Un nouveau rapport du CCLT demande qu'une plus grande attention soit accordée aux questions liées à la consommation de substances pendant la grossesse

OTTAWA, le 4 nov. 2013 /CNW/ - Aujourd'hui, pendant sa conférence biennale Questions de substance, le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies publie le rapport de l'année 2013 dans la série Toxicomanie au Canada, Consommation de drogues licites et illicites pendant la grossesse : Répercussions sur la santé maternelle, néonatale et infantile.

L'auteure de l'étude est la Dre Loretta Finnegan, une experte réputée dont le rapport présente les effets nocifs particuliers de la consommation de substances chez les femmes et, plus précisément, chez les femmes enceintes. Le rapport vise à sensibiliser les fournisseurs de soins de santé afin que ceux-ci parlent de ces enjeux avec leurs patientes et offrent des renseignements de manière neutre et compatissante aux femmes en âge d'avoir des enfants et à leurs conjoints.

Les données du Rapport sur la santé périnatale au Canada de 2008 révèlent que 13 % des femmes enceintes canadiennes avaient fumé la cigarette et 11 % d'entre elles avaient consommé de l'alcool au cours du mois précédent, tandis que 5 % d'entre elles ont indiqué avoir consommé de la drogue pendant leur grossesse. De plus, en Ontario, le nombre de cas de syndrome de sevrage néonatal (SSN) a presque quadruplé, passant de 171 cas en 2003 à 654 cas en 2010.

La consommation de drogues licites et illicites pendant la grossesse peut entraîner des complications médicales chez la mère et l'enfant. Après l'accouchement, les fournisseurs de soins de santé observent des affections comme le SSN, l'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation fœtale (ETCAF), ainsi que d'autres troubles cognitifs, du développement et de l'attention.

« Le rapport offre des renseignements de base qui éclaireront la recherche, les politiques et la pratique liée à la consommation de substances dans le contexte canadien », explique la Dre Jocelynn Cook, directrice générale du Réseau de recherche CanFASD. « Il est essentiel de réfléchir aux répercussions particulières de la consommation de substances sur les femmes, y compris l'ETCAF. »

Tout en recommandant des stratégies et des solutions, le rapport précise que la grossesse peut constituer un moment apte à motiver une femme à aborder de front sa consommation de substances. De plus, pour être efficaces, les traitements devraient prendre en compte les facteurs neurobiologiques et psychosociaux qui sous-tendent la dépendance. Le traitement devrait être complet en englobant un continuum de services de soutien, dont l'assistance socio-psychologique, le traitement médicamenteux ainsi que des ressources liées aux compétences parentales, à l'hébergement et au transport.

Le rapport souligne également que la stigmatisation des personnes qui consomment des drogues constitue un obstacle important pour les femmes enceintes qui accèdent au traitement.

« Les femmes qui sont le plus dans le besoin, en partie parce qu'elles sont aux prises avec une dépendance aux drogues illicites, n'ont souvent que peu d'options de soins de longue durée appropriés », estime le Dr Anthony Phillips directeur scientifique de l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des IRSC. « Ce travail de recherche met en évidence les nombreux défis sociaux et de santé entourant cette question, et il encourage une approche intégrée pour faire face à l'abus de substances chez cette tranche démographique. »

Dans l'appel à l'action qui constitue le dernier chapitre du rapport, le CCLT présente plusieurs recommandations, notamment :

  • s'assurer que les fournisseurs de soins de santé ont accès aux renseignements factuels sur les risques de la consommation de substances pendant la grossesse et aux démarches concrètes qui permettent de réduire les méfaits liés à ce comportement;
  • susciter l'engagement des soutiens familiaux et communautaires des femmes enceintes qui consomment des substances dans le processus de traitement afin que les interventions puissent cibler tous les facteurs connexes;
  • améliorer la compréhension du traitement médicamenteux pour les femmes enceintes ainsi que des effets sur le nouveau-né;
  • à l'échelle de la société, combattre la stigmatisation de la consommation de substances en général, et par les femmes enceintes et les parents en particulier, en reconnaissant le contexte neurologique de la dépendance;
  • encourager la poursuite de recherches sur les facteurs touchant la consommation pendant la grossesse comme l'appartenance ethnique, le niveau de revenu et l'emplacement géographique, afin de contribuer à l'élaboration de services adaptés aux femmes et à leurs enfants.

« Le CCLT est très reconnaissant à la Dre Finnegan de son travail pour éclairer davantage cet enjeu important », affirme Rita Notarandrea, première dirigeante adjointe du CCLT. « De plus, ce rapport n'aurait pas été possible sans la contribution du Dr Phillips et du Dr Goldowitz qui ont rédigé l'avant-propos du rapport, ainsi que Colleen Dell, Ph. D. et Franco Vaccarino, Ph. D., qui ont préparé l'appel à l'action. »

La publication d'aujourd'hui établit les fondements pour le rapport connexe à suivre dans la série Toxicomanie au Canada qui sera axé sur les expériences vécues et les facteurs durant la petite enfance influant sur la consommation de substances et la dépendance à un âge plus avancé. Ce deuxième rapport sera publié au printemps 2014 et abordera les implications pour la prévention et le traitement en plus d'un appel à l'action en réponse à ces questions.

Pour plus de renseignements sur le rapport complet ou pour consulter le rapport en bref, veuillez visiter la section de la série Toxicomanie au Canada du site Web du CCLT.

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Le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies transforme des vies en mobilisant les gens et les connaissances afin de réduire les méfaits de l'alcool et des drogues sur la société. En partenariat avec des organismes publics et privés et des organisations non gouvernementales, il travaille à améliorer la santé et la sécurité des Canadiens.

Les activités et les produits du CCLT sont réalisés grâce à la contribution financière de Santé Canada. Les opinions exprimées par le CCLT ne reflètent pas nécessairement celles du gouvernement du Canada.


SOURCE : Centre canadien de lutte contre les toxicomanies

Renseignements :

Renseignements pour les médias

Meredith Logan
Conseillère principale en affaires publiques, CCLT
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