Un employeur sans scrupule? - Un représentant du Journal de Québec tient des propos pour le moins étonnant



    QUEBEC, le 12 oct. /CNW Telbec/ - Le Journal de Québec est-il à ce point
désespéré qu'il doit utiliser des méthodes malhonnêtes pour tenter de
convaincre des clients à annoncer dans ses pages? Hier, un de ses
représentants a faussement affirmé à une agente immobilière de Québec qu'il
sollicitait que le conflit de travail était réglé au Journal de Québec.
    En matinée, Diane Viger, de La Capitale, a reçu un appel pour le moins
surprenant. Un individu l'a contactée pour lui proposer de placer des annonces
de ses maisons à vendre dans le Journal de Québec.
    La réponse de Mme Viger a été instantanée. "Réglez d'abord votre conflit,
puis vous me rappellerez. On verra après. J'ai entendu des histoires d'horreur
concernant des annonces qui sont toutes mêlées dans le Journal de Québec",
nous a-t-elle dit, hier après-midi.
    Mais la réplique de l'interlocuteur a été étonnante. "Mais madame, c'est
réglé", lui a-t-on dit.
    "On n'a pas entendu parler de ça ici à Québec", a répondu Mme Viger.
Plutôt que de corriger l'information, l'homme en a ajouté. "Oui, oui, les
employés, ils ont lâché. Ils ne voulaient plus rien savoir", a-t-il renchéri.
    Mme Viger convient que "ça prend un front de boeuf" pour tenir de tels
propos.
    Quebecor est-elle à ce point mal prise ou manque-t-elle à ce point de
ressources pour permettre à ses représentants de raconter de telles sornettes
à ses annonceurs?
    C'est cette même entreprise qui a qualifié ses employés de déloyaux
envers elle et qui nous a accusés à quelques reprises de tenir des propos
mensongers. C'est elle qui fait l'objet d'une ordonnance de la Commission des
relations du travail concernant quatre individus identifiés comme scabs par
les syndicats. C'est elle aussi que la députée de Taschereau, Agnès Maltais, a
surpris en train de "tricher".
    Le Journal de Québec n'est pas à une fausseté près depuis le début du
conflit, mais ce dernier épisode méritait qu'on vous en fasse part.
    Depuis le début du lock-out que Quebecor planifiait depuis des mois, les
syndicats ont le souci de faire les choses proprement, correctement et
légalement. Jamais, n'avons-nous affirmé des choses que nous savions fausses.
    Comment Quebecor peut-elle se rabaisser à avoir recours à de telles
méthodes pour tenter de tromper ses annonceurs?
    Les gens de Québec et les commerçants désirent-ils vraiment être associés
à une entreprise qui agit de la sorte? Depuis le début du conflit, Quebecor et
son entreprise, le Journal de Québec, ont perdu beaucoup de crédibilité et le
respect de bien des gens.
    Il est temps que ce cirque de piètre qualité cesse. Quebecor doit revenir
à la table de négociations et faire de véritables efforts pour tenter de
trouver une solution à ce conflit que les 252 travailleurs n'ont pas voulu.
    Rappelons que le Journal de Québec a décrété un lock-out à l'encontre de
ses employés le 22 avril. Au moment du déclenchement du lock-out, aucun des
trois syndicats aujourd'hui en conflit n'avait même adopté un mandat de grève.
    Prenez note que cette nouvelle est publiée aujourd'hui dans le
MédiaMatinQuébec, le quotidien gratuit des lockoutés du Journal de Québec et
accessible en ligne sur le site Internet www.mediamatinquebec.com .




Renseignements :

Renseignements: Denis Bolduc, porte-parole des syndiqués en conflit,
(418) 564-8772; Robert Bellerose, Information SCFP, (514) 247-9266; Source:
Syndicat Canadien de la Fonction Publique (FTQ)


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