Un nouveau rapport des infirmières et infirmiers du Canada s'attaque aux soins de santé privés à but lucratif



    OTTAWA, le 6 oct. /CNW Telbec/ - Selon un nouveau rapport publié à la
veille d'une journée nationale d'action organisée pour défendre
l'assurance-maladie, il n'y a aucune étude démontrant qu'une augmentation des
soins privés à but lucratif au Canada permettra d'améliorer les soins ou de
réduire les coûts. Le rapport, rédigé pour la Fédération canadienne des
syndicats d'infirmières et infirmiers, résume le débat entourant les soins
privés et les soins publics au Canada. Le rapport passe en revue les données
qui sont en faveur ou contre l'augmentation des soins privés à but lucratif.
    "Les soins de santé privés à but lucratif grugent le système public. Loin
d'être une solution, il s'agit d'un problème énorme. En matière de soins de
santé publics, nous devons aller de l'avant et non pas reculer. Or, les soins
de santé à but lucratif représentent un énorme pas en arrière", souligne
Linda Silas, I.I., présidente de la Fédération canadienne des syndicats
d'infirmières et infirmiers.
    Le rapport fait état des arguments invoqués par ceux qui veulent
davantage de cliniques de diagnostic et de cliniques chirurgicales à but
lucratif, qui préconisent la construction d'infrastructures de santé par des
investisseurs privés (P3), la mise en place de frais ou quotes-parts associés
aux services de santé, et qui défendent le rôle des assureurs privés dans le
financement des services offerts aux patients. Tous ces arguments sont mis en
contraste avec les conclusions tirées d'études internationales sur la
privatisation. Au bout du compte, on ne peut pas parler de système parallèle.
Nous ne pouvons qualifier d'ajout une augmentation des soins privés à but
lucratif car les Canadiennes et les Canadiens y perdent au change.
    "En 2002, Romanow lui-même a essayé, en vain, de trouver des preuves à
l'effet que les soins de santé à but lucratif ont des avantages. Aujourd'hui,
le personnel infirmier du Canada n'en trouve pas non plus. Les infirmières et
les infirmiers connaissent, mieux que la plupart des gens, les défis auxquels
est confronté le système public de soins de santé, et ces problèmes sont
bénins comparativement à ce que nous allons observer s'il y a davantage de
soins à but lucratif dans ce pays", précise Silas en guise d'avertissement.
    Le rapport, rédigé par Marc Young, rédacteur indépendant, a été commandé
par la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières et infirmiers
(FCSII). La FCSII représente 158 000 infirmières et infirmiers.
    "Les soins de santé à but lucratif sont axés sur les actionnaires, non
pas sur les soins aux patients, ni leur sécurité, ni sur l'économie de fonds
publics", de conclure Linda Silas.
    La journée nationale d'action à la défense de l'assurance-maladie a été
proclamée par la Coalition canadienne de la santé et les coalitions
provinciales de la santé dans le but de sonner l'alarme et souligner que le
système public de soins de santé va disparaître s'il n'y a pas davantage de
leadership de la part du gouvernement.
    Vous pouvez télécharger gratuitement Soins de santé à but lucratif : un
chemin pavé d'or et d'intentions douteuses à partir du site Web de la FCSII.
Pour obtenir un exemplaire du livre, communiquez avec le bureau de la FCSII au
1-800-321-9821.

    
             Soins de santé à but lucratif : un chemin pavé d'or
                          et d'intentions douteuses
          Rapport publié par la Fédération canadienne des syndicats
                         d'infirmières et infirmiers

                Quelques chiffres et données tirés du rapport


    Coûts liés aux soins de santé privés
       - Le Canada dépense davantage en soins de santé privés que la France,
         la Suède, l'Italie ou l'Allemagne (p.25).
       - Les coûts liés aux soins de santé privés augmentent plus rapidement
         que ceux liés aux soins de santé publics (p.25).
       - Le régime national d'assurance-maladie du Canada s'accompagne de
         coûts indirects de 1,3 % alors que les coûts indirects des assureurs
         privés au Canada sont de 13,2 % (p.23).
       - Aux E.-U., la prime moyenne d'assurance de soins médicaux pour une
         famille se chiffrait à 11 480 $ en 2006 (p.41).
       - L'augmentation annuelle du coût des médicaments sur ordonnance
         aurait pu payer pour 3 500 nouveaux médecins à chaque année (p.19).
       - 3,5 millions de Canadiennes et de Canadiens n'ont pas d'assurances
         ou sont sous-assurés pour les médicaments essentiels (p.20).

    Temps d'attente
       - L'augmentation des cliniques chirurgicales à but lucratif en
         Nouvelle-Zélande et en Australie ont fait augmenter énormément les
         temps d'attente pour les mêmes interventions dans le système public
         (p.28).
       - La réorganisation du système public de soins de santé est en train
         de réduire considérablement les temps d'attente (p.35).
       - Le coût économique des temps d'attente, tel que mesuré par
         l'Association médicale canadienne, est basé essentiellement sur le
         temps d'attente pour les tests d'IRM et non sur celui pour les
         arthroplasties, les chirurgies de la cataracte et les chirurgies
         coronariennes. Si l'on retire l'IRM de l'équation, le coût passe de
         13,8 milliards de dollars à un (1) milliard. Cela a beaucoup
         d'importance et invite au questionnement car s'agit-il vraiment de
         capacité réduite ou d'une sur-utilisation de cette nouvelle
         technologie (p.13-15).
       - Dans le cadre d'une étude menée en Alberta, les chercheurs ont
         utilisé la liste des patients pour établir les statistiques sur les
         temps d'attente. Ils ont observé ceci : entre 25 % et près de 40 %
         des personnes sur les listes n'attendaient pas d'intervention
         (p.35).
       - Nous pouvons trouver des solutions au sein du système public : des
         projets-pilotes menés au sein du système public ont démontré que,
         par une meilleure gestion des listes d'attente, on pouvait réduire
         le temps d'attente d'environ 75 % (p.36).

    Les P3
       - Au Royaume-Uni, les partenariats publics privés pour la construction
         d'infrastructures ont affiché des marges de profit pouvant atteindre
         25 % alors que le dépassement des coûts pouvait atteindre jusqu'à
         72 % (p.50).
       - La ville de Brampton, en Ontario, a construit un hôpital P3.
         L'hôpital devait coûter 95 millions de dollars et compter 284 lits.
         Lors de son ouverture, l'hôpital comptait 188 lits et la
         construction se chiffrait à 146 millions de dollars (p.51).
       - Il en coûte de 1 à 4 % de plus au secteur privé pour emprunter qu'au
         secteur public (p. 50).
    




Renseignements :

Renseignements: Communications FCSII, (613) 526-4661; Deanna MacArthur,
cell: (613) 889-5213, dmacarthur@nursesunions.ca; Sean Dillon-Fordyce, cell:
(613) 277-4757, sfordyce@nursesunions.ca

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