Un mois après l'enlèvement d'Adjmal Nasqhbandi, Reporters sans frontières et La Repubblica lancent un appel au gouvernement afghan



    MONTREAL, le 4 avril /CNW Telbec/ - Un mois après l'enlèvement
d'Adjmal Nasqhbandi, l'interprète de Daniele Mastrogiacomo, reporter pour
La Repubblica, libéré le 19 mars 2007, Reporters sans frontières et le
quotidien italien appellent le gouvernement afghan à tout mettre en oeuvre
pour obtenir sa libération. L'interprète est aux mains du mollah Dadullah
depuis le 5 mars. L'organisation et le quotidien ont également demandé au
gouvernement de Kaboul que Rahmatullah Hanefi, chef du personnel de l'hôpital
de l'ONG italienne Emergency à Lashkar Gah, qui serait détenu dans une prison
afghane depuis le 20 mars sans chef d'inculpation, soit libéré au plus vite.
    "Les menaces de mort proférées par le mollah Dadullah à l'encontre
d'Adjmal Nasqhbandi sont des plus condamnables. Il est évident que les taliban
ont déjà obtenu beaucoup au travers de ce chantage déplorable et que rien ne
justifie ces pratiques. Nous demandons au gouvernement afghan et à tous ceux
qui sont à même d'intercéder de faire tout leur possible pour la libération du
journaliste afghan Nasqhbandi. Par ailleurs, nous demandons la libération
immédiate de Rahmatullah Hanefi. Sa détention, sans chef d'inculpation et dont
les raisons n'ont jamais été rendues publiques, est inacceptable", ont déclaré
Reporters sans frontières et La Repubblica.
    Le 29 mars 2007, une vidéo dans laquelle le mollah Dadullah s'est adressé
au président de l'Afghanistan, Hamid Karzai, a été diffusée sur la chaîne
Sky TG24. Le mollah menaçait de mort Adjmal Nasqhbandi si le Président ne
libérait pas deux de ses hommes. "Si Karzai est vraiment le président de
l'Afghanistan, il doit négocier la libération d'Adjmal. Karzai a jusqu'ici
négocié la libération d'étrangers mais jamais celle d'un citoyen afghan. S'il
n'y a pas de négociation, nous le tuerons", a affirmé le mollah Dadullah.
Adjmal Nasqhbandi, qui a été kidnappé avec Daniele Mastrogiacomo et Sayed
Agha, leur chauffeur afghan assassiné le 16 mars 2007, est toujours otage des
taliban alors que sa libération avait été promise le même jour que celle du
reporter deLa Repubblica.
    Le 20 mars 2007, Rahmatullah Hanefi, qui a joué un rôle primordial lors
de la libération de Daniele Mastrogiacomo, aurait été incarcéré dans une
prison afghane. Le 2 avril 2007, un porte-parole du ministère italien des
Affaires étrangères a annoncé qu'une délégation de la Croix-Rouge avait pu
rendre visite à Rahmatullah Hanefi, dans un lieu secret.
    Quelque 400 personnes ont manifesté à Rome le 1er avril 2007, afin de
réclamer la libération de ces deux hommes. Durant ce rassemblement place
Navone à Rome, la soeur de Daniele Mastrogiacomo a lu un message que son frère
avait adressé aux gouvernements d'Afghanistan et d'Italie, à l'ONU, aux ONGs
en place et aux ambassades à Kaboul en leur demandant de "faire leur maximum
pour la liberté de ses amis." "Mon coeur et mes pensées sont pour eux," a
déclaré le reporter. L'ex-otage en Irak Giuliana Sgrena, reporter pour
Il Manifesto, a également affirmé, lors de la manifestation, qu'il était
nécessaire de ne pas faire de différence de traitements entre les Italiens et
les autres otages. Des portraits des deux otages avaient été placés de chaque
côté d'une scène. Deux parlementaires, Giovanni Russo Spena et Furio Colombo,
ainsi qu'une ancienne otage en Irak, Simona Torretta, ont rendu hommage aux
détenus.
    Le 3 avril 2007, lors d'une conférence de presse à Kaboul, une dizaine de
journalistes afghans et italiens, dont le président de l'Union nationale des
journalistes afghans, Fazel Sancharaki, ont également lancé un appel aux
taliban afin que leur confrère Adjmal Nasqhbandi soit libéré. Un reporter pour
le quotidien Corriere della Sera, Lorenzo Cremonesi, a déclaré : "Nous
journalistes afghans, italiens et collaborateurs de médias, voulons lancer un
appel direct aux taliban et en particulier au commandant mollah Dadullah qui
retient en otage notre collègue Adjmal Nasqhbandi, pour que ce dernier soit
immédiatement relâché."
    Duilio Giammaria, de la télévision Rai, a, de son côté, demandé aux
autorités afghanes d'expliquer les raisons, jusqu'ici inconnues, de la
détention du responsable de l'hôpital de l'ONG Emergency, Rahmatullah Hanefi.




Renseignements :

Renseignements: Emily Jacquard, Responsable de la section canadienne,
Reporters sans frontières, (514) 521-4111, Cell: (514) 258-4208, Fax: (514)
521-7771, rsfcanada@rsf.org

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