Un rapport sur l'équité en emploi révèle de sérieuses lacunes dans l'embauche au gouvernement



    OTTAWA, le 8 fév. /CNW Telbec/ - Selon l'Alliance de la Fonction publique
du Canada (AFPC) - un syndicat qui représente plus de 100 000 travailleurs et
travailleuses dans les services publics fédéraux - la situation de l'emploi
des personnes traditionnellement marginalisées dans la fonction publique
fédérale du Canada n'est pas aussi reluisante que le gouvernement voudrait
nous le faire croire.
    "Le rapport sur l'équité en emploi de l'Agence de la fonction publique du
Canada au Parlement appuie bon nombre des prétentions que nous avons
présentées plus tôt cette semaine au Comité sénatorial des droits de la
personne", souligne Ed Cashman, vice-président exécutif régional de l'AFPC
pour la région de la capitale nationale.
    Par exemple, le gouvernement soutient qu'il atteint ses objectifs
concernant la représentation des personnes ayant un handicap par rapport à
leur disponibilité sur le marché du travail. Toutefois, le nombre de personnes
ayant un handicap qui sont embauchées par le gouvernement est inférieur à leur
taux de disponibilité sur le marché du travail.
    M. Cashman a fait valoir que le gouvernement fédéral arrive à remplir son
obligation juridique non pas par l'embauche proportionnelle, mais en raison
des blessures et des maladies que subissent des personnes déjà à son emploi.
En effet, certaines personnes deviennent handicapées au cours de leur
carrière.
    En 2005-2006, le nombre de personnes ayant un handicap embauchées était
de 2,5 %, mais le nombre de cessations d'emploi chez ces personnes atteignait
presque le triple de ce taux et se chiffrait à 7 %, alors qu'il était de 6,6 %
l'année précédente. Voilà qui est encore plus inacceptable.
    Les personnes des groupes raciaux comptent pour 8,6 % de la fonction
publique fédérale, ce qui est inférieur au taux de disponibilité sur le marché
du travail de 10,4 % (DMT) que le gouvernement utilise. Toutefois, l'AFPC
soutient que ce taux est en réalité plus près de 12 %. Le taux de DMT que le
gouvernement utilise est basé sur le recensement de 2001 et est donc désuet.
En outre, il exclut les non-citoyens même si la grande majorité de ces
personnes obtiennent leur citoyenneté en moins de trois ans. Enfin, d'ici
2017, une personne sur cinq fera partie d'une minorité visible. Comment le
gouvernement fera-t-il pour refléter une telle proportion compte tenu du
rythme ridiculement lent auquel il embauche des personnes des groupes raciaux?
    L'AFPC souligne aussi que 77 % des employés autochtones de la fonction
publique fédérale travaillent dans un ministère qui possède un mandat
juridique ou un mandat sur le plan des orientations relativement aux
Autochtones, notamment le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien
et Santé Canada. Seulement 23 % des employés autochtones sont répartis dans
les autres ministères, ce qui ne démontre pas un engagement sincère envers la
représentativité des Autochtones dans l'ensemble du secteur public. En outre,
le nombre d'Autochtones embauchés au gouvernement se chiffrait à 3,8 %, alors
que leur taux de départ était de 4,2 %.
    Les femmes, pour leur part, même si elles comptent pour 53,5 % des
effectifs, sont sous-représentées dans les postes de gestion (39 %). L'AFPC
fait aussi valoir que dans notre culture, il est normal que les femmes, comme
parents, aient besoin d'équilibrer leurs obligations familiales et leurs
obligations professionnelles. Le défaut de reconnaître des politiques comme
les horaires de travail inflexibles comme étant des obstacles à l'embauche et
à la promotion des femmes correspond, une fois de plus, au défaut des
employeurs à respecter leurs obligations en matière d'équité en emploi.
    "L'équité en emploi est plus qu'une question de représentativité, fait
savoir Patty Ducharme, vice-présidente exécutive de l'AFPC. Elle touche
également les politiques et les pratiques d'emploi qui servent d'obstacles à
l'embauche et à la promotion."




Renseignements :

Renseignements: Denis Boivin, coordonnateur de communications, AFPC,
(613) 560-4280, (613) 222-4617


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