Un diagnostic génétique pour les embryons ? - La population est appelée à se prononcer lors d'une consultation électronique sur la PMA



    QUEBEC, le 24 sept. /CNW Telbec/ - La sélection des embryons à la suite
d'un diagnostic génétique (appelé "préimplantatoire") dans le cadre de la
fécondation in vitro fait partie des thèmes de la consultation sur la
procréation assistée que mène la Commission de l'éthique de la science et de
la technologie du 3 septembre au 3 octobre 2008. La Commission souhaite
recueillir l'avis des citoyens sur la pratique de sélection des embryons. Le
questionnaire est accessible à partir du site Internet de la Commission à
http://www.ethique.gouv.qc.ca.
    Dans le processus de fécondation in vitro, plusieurs embryons sont
fécondés. Le diagnostic préimplantatoire consiste à prélever une ou deux
cellules d'un embryon afin d'en faire un examen génétique. Cet examen permet
de dépister les embryons porteurs d'une maladie génétique et de choisir les
embryons sains pour le transfert dans l'utérus. Le développement des
connaissances sur le génome humain laisse toutefois entrevoir des possibilités
de dépistages beaucoup plus larges. Les indications "élargies" permettraient,
par exemple, de sélectionner un embryon dont le profil génétique est le même
que celui d'une autre personne en vue d'une greffe (prévoir la naissance d'un
futur donneur d'organe), d'un DPI qui permette une sélection des "meilleurs"
embryons à partir de critères sociaux (le sexe, l'apparence physique, etc.) ou
exempt de prédispositions à des maladies multifactorielles ou à apparition
tardive (telles que le cancer, le diabète ou les maladies cardiovasculaires).
    Le débat fondamental du recours au DPI est celui de la légitimité de
"refuser" à des embryons porteurs de certaines caractéristiques génétiques la
possibilité de se développer jusqu'à la naissance. L'élargissement des
applications du DPI ouvre la porte à la grande question des critères de choix
d'un embryon, de la "qualité" et de la "normalité" de l'être humain qui
naîtra. En effet, argumenter en faveur du DPI en s'appuyant sur le "bien" de
l'enfant, ouvre le champ à la question de la définition du bien en question :
quelle(s) maladie(s) est-il acceptable de dépister ? Il est possible de croire
que l'élargissement des indications du DPI amènerait des situations nouvelles
et, éventuellement, des questionnements éthiques nouveaux pour les cliniciens.
Quel rôle doit jouer l'Etat dans ce débat ?
    Le questionnaire proposé par la Commission comporte de nombreux espaces
de commentaires permettant aux citoyens de préciser leur position et leurs
valeurs face à cet enjeu majeur que pose le développement des connaissances de
la génétique humaine.
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    -%RE: 1




Renseignements :

Renseignements: Madame Stéphanie Therrien, Commission de l'éthique de la
science et de la technologie, (418) 643-8471, (418) 931-1176,
stephanie.therrien@ethique.gouv.qc.ca

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