Un an après le Plan québécois de lutte aux changements climatiques - "Visons plus haut, plus vite, plus loin", disent les groupes écologistes



    QUEBEC, le 14 juin /CNW Telbec/ - Les groupes écologistes proposent une
intensification de la lutte aux changements climatiques de la part du
gouvernement du Québec et une plus grande cohérence dans les politiques
publiques. Cette demande survient un an jour pour jour après l'adoption, par
Québec, du Plan vert de lutte aux changements climatiques.
    Du coup, les groupes écologistes répondent à l'invitation qui leur a été
faite la semaine dernière par Line Beauchamp, ministre de l'Environnement, du
Développement durable et des Parcs, à l'occasion de son propre bilan du Plan
vert, de proposer quatre grands chantiers ou quatre priorités de lutte aux
changements climatiques.
    "Un an après le Plan vert, nous saisissons toute l'ampleur de la tâche et
des défis qui nous attendent et qui attendent le gouvernement du Québec",
lance Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec. "Nous sommes
heureux aussi de constater que la nouvelle ministre de l'Environnement et le
gouvernement admettent qu'il faille redoubler d'efforts. Les Libéraux ont
promis en campagne électorale une consultation publique, dès 2008, afin de
préparer l'après- Kyoto. A ce sujet, nous serions heureux de collaborer avec
le gouvernement".

    Aménagement durable du territoire

    Selon les groupes, il est impossible pour le Québec de réduire ses
émissions de GES sans revoir en profondeur les pratiques d'aménagement du
territoire et d'urbanisme. "Puisque le gouvernement compte faire ses
principales réductions dans le domaine des transports, il doit absolument
s'attaquer à l'étalement urbain et opter pour des modèles d'aménagement qui
favorisent clairement les transports collectifs et actifs", souligne Alexandre
Turgeon, président de Vivre en Ville.

    Transports collectifs

    Si la politique québécoise du transport collectif et les investissements
qui en découlent constituent un bon premier pas pour freiner la détérioration
des services de transport en commun, "il faut aller beaucoup plus loin", selon
le coordonnateur du dossier des changements climatiques chez Equiterre, Hugo
Séguin. "Donnons aux villes des moyens additionnels de mettre en oeuvre leurs
plans de transport et de contribuer à la réduction de l'utilisation de
l'automobile. Utilisons entre autres les investissements supplémentaires de
120M$ par année du Fonds vert pour financer, de façon urgente, des projets
comme, entre autres, le plan de transport de la ville de Montréal et le
tramway à Québec".

    Impliquer l'ensemble des citoyens

    Les groupes écologistes estiment que le comportement populaire doit
changer si l'on veut vraiment réduire nos émissions de GES, d'où la nécessité
de fournir plus d'efforts de sensibilisation publique. "Deux millions de
dollars par an pour la sensibilisation, c'est bien, mais ça reste
insuffisant", affirme Jérôme Normand, directeur général d'ENvironnement
JEUnesse.
    "Les changements climatiques, c'est un enjeu qui nous interpelle tous,
peu importe notre âge, notre condition sociale, notre origine", lance Philippe
Bourke, directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de
l'environnement du Québec (RNCREQ). "On doit trouver le moyen d'appeler les
citoyens de l'ensemble des régions à participer activement à la réduction des
GES".

    Nos choix énergétiques

    Enfin, si le gouvernement veut "mettre les bouchés doubles", des
inquiétudes persistent toutefois selon Nature Québec / UQCN, particulièrement
en ce qui a trait au développement gazier (Ports méthaniers et exploration
gazière) et au développement autoroutier (175 et 25 notamment). Ainsi, pour
Michel Bélanger, Président de Nature Québec / UQCN, "pour lutter contre le
réchauffement, Québec doit ajouter aux mesures écocitoyennes et aux programmes
de sensibilisation les décisions qui s'imposent en matière énergétique et en
matière de transport".




Renseignements :

Renseignements: Amélie Ferland, relationniste, Equiterre, (514)
973-2000; Jocelyn Desjardins, Communications-Relations publiques, Greenpeace,
(514) 212-5749; Chantal Rainville, responsable des communications, RNCREQ,
(418) 522-0006 p. 2222; Alexandre Turgeon, président, Vivre en ville, (418)
655-0592; Mylène Bergeron, responsable des communications Nature Québec /UQCN,
(418) 648-2104 p. 2074; Jérôme Normand, Directeur général, ENvironnement
JEUnesse, (514) 577-3016


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