Un article du NEJM révèle l'efficacité supérieure du test de dépistage du VPH par rapport au test Pap quant à la détermination du risque de cancer du col de l'utérus



    GAITHERSBURG, MD, et HILDEN, Allemagne, le 18 oct. /CNW/ - Réalisé pour
la première fois en Amérique du Nord, l'essai contrôlé à répartition aléatoire
sur un programme indépendant de dépistage du VPH a démontré que cet examen
s'est révélé près de 40 % plus exact que la cytologie traditionnelle ("test
Pap") en matière de dépistage du cancer du col de l'utérus à un stade avancé,
d'après un article publié aujourd'hui par le New England Journal of Medicine.
    L'étude a été menée chez plus de 10 000 Canadiennes âgées de 30 à 69 ans.
Elle a démontré que la sensibilité du test de dépistage du VPH (capacité de
dépister avec exactitude les femmes présentant des cellules précancéreuses ou
atteintes d'un cancer au col de l'utérus) était de 94,6 %, en comparaison de
55,4 % dans le cas du test Pap. Le VPH (virus du papillome humain) constitue
la principale cause du cancer du col de l'utérus.
    Cette étude séminale a reposé sur Hybrid Capture(MD) 2 de Qiagen, test de
dépistage d'ADN du VPH à risque élevé. Il s'agit du seul examen de sa
catégorie à avoir obtenu la marque CE en Europe et l'autorisation de mise en
marché par la Food and Drug Administration des Etats-Unis(1). Digene Corp.,
devenue entité de QIAGEN N.V. (QGEN au NASDAQ; QIA au segment Prime Standard
de la Bourse de Francfort), a mis au point ce test de diagnostic moléculaire.
D'ailleurs, des études menées chez plus de 300 000 femmes ont permis de
valider le test de dépistage du VPH de Qiagen.
    "Avant de réaliser cette étude, nous savions déjà que la sensibilité du
test Pap laissait beaucoup à désirer", a déclaré dans un communiqué de presse
l'un des auteurs de l'étude, Eduardo Franco, Ph. D., rattaché à l'Université
McGill de Montréal. "Cependant, une exactitude de 55,4 % est à peine
légèrement supérieure au hasard. En effet, jouer à pile ou face confère une
exactitude de 50 %."
    Les participantes à l'essai Canadian Cervical Cancer Screening Trial
(CCCaST) ont été réparties au hasard soit à un groupe de dépistage "axé sur le
test Pap", soit à un groupe de dépistage "axé sur le test du VPH". Pour des
raisons d'éthique, toutefois, les deux groupes ont été soumis aux deux tests.
Cette étude a fait appel à la cytologie traditionnelle. Des analyses récentes
ont révélé que la toute nouvelle cytologie "liquide" n'occasionne aucune
amélioration significative de la capacité de dépistage de la maladie. Dans le
cadre de l'essai CCCaST, l'équipe de recherche a recommandé que toutes les
participantes chez qui l'on avait dégagé un résultat positif au test Pap ou au
test de dépistage du VPH subissent une biopsie de contrôle. Outre la
sensibilité accrue du test de dépistage du VPH, l'étude a indiqué que sa
spécificité, ou la probabilité que les femmes ayant obtenu un résultat positif
souffrent réellement de la maladie, était légèrement inférieure à celle du
test Pap (94,1 % contre 96,8 %).
    Le test de dépistage du VPH, destiné à la prévention courante du cancer
du col de l'utérus, est majoritairement pratiqué aux Etats-Unis, pays ayant
autorisé son emploi chez les femmes âgées de 30 ans et plus. En vertu des
directives recommandées à l'heure actuelle, le dépistage englobant le test du
VPH peut avoir lieu à des intervalles plus éloignés que le test Pap employé
seul. Cependant, les auteurs de l'article publié dans le NEJM ont conclu que
le test conjoint "n'a occasionné qu'une amélioration marginale de la
sensibilité, comparativement à l'emploi unique du test de dépistage du VPH."
    Les conclusions de l'essai CCCaST renforcent les résultats d'un nombre
grandissant d'études, qui ont révélé la sensibilité accrue du test de
dépistage du VPH. Ces études laissent penser qu'on devrait l'employer comme
test de première intention et réserver le test Pap aux examens de suivi(2).
Dernièrement, par exemple, le numéro du 4 octobre de la revue The Lancet
comportait un article sur un essai mené chez plus de 17 000 Néerlandaises.
D'après les conclusions de l'essai, dirigé par le professeur Chris Meijer,
rattaché au centre médical VU d'Amsterdam, le test d'ADN du VPH permet de
dépister les cellules précancéreuses du col de l'utérus plus rapidement que le
test Pap traditionnel. Ainsi, il favorise la prolongation des intervalles
entre les examens de dépistage. Il s'agit d'une caractéristique importante
pour les autorités sanitaires qui s'efforcent de maîtriser leurs dépenses, en
particulier dans les pays en développement, où divers obstacles compliquent
l'accès des femmes à des soins médicaux réguliers.
    Des médecins spécialistes s'entendent sur le fait que la démarche la plus
efficace de prévention du cancer du col de l'utérus doit allier la vaccination
anti-VPH, chez les filles et les jeunes femmes, au dépistage du VPH chez les
femmes plus âgées.
    "A notre avis, le remplacement des tests de dépistage cellulaires par les
tests de dépistage viraux, sans oublier l'éducation et la vaccination,
contribueront à mieux prévenir le cancer du col de l'utérus", ont déclaré les
auteurs dans l'article du NEJM.

    Le VPH et le cancer du col de l'utérus

    Dans le monde entier, le cancer du col de l'utérus touche annuellement
plus de 400 000 femmes. Après le cancer du sein, il représente la deuxième
tumeur maligne la plus répandue chez la femme. Le cancer du col de l'utérus
est causé par les types de virus du papillome humain (VPH) "à risque élevé",
qui sont transmis sexuellement. D'après les estimations, 80 % des femmes
seront infectées par le VPH au cours de leur vie. Dans la plupart des cas,
cependant, cette infection disparaîtra ou sera supprimée par l'organisme sans
causer de difficulté. Seules les infections persistantes peuvent engendrer la
transformation des cellules anormales en cancer du col de l'utérus, en
l'absence d'un dépistage et d'un traitement précoces.

    QIAGEN

    QIAGEN N.V., société de portefeuille néerlandaise, est le principal
fournisseur de produits et de technologies d'échantillonnage et d'analyse. Les
produits mis au point par la société sont considérés comme des normes en
matière de préparation d'échantillons préanalytiques et de solutions d'analyse
dans les domaines des sciences de la vie, des tests appliqués et du diagnostic
moléculaire. QIAGEN a mis au point un éventail complet de plus de 500 produits
consomptibles et solutions automatisées, qu'elle détient en exclusivité. Les
produits de la société sont vendus sur les marchés de la recherche
universitaire, à d'importantes sociétés pharmaceutiques et biotechnologiques,
à des clients pratiquant des tests appliqués (dans le domaine industriel, en
médecine légale, en médecine vétérinaire et en biodéfense) et à des
laboratoires de diagnostic moléculaire. QIAGEN emploie plus de 2 600 personnes
dans le monde entier. Elle vend ses produits dans plus de 40 pays par
l'entremise d'une équipe de vente spécialisée et d'un réseau mondial de
distributeurs. Pour obtenir de plus amples renseignements sur QIAGEN, veuillez
consulter le site http://www.qiagen.com. Pour tout complément d'information
sur le test d'ADN du VPH, veuillez consulter le site
http://www.theHPVtest.com.

    
    (1) La Food and Drug Administration des Etats-Unis a autorisé l'emploi de
        hc2, test de dépistage de l'ADN du VPH à risque élevé, comme examen
        de suivi des femmes présentant une anomalie malpighienne de
        signification indéterminée (ASC-US non concluante) à la suite d'une
        cytologie, et comme test d'appoint combiné avec le test Pap dans le
        cadre du dépistage chez les femmes âgées de 30 ans et plus.

    (2) Ces renseignements sont présentés à titre de résumé de plusieurs
        études cliniques. La Food and Drug Administration des Etats-Unis n'a
        pas encore autorisé le recours au test d'ADN du VPH à risque élevé
        Hybrid Capture(MD) comme examen unique de dépistage du cancer du col
        de l'utérus.
    





Renseignements :

Renseignements: Pam Rasmussen, vice-présidente, communications, Digene
(entité de QIAGEN), (240) 506-0766, Pamela.Rasmussen@digene.com; Jennifer
Garratt, Burson-Marsteller UK, +44-7979-603236, jennifer.garratt@bm.com

Profil de l'entreprise

QIAGEN N.V.

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.