Un cent d'augmentation du dollar canadien fait perdre 150 millions $ de revenus à l'industrie forestière québécoise annuellement



    QUEBEC, le 5 juin /CNW Telbec/ - Contrairement à la croyance populaire,
plus le dollar canadien prend de la vigueur, plus les revenus de notre secteur
d'activité, fortement axé sur l'exportation, diminuent.
    "Si les coûts d'opération de nos usines sont en dollars canadiens, nos
compagnies tirent la majorité de leurs revenus en dollars américains",
explique le président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière
du Québec (CIFQ), M. Guy Chevrette. Celui-ci ajoute que pour chaque
augmentation d'un cent du dollar canadien par rapport à la devise américaine,
ce sont 150 millions $ de revenus de moins pour l'industrie forestière
québécoise.
    "Pour une scierie moyenne d'environ 60 millions de pmp, comme on en
retrouve des dizaines un peu partout au Québec, on estime la perte nette
annuelle à plus de 1,5 million $ depuis le début de l'année seulement. Pour
une usine de pâtes et papiers de 300 000 tonnes, c'est près de 20 millions $",
poursuit M. Chevrette.
    Pour contrer les effets négatifs de la montée du dollar canadien, bon
nombre d'industries d'autres secteurs d'activité réalisent des investissements
en biens d'équipement pour améliorer leur productivité et compenser ainsi les
pertes de revenus provenant de l'exportation. Cependant, pour profiter de la
faiblesse du dollar américain, encore faut-il que les entreprises possèdent
les liquidités nécessaires.
    Du côté du secteur forestier québécois, plusieurs années de difficultés
causées par une combinaison de facteurs comme la crise du bois d'oeuvre, la
mondialisation, les baisses d'approvisionnement, le dollar canadien (qui a
augmenté de 50 % depuis 2002) et la faiblesse dans la demande de certains de
nos produits ont miné les finances des compagnies au point où elles ne peuvent
tout simplement plus procéder à ce type d'investissement.
    Le PDG déplore en effet cet enlisement du secteur forestier : "Nos
entreprises n'ont même plus les ressources financières minimum pour tirer
profit de la force de notre dollar afin d'investir dans la productivité de
leurs installations."
    M. Chevrette tient à rappeler que cette situation vient s'ajouter au fait
que notre fibre est parmi la plus chère, que nos coûts de transformation sont
les plus élevés au monde et que les décisions quant aux moyens de consolider
l'industrie sont peu perceptibles, pour ne pas dire inexistants. Enfin, il
souhaite à très court terme, la réalisation des engagements politiques du
ministre Béchard.

    A propos du CIFQ

    Le Conseil est le porte-parole de l'industrie forestière du Québec. A
elles seules, les entreprises de sciage résineux et feuillu, de déroulage, de
pâtes, papiers, cartons et de panneaux oeuvrant au Québec génèrent
12,9 milliards $ en activités économiques chaque année, près de 4 milliards $
en salaires dont près de 1,5 milliard $ est retourné aux gouvernements sous
forme de taxes et d'impôts payés par les entreprises et les travailleurs.




Renseignements :

Renseignements: Nadia Boutin, Adjointe aux communications, Conseil de
l'industrie forestière du Québec, (418) 657-7916, poste 411,
nadia.boutin@cifq.qc.ca


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