Un projet d'éoliennes de 4,5 G$ refusé par Québec et Hydro-Québec: Le processus d'examen du détournement de la rivière Rupert floué



    MONTREAL, le 25 mars /CNW Telbec/ - Fondation Rivières estime que les
Québécois et les Cris ont été trompés et somme le gouvernement du Québec et
Hydro-Québec d'observer un moratoire sur le détournement de la rivière Rupert,
le temps d'évaluer tous les projets d'alternatives cachés aux Québécois et aux
commissaires cris, provinciaux et fédéraux lors des audiences publiques. En ne
déposant pas aux comités d'examen le projet proposé par Siemens le 25 avril
2005, soit pendant le processus d'examen du projet de dérivation,
Fondation Rivières estime que non seulement ces comités n'avaient pas en main
les données qui auraient permis une analyse adéquate du projet et de ses
alternatives de moindre impact, mais qu'il est inacceptable que la société
d'Etat et le gouvernement aient cachés cette précieuse information auprès des
Cris, des Québécois et des commissaires.
    Dans un article du journaliste Louis-Gilles Francoeur du quotidien
Le Devoir publié hier, nous apprenons que Québec et Hydro-Québec auraient
refusé ce projet qui "aurait généré un investissement privé de 4,5 milliards
de dollars et aurait produit neuf térawattheures (TWh), ce qui en faisait donc
une véritable solution de rechange au détournement de la rivière Rupert, dont
Hydro-Québec escompte tirer 8,5 TWh".
    "Le Gouvernement Charest et Hydro-Québec ont caché un projet qui aurait
permis non seulement de sauver la rivière Rupert mais aussi de positionner le
Québec comme chef de file dans l'économie verte en plus de créer des milliers
d'emplois permanents dans différentes régions" affirme Suzann Méthot, porte-
parole de la Fondation Rivières.
    Rappelons qu'Hydro-Québec n'a accordé que quatre pages aux alternatives
dans son étude d'impact et qu'aucune ne mentionnait les projets effectivement
proposés aux Québécois tant par cette firme internationale que ceux élaborés
par les Cris et d'autres compagnies québécoises et canadiennes qui auraient
permis aux commissaires d'évaluer de réels projets alternatifs à celui de la
dérivation de la rivière Rupert.
    Rappelons aussi que tout au long des audiences, les coûts réels du projet
Eastmain1A/Rupert ont été cachés aux Québécois et qu'Hydro-Québec a refusé une
demande d'accès à l'information concernant son coût qui est passé de 4 G$ à
plus de 5 G$ lors de son annonce. A ce compte, le projet éolien de Siemens est
au même coût que celui de la dérivation, soit 6 cents le KWh, mais sans ses
impacts majeurs et aurait créé plus d'emplois.
    Fondation Rivières estime que le gouvernement du Québec et Hydro-Québec
ont trompé les Québécois et les Cris. Ils doivent s'expliquer. Fondation
Rivières maintient sa demande de moratoire sur le projet de dérivation pour
permettre une étude transparente des alternatives au projet.

    Détails aux pages 30, 40 à 45 et 61 du mémoire de la Fondation sur le
site www.fondation-rivieres.org




Renseignements :

Renseignements: Source: Suzann Méthot, (514) 792-1843 ou (514) 272-2666


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