UN NOUVEAU SONDAGE DÉMONTRE QUE LES CANADIENS SE PRÉOCCUPENT DE LA RÉPUTATION MONDIALE DU PAYS, MAIS CROIENT QU'ELLE PEUT ÊTRE AMÉLIORÉE SI L'ON REND LES MÉDICAMENTS ABORDABLES AUX PAYS EN DÉVELOPPEMENT

Une campagne de la base bâtit déjà les appuis pour l'adoption rapide du projet de loi après l'élection

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TORONTO, le 26 avril /CNW/ - Un nouveau sondage d'opinion publique vient de démontrer que deux fois plus de Canadiens et de Canadiennes (35 %) sont d'avis que la réputation internationale du Canada s'est dégradée au cours des dernières années, plutôt qu'améliorée (17 %), alors qu'un tiers (37 %) des répondants la considèrent comme inchangée. Toutefois, le même sondage a révélé que sept Canadien-nes sur dix (71 %) considèrent que la réputation du Canada serait améliorée s'il adoptait un projet de loi qui faciliterait la provision de médicaments génériques moins coûteux aux gens de pays en développement pour des affections comme le sida, la tuberculose et le paludisme. Le Canada était sur le point d'adopter une telle loi, le Projet de loi C-393 pour réformer le Régime canadien d'accès aux médicaments (RCAM), jusqu'à ce que celui-ci soit retenu au Sénat et meure au feuilleton lorsqu'une élection a été décrétée.

« Ce sondage confirme l'occasion incomparable qui s'offre aux membres du Parlement et aux sénateurs désireux de régler les problèmes du Régime canadien d'accès aux médicaments », signale Richard Elliott, directeur général du Réseau juridique canadien VIH/sida. « Une telle loi aiderait à fournir des médicaments dont ont désespérément besoin des personnes qui meurent de maladies traitables, et en plus elle rehausserait la réputation du Canada à titre de bon citoyen du monde. »

Alors que le Canada a gelé le budget de son aide étrangère et que des observateurs voient un recul de la stature internationale du Canada dans le fait qu'il s'est vu refuser un siège au Conseil de sécurité de l'ONU, des initiatives humanitaires comme la législation pour rectifier le RCAM - qui ne coûteraient rien aux contribuables - constituent un point de ralliement incontestable.

De fait, un mouvement populaire formé de groupes de grands-mères, d'associations d'étudiants et d'activistes pour la santé et les droits de la personne vient de lancer l'initiative www.ActionSida.ca, invitant tous les candidat-es des principaux partis politiques de la scène fédérale à indiquer s'ils sont en faveur de rectifier le RCAM afin de venir en aide aux plus démunis. Dans un tableau interactif sur ce site Internet, seront inscrites les réponses des candidat-es afin que les électeurs de partout au pays puissent voir quels candidat-es de leur circonscription ont déjà exprimé leur appui à une rectification du RCAM. Le site permet aussi aux électeurs d'envoyer un courriel à leurs candidats locaux afin de leur demander de dire leur position sur la question, si ce n'est déjà fait.

« Les Canadien-nes ont solidement appuyé l'idée d'un projet de loi qui sauverait des vies », constate Andrea Beal, coprésidente du Comité d'action national de la Campagne de grands-mères à grands-mères. « Nous demandons aux candidates et aux candidats d'écouter la volonté du peuple et d'appuyer la mission de mettre des médicaments abordables à la disposition des pays en développement. Ce nouveau sondage est une preuve de plus du fait qu'ils devraient agir de la sorte. »

Adopté à l'unanimité par le Parlement canadien en 2004, le RCAM a été rendu pratiquement inutile par les lourdeurs administratives superflues dont on l'a affublé. Seulement une commande d'un médicament a été remplie, et fournie à un seul pays. Le fabricant générique canadien qui a eu recours au RCAM a fait savoir qu'il ne tenterait plus d'avoir recours à cette encombrante démarche; et la situation est la même du côté des pays en développement qui pourraient y recourir. Un élément crucial à la réduction des obstacles administratifs réside dans la « solution à licence unique », partie essentielle à toute initiative législative qui viserait à réformer le RCAM.

Jusqu'à la mort du Projet de loi C-393 devant le Sénat, le mois dernier, un vif élan populaire a appuyé les efforts pour mettre des médicaments abordables à la disposition des personnes qui en ont besoin. L'initiative législative - qui incluait la « solution à licence unique » - avait récolté l'appui de nombreux Canadien-nes de premier plan, notamment des travailleurs en aide internationale, des leaders en matière de droits humains, des médecins et des leaders religieux. Elle était aussi appuyée par plus de 70 000 Canadiens et Canadiennes, qui avaient signé une pétition ou envoyé des lettres pour exhorter le Parlement à adopter cette loi. Et lorsque la Chambre des communes a procédé au vote, le 9 mars, le Projet de loi a été approuvé par une forte majorité (172 pour; 111 contre) -composée de député-es de tous les partis politiques.

« Les Canadien-nes ont maintes fois démontré leur compréhension et leur reconnaissance des droits de tous et toutes d'avoir accès aux médicaments qui sauveront leur vie », observe Aria Ahmad, coordonnatrice à l'Université de Toronto de la section locale du ralliement étudiant international des Universities Allied for Essential Medicines (UAEM). « Nous exhortons les candidat-es au Parlement à les entendre. »

Des renseignements de fond sur les efforts pour rectifier le Régime canadien d'accès aux médicaments, y compris les arguments détaillés d'experts internationaux en droit et en santé, à l'appui des initiatives législatives antérieures à cet effet, sont accessibles à www.aidslaw.ca/rcam.

À propos du sondage
Le sondage a été réalisé par Vision Critical, pour le Réseau juridique canadien VIH/sida. Les 15 et 16 avril, Vision Critical a mené un sondage en ligne auprès d'un échantillon représentatif de 1 011 adultes canadiens choisis au hasard, inscrits au Forum Angus Reid. Les résultats ont été statistiquement pondérés conformément aux plus récentes données de recensement sur le sexe, l'âge, la région et la scolarité (ainsi que la langue, pour ce qui concerne le Québec), de façon à assurer un échantillonnage représentatif de la population adulte du Canada. La marge d'erreur est de ± 3,0 %, 19 fois sur 20. Les différences dans ou entre les totaux sont attribuables aux arrondissements.

SOURCE RESEAU JURIDIQUE CANADIEN VIH/SIDA

Renseignements :

Janet Butler-McPhee
Directrice des communications, Réseau juridique canadien VIH/sida
Tél. : +1 416 268-2549, jbutler@aidslaw.ca

Christopher Holcroft
Directeur, Empower Consulting, pour le Réseau juridique canadien VIH/sida
Tél. : +1 416 996-0767, chris_holcroft@yahoo.com

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