Un discours du Trône qui limiterait le pouvoir de dépenser fédéral signalerait la fin du rêve de se doter un jour au Canada d'un programme pancanadien de services de garde à l'enfance



    OTTAWA, le 14 oct. /CNW Telbec/ - Les militantes et les militants pour
les services de garde écouteront avec attention le discours du Trône mardi
prochain afin de voir si Stephen Harper s'alliera à Gilles Duceppe pour
limiter le pouvoir de dépenser fédéral. Ce pouvoir de dépenser fédéral est le
seul outil dont dispose le gouvernement canadien pour doter le pays d'un
programme pancanadien de services de garde.
    "C'est grâce à cette disposition constitutionnelle que nous avons obtenu
le régime public d'assurance-maladie", dit Morna Ballantyne de Code bleu pour
les services de garde, un groupe militant national. "Le pouvoir d'Ottawa de
fixer des conditions au financement consenti pour les programmes sociaux est
ce qui assure aux Canadiennes et aux Canadiens d'un bout à l'autre du pays les
mêmes droits sociaux fondamentaux".
    "Nous respectons la volonté des Québécoises et des Québécois de diriger
leurs propres institutions sociales afin de protéger leur culture distincte",
dit madame Ballantyne. "Mais on peut satisfaire aux besoins du Québec sans
pour autant imposer à toute la population canadienne une mesure qui n'a de
sens que pour le Québec".
    Et justement, c'est ce que fait le projet de loi 303 sur les services de
garde, projet qui sera débattu durant cette session parlementaire. En vertu de
cette loi, les provinces et les territoires devront se plier à des conditions
pour avoir accès au financement fédéral consenti aux services de garde, mais
le Québec pourra, quant à lui, établir ses propres normes.
    "Le pouvoir de dépenser fédéral est essentiel pour permettre à tous les
parents et tous les enfants canadiens d'avoir accès, au même titre que les
familles québécoises, à des services de garde", dit Jody Dallaire, présidente
de l'Association canadienne pour la promotion des services de garde à
l'enfance.
    La dernière fois qu'Ottawa a exercé son pouvoir de dépenser est en 2005
au moment où le gouvernement libéral a signé avec les provinces des ententes
bilatérales sur les services de garde les obligeant à rendre compte
régulièrement de leurs dépenses et à affecter les fonds à des services
réglementés.
    "Le premier geste de Stephen Harper comme premier ministre a été d'abolir
les ententes sur les services de garde, preuve de son hostilité envers les
programmes nationaux. Et depuis, il a rechigné sur sa propre promesse de créer
125 000 nouvelles places en garderie", dit madame Dallaire.




Renseignements :

Renseignements: Morna Ballantyne, coordonnatrice, Code bleu pour les
services de garde, (613) 791-3411; Jody Dallaire, présidente, Association
canadienne pour la promotion des services de garde à l'enfance, (506)
878-8666

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