Tests de pathologie liés au traitement du cancer du sein - La Société canadienne du cancer se veut rassurante en matière de soins pour le cancer du sein au Québec



    
    Elle accueille favorablement plusieurs des mesures du ministre Yves
    Bolduc, notamment celles pour le rappel de certains tests et pour le
    contrôle de qualité.

    Elle demande toutefois qu'une étude plus poussée soit faite pour préciser
    l'ampleur du problème en pathologie pour le cancer du sein
    

    MONTREAL, le 3 juin /CNW Telbec/ - La Société canadienne du cancer (SCC)
est heureuse de voir que le ministre de la Santé et des Services sociaux du
Québec, le Dr Yves Bolduc, a mandaté un comité d'experts pour recevoir des
recommandations concrètes, d'ici la fin de la semaine, sur la clientèle qui
pourrait être visée dans le cas d'un rappel de certains tests de pathologie.
    Pour la SCC, il est primordial, à cette étape-ci, d'établir si certains
traitements du cancer du sein doivent être réévalués et de déterminer quelles
femmes doivent être ciblées pour mener d'éventuelles réévaluations.
    "Nous sommes satisfaits de la décision du gouvernement québécois sur
cette question, a déclaré Mme Suzanne Dubois, directrice générale, Société
canadienne du cancer, Division du Québec. L'important pour la SCC est le
bien-être des personnes touchées par le cancer. Depuis une semaine, trop de
femmes et leur entourage se sont inquiétés des soins qu'elles ont reçus ou
recevront pour traiter leur cancer du sein. Pour la SCC, les actions prises
par le ministre Bolduc à cet égard sont un pas positif pour assurer un
possible rappel de tests et, le cas échant, qu'il soit fait rapidement."

    Actions supplémentaires demandées par la SCC aux instances
    gouvernementales

    Au delà de la réévaluation de certaines analyses, la SCC demande au
ministre de la Santé et des Services sociaux d'instaurer d'autres mesures pour
assurer la plus haute fidélité possible aux tests offerts à la population
québécoise en matière de pathologie médicale :

    
    - Une étude complémentaire et plus poussée au "projet pilote d'assurance
      qualité" entamé par le président de l'Association des pathologistes du
      Québec, le Dr Louis Gaboury, doit être faite. Cette étude permettra de
      préciser l'ampleur du problème et de valider si oui ou non les
      nouvelles mesures de contrôle de qualité ont un impact positif sur les
      différences observées entre les laboratoires et si d'autres mesures
      doivent être envisagées.
    - Le ministre Bolduc a annoncé l'obligation immédiate pour tous les
      établissements de santé qui produisent des analyses pathologiques de
      participer à un contrôle de qualité externe. Ce type de contrôle
      signifie que des échantillons de tests seront contre-vérifiés par
      d'autres laboratoires de la province ou ailleurs au Canada. La SCC
      applaudit cette démarche, mais elle demande aussi la désignation d'un
      ou de plusieurs laboratoire(s) central(aux). Le but visé ici est
      d'avoir au moins un centre de référence désigné qui pourra aussi
      élaborer et appliquer dans l'avenir les mesures de qualité interne et
      externe de même que certains critères comme celui de tester un nombre
      minimal de cas annuellement. En outre, ce centre de référence serait
      lui aussi validé périodiquement par d'autres laboratoires de référence
      canadiens ou étrangers.
    - L'obligation de tous les labos d'être affiliés au centre de référence
      désigné et suivre les protocoles de qualité établis par le (ou les)
      établissements en question.
    

    "Ces demandes de la SCC sont complémentaires et en lien avec les actions
et correctifs annoncés dans les derniers jours par le ministre Bolduc et le
Collège des médecins du Québec, a déclaré pour sa part le Dr Gilles Pineau,
conseiller scientifique de la Société canadienne du cancer, Division du
Québec. Ce qui compte pour la SCC c'est que des mesures rigoureuses de qualité
et de suivi soient mises en place à court, moyen et long terme, et ce, pour le
bénéfice de la population."

    Message de la SCC pour les personnes touchées par le cancer du sein

    Les nouvelles des derniers jours ont démontré de possibles failles dans
notre système de santé et le fait qu'il faut demeurer vigilant en matière de
lutte contre le cancer. Toutefois, la SCC tient à dire aux personnes touchées
par le cancer qu'elles doivent continuer à avoir confiance dans les soins qui
leur sont donnés.
    A cet égard, la SCC tient à redire que la qualité du dépistage du cancer
du sein par mammographie n'est en aucun cas concernée, ni remise en question
par les discussions des derniers jours. La SCC rappelle donc à toutes les
femmes âgées de 50 à 69 ans que la mammographie de contrôle tous les deux ans
reste le meilleur moyen de détecter très tôt un cancer du sein et d'augmenter
les chances de réussite des traitements.
    Les femmes atteintes d'un cancer du sein qui se posent des questions sur
leur situation et qui souhaitent être rassurées devraient, dans un premier
temps, communiquer avec leur équipe soignante, notamment leur médecin ou leur
infirmière pivot. Ces professionnels de la santé connaissent parfaitement la
situation médicale de leurs patientes et demeurent sans contredit les mieux
placés pour répondre aux questions des femmes et à celles de leur entourage.
    La population peut aussi téléphoner à Info-Santé en composant le 811 : un
professionnel de la santé est disponible 24 heures sur 24, sept jours par
semaine.
    La SCC offre aussi de l'information et du soutien aux personnes touchées
par le cancer du sein. Pour en connaître davantage sur le cancer du sein, son
traitement et sa prévention, on peut communiquer avec le Service d'information
sur le cancer, au 1 888 939-3333 (ouvert du lundi au vendredi de 8 h à 20 h),
ou consulter le dossier spécial sur le cancer du sein au www.cancer.ca.

    La SCC à l'affût du dossier et des actions à venir

    "Nous croyons que le gouvernement et les professionnels de la santé ont à
coeur les intérêts des personnes touchées par le cancer et nous espérons
qu'ils mettront en place rapidement les ressources nécessaires pour répondre
aux inquiétudes de la population québécoise. Soyez donc assuré que la Société
va continuer à surveiller de très près la situation et voir aux intérêts des
personnes touchées par le cancer", a conclu Mme Dubois.

    
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    Quels sont les tests de pathologie pour le cancer du sein remis en cause

    Depuis la publication des résultats d'une étude menée par l'Association
    des pathologistes du Québec le mercredi 27 mai, la question de la qualité
    de certains tests de pathologie pour le cancer du sein, soit le dosage
    des récepteurs hormonaux et le statut du gène/protéine HER-2, monopolise
    la place publique.

    Le test du dosage des récepteurs hormonaux sert à déterminer si les
    hormones sont un facteur contributif au cancer du sein. Près des deux
    tiers des cas de cancer du sein sont affectés par les hormones. On dit
    alors qu'il est hormonodépendant. Si le résultat est positif, le médecin
    de la patiente peut prescrire un médicament antihormonal. En bloquant
    ainsi la production d'hormones, le cancer risque moins de se propager et
    la survie potentielle pour la patiente en sera ainsi améliorée.

    De même, au cours du traitement du cancer du sein, on cherchera à savoir
    si le statut du gène HER-2 de la femme contribue ou non à son cancer. Le
    HER-2 est une protéine favorisant la croissance qui est libérée à la
    surface des cellules du sein. Chaque cellule saine du sein contient deux
    copies du gène HER-2. Il arrive parfois qu'il y ait trop de copies dans
    une cellule, ce qui engendre la surproduction de la protéine HER-2. On
    parle alors de surexpression de la HER-2. Pour contrer cette activité
    cellulaire anormale et présente dans 15 à 20 % des cas de ce type de
    cancer du sein, on prescrira à la femme de l'Herceptin, un anticorps
    conçu pour cibler et bloquer la fonction de HER-2.

    Dans les deux cas, le but du traitement est d'améliorer les taux de
    survie et surtout d'éviter une potentielle récidive du cancer.

    Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes au
    Canada, et la deuxième cause de décès par cancer chez les femmes, après
    le cancer du poumon. En 2009, 22 700 nouveaux cas seront diagnostiqués au
    pays, dont 6000 cas au Québec. Heureusement, la survie cinq ans après le
    diagnostic ne cesse de s'améliorer - au Canada, elle est actuellement de
    87 % - essentiellement parce que l'on dépiste les cancers plus tôt et que
    les traitements sont plus efficaces.
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Renseignements :

Renseignements: André Beaulieu, conseiller principal, Relations
publiques, Société canadienne du cancer, Division du Québec, (514) 393-3444,
abeaulieu@quebec.cancer.ca

Profil de l'entreprise

Société canadienne du cancer (Division du Québec)

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