Un nouveau rapport sur le cancer de la prostate révèle des obstacles à son dépistage précoce



    Seulement 24 pour cent des Québécois évaluent avec précision leur risque
    de développer la maladie

    TORONTO, le 11 sept. /CNW/ - Un nouveau bulletin publié aujourd'hui par
la Fondation canadienne de recherche sur le cancer de la prostate démontre que
les Canadiens âgés de 45 ans et plus et leurs médecins n'obtiennent pas la
note de passage pour un certain nombre de facteurs clés qui favorisent une
détection précoce du cancer de la prostate.
    Selon la Fondation, seulement 22 pour cent des hommes âgés de 45 ans ou
plus peuvent évaluer avec précision leur risque de développer un cancer de la
prostate. Il faut toutefois s'inquiéter du fait que seulement la moitié de
tous les Canadiens âgés entre 45 et 54 ans a le courage de parler de cette
maladie avec leur médecin.
    "Les résultats de ce rapport demeurent une source de préoccupation non
seulement parce que le cancer de la prostate représente le pire cancer pour
les Canadiens, mais en raison aussi de son haut taux de guérison s'il est
détecté et traité très tôt, explique M. John Blanchard, président et chef de
la direction de la Fondation canadienne de recherche sur le cancer de la
prostate. Au cours des vingt dernières années, l'apparition de nouveaux cas de
cancer de la prostate a presque doublé. Par conséquent, il nous faut redoubler
de vigilance pour le dépistage précoce chez les hommes dans la quarantaine
plutôt que d'attendre qu'ils atteignent la soixantaine."

    Comment se comportent les Québécois?

    Tout comme leurs homologues à la grandeur du pays, les Québécois ont bien
du chemin à parcourir en matière de prévention contre le cancer de la
prostate. Seulement un Québécois sur quatre (24 pour cent) peut évaluer avec
précision son risque de développer le cancer de la prostate et tout juste un
peu plus de la moitié (52 pour cent) a eu une conversation avec son médecin au
sujet du traitement du cancer de la prostate. Concernant la protection de la
santé des Québécois, la Fondation se préoccupe particulièrement du fait qu'un
faible pourcentage (43 pour cent) déclare que leur médecin a recommandé de
passer un dosage de l'APS par rapport aux hommes des autres provinces (57 pour
cent).
    Selon M. Blanchard, un autre résultat inquiétant est que les femmes - les
gardiennes de premier plan de la santé de leur famille - affichent une moins
bonne compréhension que les hommes, sous-estimant de façon significative les
chances de leurs conjoints de développer un cancer de la prostate. Seulement
neuf pour cent des femmes sont en mesure d'évaluer correctement le risque de
leur partenaire. En fait, les femmes déclarent qu'elles ont plus de
connaissances sur les maladies du coeur et sont plus sensibles aux autres
cancers tels que le cancer du sein et de la peau. Parmi les femmes et les
hommes âgés entre 45 et 64 ans, 57 pour cent admettent n'avoir que "peu ou
aucune connaissance" sur le dépistage et le traitement du cancer de la
prostate.

    
    Bulletin sur les connaissances et le dépistage du cancer de la prostate

    -------------------------------------------------------------------------
    Canadiens de 45 ans et + :                                       Note de
                                                                     passage?
    -------------------------------------------------------------------------
    Estiment qu'un dépistage précoce favorise un
    traitement plus efficace                               92 %         A
    -------------------------------------------------------------------------
    Dont le médecin leur a parlé du cancer de la
    prostate/du traitement                                 64 %         C
           -  Entre 45 et 54 ans                           49 %         F
    -------------------------------------------------------------------------
    Ne sont pas d'accord que le cancer de la prostate
    est un problème réservé uniquement aux
    "gens très âgés"                                       60 %         C
    -------------------------------------------------------------------------
    Ont subi un test l'an dernier, tel que :
    -  APS                                                 39 %         F
    -  Toucher rectal                                      33 %         F
    -------------------------------------------------------------------------
    Peuvent évaluer avec précision leur risque de
    contracter la maladie                                  22 %         F
    -------------------------------------------------------------------------
    Note : recherche effectuée en 2007 auprès de 1 135 Canadiens âgés de 45
    et plus; 626 hommes, 509 femmes. Précision statistique +/- 3.1 %, 19 fois
    sur 20.
    

    Aplanir les obstacles à la détection précoce du cancer de la prostate

    La Fondation recommande que dès l'âge de 40 ans, tous les hommes aient
une discussion avec leur médecin sur leur risque d'un cancer de la prostate et
sur le dépistage précoce. Aussi, dès l'âge de 45 ans, ils devraient subir un
examen annuel de la prostate, y compris un toucher rectal, et un test sanguin
de l'antigène prostatique spécifique (APS). Même s'il est admis que le dosage
seul de l'APS ne constitue pas un outil parfait, de nombreux leaders dans le
domaine du cancer de la prostate reconnaissent l'importance de son rôle dans
le dépistage de la maladie, notamment le Dr Michael Pollak, MD, FCRCP, un
membre du Comité consultatif scientifique et médical de la Fondation, et
oncologue au pavillon Sir Mortimer B. Davis de l'Hôpital Général Juif de
Montréal.
    "Il a été clairement démontré qu'une augmentation rapide de l'APS était
associée à une forme agressive du cancer de la prostate, déclare le Dr Pollak.
De plus, lorsque le cancer d'une personne cancer a atteint un stade avancé,
l'APS est presque toujours très élevé. La généralisation du test de l'APS de
pair avec le toucher rectal ont permis un diagnostic précoce de la maladie,
donc à un stade où la guérison a plus de chances de succès. De ce fait, au
cours des neuf dernières années, le décès causé par le cancer de la prostate a
diminué de 25 pour cent en Amérique du Nord. Ceci constitue dans le domaine du
cancer une percée importante et qui, malheureusement a été éclipsée par le
débat autour du test de l'APS."
    Selon la Fondation, le bulletin révèle une sous-utilisation des tests de
l'APS et du toucher rectal à l'échelle du Canada, même parmi les hommes plus
âgés. Même si 57 pour cent d'hommes âgés de 45 ans et plus disent que leur
médecin leur a recommandé de passer un test de l'APS, et que 64 pour cent
déclarent qu'ils ont subi un toucher rectal, moins de 40 pour cent affirment
avoir subi l'un ou l'autre de ces tests, l'an dernier. Une étude similaire
effectuée par la Fondation en 2005 indique une baisse de 8 pour cent chez les
hommes admettant avoir subi un toucher rectal.
    "Nous devons demeurer vigilants en matière de dépistage précoce. Avoir de
moins en moins recours au dosage de l'APS fera en sorte de poser trop tard un
diagnostic à la majorité d'hommes potentiellement guérissables, ajoute le
Dr Pollak. Comme solution, il faut continuer à encourager les hommes à subir
le test, mais être plus sélectif à l'égard des patients à traiter."
    Le chef de la direction et président de la Fondation, M. John Blanchard
précise que le nouveau rapport contient également de bonnes nouvelles,
indiquant de nombreux indicateurs positifs qui dans le passé représentaient
des obstacles au dépistage.
    "Nous avons appris que neuf hommes sur 10 sont désormais consentants à
subir un toucher rectal s'il est susceptible de leur éviter de développer un
cancer de la prostate, explique M. Blanchard. La majorité des hommes,
poursuit-il, sont d'accord pour payer les tests d'APS dans les provinces comme
l'Ontario où le gouvernement provincial n'en assume pas le coût. C'est
uniquement une minorité d'hommes qui persistent à croire que les tests de
dépistage du cancer de la prostate mènent souvent à une chirurgie inutile.
    "Nous avons là la preuve qu'informer le public change les perceptions
erronées et aplanit les obstacles, dit M. Blanchard. Le nouveau défi consiste
à augmenter le niveau des connaissances sur le cancer de la prostate non
seulement chez les hommes mais aussi chez les femmes qui, dans la famille,
sont garantes de la santé des hommes."

    A propos de la Fondation canadienne de recherche sur le cancer de la
    prostate

    La Fondation canadienne de recherche sur le cancer de la prostate est le
principal organisme national qui se consacre uniquement à éliminer cette
maladie. Elle a pour mission d'amasser des fonds pour la recherche sur la
prévention, le traitement et la guérison du cancer de la prostate. Le cancer
de la prostate est au premier rang des cancers qui menacent les hommes. Un
Canadien sur huit développera la maladie au cours de sa vie. La Fondation
s'engage à remédier à cette situation. Pour plus de renseignements sur le
cancer de la prostate ou sur la Fondation canadienne de recherche sur le
cancer de la prostate, visiter le www.prostatecancer.ca, envoyer un courriel à
info@prostatecancer.ca ou composer sans frais le 1 888 255-0333.
    Du 17 au 24 septembre 2007 aura lieu la Semaine de sensibilisation au
cancer de la prostate. La Fondation désire remercier les commanditaires de cet
événement : Golf Town, Mercedes-Benz, Haggar Canada et Pharmaprix.





Renseignements :

Renseignements: ou pour obtenir une entrevue, veuillez communiquer avec:
Helene Reeves ou Marie-Andrée Gagnon, Reeves & Associés, (450) 656-4420,
helene@reevescom.ca ou marie-andree@reevescom.ca

Profil de l'entreprise

PROSTATE CANCER RESEARCH FOUNDATION OF CANADA

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