Un rapport indique que des progrès ont été faits mais qu'il en faut encore



    
    Les délais d'attente sont trop longs pour subir une opération d'urgence
    d'un cancer, passer un examen IRM, consulter un spécialiste ou obtenir
    une place dans un foyer de soins infirmiers
    

    TORONTO, le 9 juin /CNW/ - D'importants progrès ont été réalisés dans
l'abrégement de l'attente pour certains types de chirurgies et d'examens par
imagerie de haute technologie. Cependant, un grand nombre d'Ontariennes et
Ontariens attendent encore trop longtemps pour être opérés d'urgence d'un
cancer, passer un examen IRM, consulter un spécialiste ou obtenir une place
dans un foyer de soins infirmiers. C'est ce que révèle le quatrième rapport
annuel du Conseil ontarien de la qualité des services de santé (COQSS), rendu
public aujourd'hui.
    "Grâce à la Stratégie de réduction du temps d'attente, les temps
d'attente ont considérablement diminué pour la chirurgie de la cataracte,
l'arthroplastie de la hanche et du genou et des interventions cardiaques",
souligne Lyn McLeod, présidente du COQSS. "Cependant, quand la moitié des
patients atteints d'un cancer qui doivent être opérés d'urgence ne le sont pas
dans les délais médicalement acceptables, quand le temps d'attente pour passer
un examen IRM est trois à quatre fois plus long que prévu et quand la période
d'attente pour obtenir une place dans un foyer de soins infirmiers a doublé en
seulement deux ans, il est clair que tous ceux qui participent à la prestation
des soins de santé doivent agir."
    Les patients qui doivent être opérés d'un cancer sont classés par ordre
de priorité en quatre catégories selon l'urgence de leur besoin. Le classement
va de la priorité 1, qui nécessite une "intervention chirurgicale immédiate",
à la priorité 4, auquel cas la cible est de 12 semaines. Le rapport du COQSS
montre que dans la catégorie de priorité 2 ou la catégorie "intervention
chirurgicale urgente", la moitié des patients ne sont pas opérés dans le délai
médicalement acceptable de deux semaines. Pour certains, l'attente est deux
fois plus longue.
    "Des délais trop longs pour subir une opération peuvent entraîner la
détérioration de la santé d'un patient, et parfois même provoquer des
complications chez lui, voire sa mort", explique Dr Ben Chan, chef de la
direction du COQSS. "C'est un problème sérieux, mais sa résolution ne demande
pas une réorganisation à grande échelle ou de grandes dépenses." Le rapport du
COQSS révèle que l'Hôpital général North York atteint systématiquement toutes
les cibles relatives aux chirurgies de cancer en effectuant une meilleure
coordination des soins de cancer. "Nous encourageons vivement tous les
hôpitaux qui effectuent des chirurgies urgentes du cancer à examiner de près
leurs chiffres et à prendre la ferme résolution de réaliser des objectifs
ambitieux de réduction de leurs temps d'attente à des niveaux comparables à
ceux qui sont les meilleurs dans la province."
    La bonne nouvelle est que le rapport de l'organisme indépendant montre
que la plupart des patients qui doivent subir une chirurgie cardiaque sont
désormais traités dans les délais prévus, les chances de survie se sont
considérablement améliorées pour les patients atteints du cancer du sein et du
colon et l'utilisation de la télémédecine est de plus en plus répandue, ce qui
permet aux personnes qui doivent consulter un spécialiste d'éviter les
inconvénients et les voyages trop fréquents.
    "Des améliorations modestes ont été apportées à la qualité du système de
santé ontarien. Toutefois, il faut procéder plus rapidement qu'en ce moment,
indique Ben Chan, le directeur du COQSS. Notre rapport met en évidence des
exemples précis d'excellente performance, en Ontario et ailleurs, qui nous ont
prouvé qu'il était possible d'améliorer les résultats. Nous encourageons les
fournisseurs de soins de santé, les planificateurs et les responsables de
l'élaboration de politiques à apprendre des pratiques éprouvées et à appliquer
les leçons qui en découlent."
    Pour une quatrième année consécutive, le rapport souligne l'absence dans
l'ensemble du système d'outils technologiques de l'information, tels que les
dossiers médicaux électroniques, comme l'un des principaux obstacles à la mise
en place d'un système plus efficace offrant des soins de haute qualité. En
2007, seulement 25 % des médecins de famille de l'Ontario disposaient des
dossiers médicaux électroniques, contre 50 % en Alberta, 98 % aux Pays-Bas et
89 % au Royaume Uni.
    "Les Ontariennes et les Ontariens sont plus susceptibles que les gens de
ces pays d'avoir l'impression qu'on leur fait perdre du temps à cause de soins
mal organisés ou qu'on leur fait subir une analyse inutile", a déclaré le Dr
Chan. "Il faut que l'Ontario continue à mettre l'accent sur la mise en oeuvre
des dossiers de santé électroniques pour tout le monde."

    
    Le rapport souligne également les points suivants :

    -   L'Ontario réalise deux fois plus d'examens IRM qu'avant
        l'introduction de la Stratégie de réduction des temps d'attente, mais
        le délai pour ceux-ci oscille entre 90 et 120 jours depuis presque
        quatre ans, ce qui est beaucoup plus que l'objectif fixé de 28 jours.

    -   Bien que l'Ontario produise plus de médecins et d'infirmières
        praticiennes et infirmiers praticiens que jamais, l'accès aux
        médecins de famille ne s'est pas amélioré depuis 2006 - 7,4 % des
        adultes ontariens n'ont pas de médecin de famille et environ la
        moitié d'entre eux, soit 400 000 personnes, cherchent un médecin sans
        en trouver.

    -   Plus de la moitié des "adultes malades" interrogés, c'est-à-dire les
        personnes qui qualifient leur santé de "passable" ou de "mauvaise",
        ont déclaré avoir attendu plus d'un mois pour consulter un
        spécialiste après que leur cas a été renvoyé à celui-ci, tandis que
        seulement une personne sur quatre en Allemagne, aux Pays-Bas et aux
        Etats-Unis a affirmé avoir attendu aussi longtemps.

    -   Seul un tiers des habitants de l'Ontario (et de l'ensemble du Canada)
        peuvent consulter leur médecin le même jour ou le lendemain quand ils
        sont malades et ont besoin de se faire soigner, alors que deux tiers
        des habitants des Pays-Bas ont pu consulter aussi rapidement leur
        médecin

    -   Les temps d'attente pour obtenir une place dans un foyer de soins de
        longue durée ont doublé au cours des deux dernières années, passant
        de 49 à 106 jours.

    -   La plupart des Ontariennes et des Ontariens affirment que les soins
        qu'ils ont reçus de la part de leurs médecins ordinaires étaient très
        bons ou excellents, et 90 p. 100 des résidents d'un établissement de
        soins de longue durée accordent la même appréciation à leur
        établissement.

    -   Les facteurs qui sont liés aux maladies chroniques - obésité,
        sédentarité et mauvaise alimentation - ont véritablement empiré entre
        2005 et 2007. Des progrès ont été réalisés à l'égard de la réduction
        du tabagisme entre 2001 et 2005 mais sont restés au point mort
        depuis.

    -   On observe des légères améliorations dans le traitement de maladies
        chroniques, toutefois les personnes qui en sont atteintes ne
        reçoivent pas l'éventail complet de soins dont elles ont besoin.
        L'accès aux médicaments hypocholestérolémiants s'est amélioré, mais
        les Ontariennes et les Ontariens atteints du diabète sont beaucoup
        moins susceptibles que les habitants des autres pays de bénéficier
        d'un examen régulier des pieds et des yeux. Ces examens peuvent aider
        à déceler les problèmes à un stade précoce et éviter les amputations
        et la cécité.

    -   Moins de gens sont hospitalisés pour l'asthme. D'ailleurs, tout
        laisse penser que le Projet pilote de lutte contre l'asthme pour les
        établissements de soins primaires est utile. En effet, après 12 mois,
        les participants ont signalé une baisse de 30 pour cent des crises
        d'asthme, ainsi qu'une baisse de 49 pour cent de jours de classe
        manqués.

    -   La plupart des Ontariennes et Ontariens estiment que les soins qu'ils
        reçoivent de leur médecin régulier sont très bons ou excellents et 90
        % des résidents de foyers de soins de longue durée disent autant de
        bien de leur établissement.
    

    Le rapport annuel du COQSS souligne aussi des cas de réussite en Ontario
et ailleurs, notamment l'hôpital général de North York à Toronto, qui respecte
systématiquement toutes les cibles établies pour la chirurgie du cancer; la
région sanitaire de Chinook, près de Lethbridge, en Alberta, qui a réussi à
réduire le temps d'attente pour les soins de longue durée en faisant la
promotion d'autres types de soins ; et l'équipe Santé familiale New Vision de
Kitchener, qui a réduit de 63 % le temps d'attente pour les soins primaires.
Le COQSS donne de plus dans son rapport des exemples montrant comment les
Ontariennes et les Ontariens peuvent mieux prendre en main leur santé.

    A PROPOS DU COQSS

    Le Conseil ontarien de la qualité des services de la santé (COQSS) est un
organisme indépendant, créé par le gouvernement de l'Ontario en septembre 2005
et financé par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée. Le
Conseil rend compte directement aux Ontariennes et Ontariens de l'accès aux
services de santé publics, des ressources humaines du secteur des soins de la
santé, de l'état de santé des consommateurs et de la population en général,
ainsi que du rendement du système de santé. Le Conseil a également pour mandat
de soutenir l'amélioration de la qualité du système de soins de santé en
faisant la promotion de l'utilisation de pratiques exemplaires et de méthodes
d'amélioration de la qualité chez les dirigeants et les gestionnaires des
soins de santé.





Renseignements :

Renseignements: Céline St-Louis, Directrice des communications, Tél.:
(416) 323-6868, poste 223

Profil de l'entreprise

CONSEIL ONTARIEN DE LA QUALITE DES SERVICES DE SANTE

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