Un médicament pour réduire la fréquence cardiaque améliore la capacité à l'effort chez les patients souffrant d'angine stable



    L'INVESTIGATEUR PRINCIPAL DE L'INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE MONTREAL
    PRESENTE LES RESULTATS D'UN TOUT RECENT ESSAI CLINIQUE

    MONTREAL, le 29 oct. /CNW Telbec/ - Les résultats d'un tout récent essai
clinique présentés aujourd'hui au Congrès canadien sur la santé
cardiovasculaire 2008 à Toronto montrent pour la première fois que l'ajout
d'un agent réduisant la fréquence cardiaque de façon sélective, l'ivabradine,
au traitement standard chez des patients souffrant d'angine de poitrine stable
améliore leur capacité à l'effort au-delà des standards actuels.
    L'étude randomisée à double insu d'une durée de quatre mois mettait à
contribution presque 900 patients du Canada et d'ailleurs dans le monde
souffrant de coronaropathie et ayant un historique d'angine de poitrine
stable. L'objectif de l'étude était de déterminer si le traitement avec
ivabradine pouvait améliorer la capacité à l'effort de ces patients au-delà de
celle obtenue à l'aide du traitement standard. En plus de leur traitement de
base par bêtabloquants (aténolol 50 mg par jour), les patients ont reçu
ivabradine 5 mg deux fois par jour pendant deux mois augmenté à 7,5 mg deux
fois par jour chez 87,5 % des patients pendant deux mois additionnels ou un
placebo pendant quatre mois.
    "Ces données confirment que l'ajout d'ivabradine au traitement standard
actuellement disponible accroît substantiellement la capacité à l'effort et
est bien toléré, a déclaré le Dr Jean-Claude Tardif, investigateur principal
de l'étude, directeur du Centre de recherche de l'Institut de Cardiologie de
Montréal et professeur de médecine à l'Université de Montréal. Pour les
patients qui souffrent d'angine de poitrine stable, ces résultats sont très
encourageants, particulièrement en raison des problèmes de tolérance liés aux
doses élevées de bêtabloquants. Par conséquent, les patients n'obtiennent
souvent pas une réduction optimale de leur fréquence cardiaque lorsque traités
seulement à l'aide d'une thérapie standard."
    Une analyse des données recueillies à partir d'épreuves d'effort sur
tapis roulant montre que par rapport aux patients ayant seulement été traités
à l'aide des doses standards de bêtabloquants, les patients recevant
ivabradine en plus d'un bêtabloquant (n = 441) ont triplé l'augmentation de
leur capacité à l'effort après quatre mois. De plus, après quatre mois de
traitement, la combinaison ivabradine et bêtabloquant a été associée à une
réduction de la fréquence cardiaque moyenne de neuf battements par minute
(bpm), comparativement à une réduction d'un bpm chez les patients traités
seulement par bêtabloquants. Les patients recevant la combinaison ivabradine
et bêtabloquant ont de plus montré des améliorations considérables en ce qui a
trait aux symptômes et à l'ischémie, mesurés à l'aide de la durée de l'effort
avant l'apparition de la douleur angineuse, de la durée de l'effort avant
l'apparition de l'angine limitative et de la durée de l'effort avant
l'apparition du sous-décalage de 1 mm du segment ST à l'électrocardiogramme.
    Ivabradine n'est pas encore disponible au Canada.

    A propos de la maladie coronarienne

    La maladie coronarienne est la maladie cardiaque potentiellement mortelle
la plus fréquente. Elle fait référence au durcissement et au rétrécissement
des artères coronaires (athérosclérose) qui causent une diminution du débit
sanguin et réduisent l'apport d'oxygène au muscle cardiaque (ischémie). Le
manque d'oxygène dans le muscle cardiaque peut causer de l'angine de poitrine
(douleurs cardiaques). Si une artère coronaire devient complètement obstruée,
une section entière du muscle cardiaque est privée d'oxygène et meurt
résultant en un infarctus du myocarde ou crise cardiaque. La maladie
coronarienne progresse souvent silencieusement jusqu'à l'apparition des
premiers symptômes d'ischémie ou jusqu'à ce qu'une crise cardiaque (infarctus)
survienne. Bien que le pronostic des patients souffrant d'une maladie
coronarienne se soit considérablement amélioré grâce aux percées en matière de
traitement cardiovasculaire, elle constitue encore la principale cause de
décès.
    Les maladies cardiovasculaires sont responsables de la mort de plus de
Canadiens et Canadiennes que toute autre maladie. En effet, au Canada, une
personne en meurt toutes les sept minutes. Selon les plus récentes données de
Statistiques Canada, les maladies cardiovasculaires étaient responsables de
près d'un décès sur trois au Canada en 2004 (plus de 72 000 décès).

    La fréquence cardiaque et la maladie coronarienne

    La fréquence cardiaque est un important facteur de la consommation
d'oxygène et peut précipiter la plupart des épisodes d'ischémie symptomatiques
ou silencieuses. Par conséquent, la diminution de la fréquence cardiaque chez
les patients souffrant d'une maladie coronarienne réduit le besoin en oxygène
du coeur. Un certain nombre d'études épidémiologiques ont montré que la
fréquence cardiaque est un prédicteur important et indépendant d'événements
cardiovasculaires chez un vaste éventail de patients, y compris ceux aux
prises avec une maladie coronarienne et après un infarctus. Les risques
semblent être particulièrement évidents pour des fréquences cardiaques
supérieures à 70 battements par minute.

    A propos de l'Institut de Cardiologie de Montréal

    Fondé en 1954 par le Dr Paul David, l'Institut de Cardiologie de Montréal
vise constamment les plus hauts standards d'excellence dans le domaine
cardiovasculaire par son leadership en prévention, en soins ultraspécialisés,
en formation des professionnels, en recherche clinique et fondamentale et en
évaluation des nouvelles technologies. Il est affilié à l'Université de
Montréal et ses résultats sont parmi les meilleurs au monde.
    Le Centre de recherche de l'ICM a commencé ses travaux en 1976 et compte
de grandes réalisations depuis sa création. Aujourd'hui, il compte
500 employés, étudiants et chercheurs. La caractéristique la plus
représentative de l'ICM est l'équilibre qu'il réussit à maintenir entre la
recherche fondamentale, la recherche clinique et les soins cliniques. Ses
recherches portent principalement sur les maladies vasculaires, la fonction du
myocarde et l'électrophysiologie. Ses chercheurs contribuent également à
l'avancement des connaissances et aux applications médicales de la génomique
(notamment la génétique et la pharmacogénomique), des biomarqueurs et de la
cardiologie préventive. Pour en savoir plus sur l'Institut, visitez notre site
web à www.icm-mhi.org.

    A propos de l'Université de Montréal

    Montréalaise par ses racines, internationale par vocation, l'Université
de Montréal compte parmi les plus grandes universités dans le monde et
notamment au sein de la francophonie. Elle a été fondée en 1878, et compte
aujourd'hui 13 facultés. Elle forme avec ses deux écoles affiliées, HEC
Montréal et l'Ecole Polytechnique, le premier pôle d'enseignement supérieur et
de recherche du Québec, le deuxième au Canada et l'un des plus importants en
Amérique du Nord. L'Université de Montréal réunit 2 500 professeurs et
chercheurs, accueille plus de 55 000 étudiants, offre au-delà de
650 programmes à tous les cycles d'études et décerne quelque 3 000 diplômes de
maîtrise et de doctorat chaque année.




Renseignements :

Renseignements: Sylvie Lafrance, HKDP Communications et affaires
publiques, (514) 472-0372, slafrance@hkdp.qc.ca; Source: Doris Prince, Chef
des communications et des relations publiques, Institut de Cardiologie de
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