Un nouvel outil de conservation à l'intention du secteur des sables bitumineux de l'Alberta est à l'étude



    Les chefs de l'industrie, les communautés autochtones et les groupes
    environnementaux s'accordent pour dire que les crédits de compensation
    pour perte de biodiversité sont essentiels à la gestion des impacts
    environnementaux dans la Forêt Boréale de l'Alberta


    EDMONTON, le 10 juin /CNW Telbec/ - Dans un effort visant à prévenir les
phénomènes irréversibles que sont la diminution du nombre d'espèces et
l'amoindrissement de biodiversité dans la Forêt Boréale en Alberta, les
intervenants de l'industrie peuvent compenser leurs impacts environnementaux
en adoptant des mesures décisives pour préserver ou rétablir des zones de
valeur égale ou supérieure aux territoires perturbés. Telles sont les
conclusions tirées du rapport publié aujourd'hui, Regagner le terrain perdu :
la conservation de la forêt boréale en Alberta et les crédits de compensation
pour perte de biodiversité.
    Ce rapport, commandé par l'Initiative boréale canadienne (IBC) et rédigé
par le Pembina Institute et le Alberta Research Council, relate différentes
expériences d'application des politiques de compensation dans plusieurs
domaines de compétences tout en tenant compte du point de vue de l'industrie,
des Premières nations, du gouvernement, des universitaires et des groupes
environnementaux de l'Alberta. Il en conclut que les crédits de compensation
doivent être considérés comme une mesure d'atténuation des répercussions
grandissantes sur la biodiversité découlant de l'exploitation des ressources
dans la forêt boréale, notamment dans la région des sables bitumineux de
l'Alberta.
    Les crédits de compensation pour perte de biodiversité, également appelés
crédits de conservation, permettent aux entreprises oeuvrant dans l'industrie
des ressources de compenser pour les impacts inévitables que leurs projets
d'exploitation ont sur la biodiversité, en préservant des territoires de
valeur biologique égale ou supérieure, l'objectif étant de ne provoquer aucune
perte nette au chapitre de la biodiversité.

    Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes :

    
    - les crédits de compensation pourraient produire des résultats tangibles
      en matière de conservation afin d'atténuer les impacts liés à
      l'exploitation;
    - une stratégie de compensation doit être fondée sur une planification
      efficace de l'utilisation du territoire afin d'établir des objectifs de
      conservation ainsi que des cibles et des limites liées aux effets
      cumulatifs, et doit être intégrée à un éventail d'autres politiques et
      mesures visant à faciliter l'atteinte des buts fixés en matière de
      préservation;
    - des représentants de l'industrie pétrolière et gazière ont indiqué que
      leurs sociétés étaient déjà en train d'utiliser des crédits de
      compensation ou de songer à investir dans ceux-ci;
    - plusieurs enjeux clés doivent être pris en compte lors de la création
      d'un programme de compensation : définir les objectifs du programme en
      matière de compensation, déterminer la disponibilité future et le coût
      des crédits et cerner les options concernant la répartition des risques
      liés au passif environnemental créé par les crédits. Ces enjeux doivent
      être explorés dans le cadre d'une étude pilote soigneusement conçue.
    

    "L'expérience en matière de conservation des terres privées en Alberta et
aux quatre coins du monde démontre que les crédits de compensation peuvent
représenter une méthode rentable et efficace permettant de protéger les
résultats de la compensation, explique Larry Innes, directeur général de
l'IBC. Notre rapport suggère qu'il y a une possibilité importante d'envisager
les crédits de compensation sur les terres publiques."
    "Gérer l'exploitation pour préserver la biodiversité est un enjeu de
taille dans la Forêt Boréale de l'Alberta, en raison des effets combinés et
croissants de l'exploitation du secteur de l'énergie et des forêts, a indiqué
Simon Dyer, directeur du programme des sables bitumineux du Pembina Institute
et principal auteur du rapport. De plus, il est essentiel que les mesures de
conservation évoluent au même rythme que l'exploitation. Dans la Forêt Boréale
de l'Alberta, la proportion du territoire où il est maintenant permis
d'exploiter les ressources a doublé pour atteindre 2,8 millions d'hectares au
cours des cinq dernières années. A moins que les mesures de conservation ne
s'appliquent sous peu à des territoires clés réservées à cet effet, ce sont la
faune et l'utilisation traditionnelle de ces forêts qui en subiront les
véritables contrecoups. Préserver les forêts dans le but de compenser les
répercussions associées aux projets d'exploitation est un outil que
l'industrie peut utiliser à bon escient."
    Nexen inc, une société d'énergie établie au Canada qui recherche
activement des façons de réduire l'empreinte industrielle de ses activités
d'exploitation des sables bitumineux, est en faveur du rapport Regagner le
terrain perdu.
    "Il existe à présent de réelles occasions de piloter des projets de
crédits de compensation en Alberta, a déclaré Garry Mann, directeur général,
Santé, sécurité et environnement à Nexen. L'industrie est prête à investir
dans les crédits et nous avons besoin que le gouvernement fasse la promotion
de telles initiatives en établissant des politiques et des règlements clairs
concernant l'utilisation du territoire, qui permettront à cet outil d'être
largement utilisé."
    Nexen, Pembina et l'IBC font partie d'un groupe de travail qui ont mis de
l'avant deux projets pilotes de crédits de compensation dans le nord-est de
l'Alberta visant à protéger de vastes étendues de la Forêt Boréale de la
province des effets des activités industrielles, afin de compenser certaines
des répercussions biologiques causées par l'exploitation dans cette région.
Les autres membres de ce groupe de travail comprennent Suncor Energy,
Alberta-Pacific Forest Industries inc., les Nations des Cris de Little Red
River et de Tall Cree et la Nature Conservancy of Canada Alberta Region.
    Il va sans dire que les efforts du groupe tombent à point. En mai, le
gouvernement de l'Alberta a annoncé l'ébauche d'un cadre de l'utilisation des
territoires qui définit les crédits de compensation comme une "stratégie clé"
encourageant la gestion avisée et la conservation.
    "Cette ébauche reconnaît que les crédits de compensation sont un outil
précieux, mais met l'accent sur la saine gestion des terres privées, a indiqué
M. Innes. Nous espérons que le gouvernement de l'Alberta prendra les mesures
nécessaires pour faire des crédits de compensation un outil viable menant à
une gestion similaire des terres publiques."
    Le rapport intégral est accessible au http://www.borealcanada.ca.

    A propos de l'Initiative boréale canadienne

    L'Initiative boréale canadienne collabore avec les Premières nations, les
gouvernements, des organismes voués à la conservation, des chefs de
l'industrie et d'autres parties intéressées à établir des liens entre les
solutions scientifiques, politiques et de conservation envisageables pour
l'ensemble de la forêt boréale du Canada. L'IBC s'efforce de promouvoir le
cadre de conservation de la forêt boréale à titre de conception équilibrée de
la conservation et du développement durable.

    A propos du Pembina Institute

    Le Pembina Institute crée des solutions d'énergie durable par l'entremise
de recherches, de formation, de consultation et d'activités de promotion
d'intérêts. Il favorise la durabilité environnementale, sociale et économique
en proposant des solutions pratiques pour les entreprises, les gouvernements,
les personnes et les communautés. L'Institut est un chef de file en matière de
recherche sur les mesures concernant les changements climatiques, les
politiques énergétiques, l'économie verte, l'énergie renouvelable et le
contrôle environnemental, et offre aussi des programmes éducatifs. Vous
trouverez de plus amples renseignements sur le Pembina Institute en consultant
le site www.pembina.org ou en écrivant à info@pembina.org.




Renseignements :

Renseignements: Marie-Hélène Bachand, Initiative boréale
canadienne/Edelman, (514) 844-6665, poste 240,
marie-helene.bachand@edelman.com; Sources: Larry Innes, directeur exécutif,
Initiative boréale canadienne; Simon Dyer, directeur du programme des sables
bitumineux, Pembina Institute et principal auteur du rapport; Marian Weber,
chercheuse, Alberta Research Council et co-auteure du rapport; Garry Mann,
directeur général, Santé, sécurité et environnement, Nexen inc.; Shawn Wasel,
directeur, sciences environnementales, Alberta-Pacific Forest Industries inc.;
Jim Webb, conseiller principal, Nations des Cris de Little Red River et de
Tall Cree

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