: Denis Bolduc, porte-parole des syndiqués en conflit,
(418) 564-8772; Robert Bellerose, Information SCFP, cell. (514) 247-9266;
Source: Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)


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