Un rapport du CGAP constate une baisse des charges d'intérêts, des frais d'administration et des profits



    Les taux d'intérêt du microcrédit sont généralement raisonnables

    WASHINGTON, le 26 févr. /CNW/ - Les préoccupations selon lesquelles les
taux d'intérêt du microcrédit sont indûment élevés ne sont pas corroborées par
les données disponibles, dévoile le nouveau rapport de recherche du CGAP,
centre mondial de ressources en microfinance.
    Les institutions de microfinance doivent imposer des taux plus élevés que
les banques traditionnelles étant donné que leurs minuscules prêts entraînent
des frais d'administration plus élevés, et qu'ils ne peuvent pas emprunter des
fonds à un taux aussi bas que les banques.
    "Certaines institutions de microfinance semblent imposer des taux
d'intérêt s'avérant difficiles à justifier, et ce même si nous tenons compte
de ces facteurs", a affirmé Elizabeth Littlefield, chef de la direction du
CGAP. "Cependant, nous avons constaté que ces cas ne représentaient qu'une
infime minorité et qu'en règle générale, les taux d'intérêt semblaient
correspondre aux coûts des institutions de microfinance. De manière
encourageante, les taux d'intérêt du microcrédit baissent rapidement, et il en
va de même pour les frais d'administration et les profits engendrés par les
institutions de microfinance."
    Le rapport "The New Moneylenders: Are the Poor Being Exploited by High
Microcredit Interest Rates" (Les nouveaux prêteurs : les pauvres sont-ils
exploités par les taux d'intérêt élevés du microcrédit ?)
(http://www.cgap.org/p/site/c/template.rc/1.9.9534), corédigé par Richard
Rosenberg, Adrian Gonzalez et Sushma Narain, a constaté que le taux d'intérêt
médian des microprêts s'élevait à environ 26 pour cent en 2006, la dernière
année pour laquelle les données étaient disponibles. Le microcrédit est
habituellement moins coûteux que les cartes de crédit ou les prêts personnels
dans les pays où ces données pourraient être répertoriées, et il est,
pratiquement toujours, beaucoup moins coûteux que les prêts "informels".
    Les taux de microcrédit ont baissé rapidement, soit d'environ 2,3 points
de pourcentage par année depuis 2003. Cette baisse est beaucoup plus forte que
celle des taux des prêts bancaires. Les taux ont chuté très rapidement dans la
partie orientale de la région Asie-Pacifique ainsi qu'au Moyen-Orient/Afrique
du Nord (baisses annuelles de 3,7 à 3,9 pour cent) et modérément en Afrique,
en Europe/Asie centrale de même qu'en Amérique latine (baisses annuelles de
0,9 à 1,5 pour cent). Les taux en Asie du Sud sont demeurés relativement
stables.
    Les frais d'administration, qui contribuent le plus fortement aux taux
d'intérêt du microcrédit, sont inévitablement plus élevés pour les minuscules
microprêts que pour les prêts bancaires conventionnels. Par exemple, l'octroi
de 100 000 $ en 1 000 prêts de 100 $ chaque engendre des dépenses plus élevées
que l'octroi d'un seul prêt de 100 000 $, notamment en ce qui a trait au
salaire du personnel. Toutefois, l'expertise des institutions et la
concurrence qu'elles se livrent ont permis de réduire ces coûts d'environ un
point de pourcentage par année.
    En règle générale, les profits générés par les institutions de
microfinance ne semblent pas excessifs : le rendement moyen des capitaux
propres s'est élevé à environ 12 pour cent en 2006 comparativement à quelque
18 pour cent pour les banques des mêmes pays. Le 10 pour cent le plus rentable
du portefeuille de microcrédit mondial a produit des rendements des capitaux
propres de plus de 34 pour cent en 2006, taux dont le caractère adéquat
pourrait éveiller des inquiétudes chez certains. Cependant, la majeure partie
de ce profit est générée par des entités sans but lucratif, qui conservent et
réutilisent ces bénéfices pour étendre leurs services à leur clientèle. De
plus, les profits ont baissé d'environ 0,6 point de pourcentage par année
depuis 2003.
    "Il en résulte que nous n'avons trouvé aucune preuve nous permettant de
suggérer un modèle étendu d'exploitation des emprunteurs", a déclaré Richard
Rosenberg, auteur principal du rapport. "Les inquiétudes quant aux taux
d'intérêt de l'ordre de 85 pour cent, tels ceux pratiqués par les banques
comme Compartamos au Mexique, sont tout à fait justifiées, mais il faut savoir
que moins d'un pour cent des micro-emprunteurs dans le monde paient des taux
d'intérêt aussi élevés. Les frais d'administration seront toujours plus élevés
pour les minuscules microprêts que pour les gros prêts bancaires. Il est
encourageant de constater que ces frais d'administration sont en baisse, de
même que les profits des prêteurs, et que les économies générées sont
distribuées aux emprunteurs. Nous nous attendons à ce que cette tendance se
poursuive à moyen terme."

    A propos du CGAP

    Le CGAP (Consultative Group to Assist the Poor) est la plus importante
ressource destinée à l'avancement de la microfinance dans le monde. Le CGAP
offre à l'industrie financière, aux gouvernements et aux investisseurs des
renseignements objectifs, des opinions d'experts et des solutions novatrices
dans le but d'étendre, de façon efficace, l'accès aux services financiers aux
personnes pauvres de partout dans le monde. Pour plus de renseignements :
www.cgap.org





Renseignements :

Renseignements: Una Gallagher Pulizzi du CGAP, (202) 473-8869,
upulizzi@worldbank.org


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