TQS veut les mêmes règles pour tous



    MONTREAL, le 28 janv. /CNW Telbec/ - Le 7 avril prochain, le Conseil de
la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) tiendra des
audiences publiques sur la possibilité d'introduire un tarif de distribution
des stations de télévision traditionnelles. Dans son mémoire déposé le
25 janvier 2008, TQS inc. ("TQS") demande au Conseil d'avoir accès aux mêmes
sources de revenus que les services spécialisés.
    TQS ne peut présentement percevoir des revenus d'abonnement des
entreprises de distribution de radiodiffusion contrairement aux services
spécialisés. C'est aussi le cas pour les autres télédiffuseurs conventionnels.
Cet avantage concurrentiel constitue d'ailleurs aujourd'hui l'une des
principales causes des problèmes économiques de la télévision conventionnelle
privée. "Le CRTC doit déterminer un environnement réglementaire qui favorise
la concurrence équitable pour tous dans le système de radiodiffusion," a
indiqué M. René Guimond, Président et Chef de la direction de TQS.

    Une situation de déséquilibre

    Entre 1996 et 2006, la part d'écoute des services spécialisés est passée
de 16,5 % à 39,4 %. Cette croissance a aussi fait bondir les revenus
publicitaires des services spécialisés qui, pour la même période, ont grimpé
de près de 550 % (547,47 %) pendant que ceux des télédiffuseurs conventionnels
enregistraient une augmentation d'environ 25 % (24,99 %). Non seulement les
revenus publicitaires de la télévision conventionnelle francophone incluant
TQS n'enregistrent pas la même croissance, mais celle-ci n'a pas la
possibilité de compenser l'écart creusé au fil des ans par des revenus
provenant des entreprises de distribution de radiodiffusion.

    Des obligations, mais aussi des privilèges

    TQS reconnaît aux services spécialisés le privilège d'avoir accès à deux
sources de revenus. Elle est aussi en accord avec leurs obligations, notamment
celle de réinvestir une partie de leurs revenus dans des contenus canadiens.
TQS veut les mêmes privilèges et accepte de se soumettre aux mêmes
obligations. Des revenus d'abonnement combinés à des revenus publicitaires
permettront à TQS d'en réinvestir une partie importante dans la programmation
originale francophone.

    Préserver les services aux francophones

    TQS appuie l'énoncé du président du CRTC, M. Konrad W. von Finckenstein,
dans un communiqué de presse diffusé le 15 janvier dernier, lorsqu'il
annonçait la nouvelle politique quant à l'importance "... de préserver la
pluralité des voix éditoriales et la diversité des émissions offertes aux
Canadiens, à l'échelle locale et nationale, tout en favorisant une industrie
florissante et concurrentielle."
    La Loi sur la radiodiffusion canadienne permet de trouver des
accommodements spécifiques pour un marché linguistique par rapport à un autre.
Ainsi, les besoins particuliers du marché francophone pourraient se traduire
par des mesures concrètes et rapidement implantées pour assurer que le secteur
de la télévision conventionnelle francophone ait les moyens financiers
nécessaires à son développement.

    Des retombées économiques

    Au Québec, comme en font foi les données BBM, les francophones sont très
fidèles à leur télévision et sont farouchement attachés aux téléromans, aux
documentaires, aux variétés, aux nouvelles et aux dramatiques. Chaque année,
la grande majorité des émissions les plus regardées par les francophones sont
produites au Québec. C'est aussi le cas chez TQS où les émissions les plus
regardées viennent d'ici.
    Menacée, la viabilité de la télévision conventionnelle privée francophone
doit être défendue. "Il nous semble fondamental que tous les télédiffuseurs
canadiens francophones puissent se concurrencer à armes égales, tout en
atteignant les résultats financiers qui leur permettront de répondre aux
besoins des francophones qui recherchent une programmation originale
québécoise avec ses auteurs, ses comédiens et ses producteurs, ce qui exige
des investissements substantiels sur une base continue," a conclu René
Guimond.

    La proposition financière de TQS

    Le mémoire de TQS contient plusieurs propositions, dont celles touchant
la tarification souhaitée.
    TQS a rassemblé différentes données financières et elle a pris en
considération les principaux facteurs susceptibles de faire évoluer la
situation financière des télédiffuseurs conventionnels privés au cours des
cinq prochaines années. Pour le marché québécois, elle propose que, le plus
rapidement possible, les entreprises de distribution versent à chacun des
télédiffuseurs conventionnels privés francophones un tarif d'abonnement net
mensuel minimal de 1,50 $ par abonné. Ce tarif, fixé par le CRTC, serait
indexé annuellement selon l'indice à la consommation.

    A propos de TQS

    TQS est un réseau de télévision généraliste francophone comptant près de
650 employés et plus d'une centaine d'artistes et d'artisans pigistes du petit
écran. Avec cinq stations propres (Montréal, Québec, Saguenay, Sherbrooke,
Trois-Rivières) et quatre stations affiliées (Gatineau, Ottawa, Val-d'Or -
Rouyn-Noranda, Rimouski et Rivière-du-Loup), le réseau couvre l'ensemble du
territoire québécois. TQS exploite aussi sa propre maison de production, Les
Productions Point-Final.




Renseignements :

Renseignements: Gilles Corriveau, Enigma communications inc., (514)
982-0308, poste 207, Téléavertisseur: (514) 221-2604

Profil de l'entreprise

TQS INC.

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