Terreneuviens et Inuits célèbrent la culture et la tradition



    OTTAWA, le 14 mars /CNW Telbec/ - Demain à Iqaluit, au Nunavut, et à
St. John's, Terre-Neuve, des gens dont la survie dépend de la mer depuis des
milliers d'années célébreront la culture et la tradition axées sur les
phoques. Les pays européens adoptent de plus en plus d'interdictions
d'importation de produits du phoque et les Canadiens doivent s'exprimer afin
d'éviter un effondrement culturel et économique dans les collectivités rurales
et du Nord.
    "Il est facile pour les gens du sud du Canada, des Etats-Unis ou d'un
centre urbain d'Europe de condamner ceux qui chassent le phoque, en utilisant
des photos choquantes et des déclarations émotives", a affirmé M. Rob Cahill,
directeur exécutif de l'Institut de la fourrure du Canada. "En fin de semaine,
vous entendrez le point de vue de vrais gens qui vivent véritablement de la
nature pour nourrir leur famille et subvenir aux besoins de leur communauté -
des gens fiers, qui croient en la conservation et au bien-être des animaux".
    Les gens du Nunavut organisent l'événement "Celebration of the Seal", à
Iqaluit. Le coordonnateur de l'événement, Mme. Aaju Peter, d'Iqaluit, croit
que : "Les gens doivent comprendre que la culture inuite est fondée sur le
respect, mais aussi que notre économie est étroitement liée à celle des
cultures du sud et de l'Europe. Si les marchés du phoque s'écroulent à
l'échelle internationale, notre économie aussi en souffrira." Les exemptions
des interdictions d'importation permettent le commerce des produits des
phoques chassés de manière traditionnelle. "Cependant, d'aucuns estiment que
l'utilisation d'un fusil ou d'une motoneige n'est pas traditionnelle, alors
les Européens nous disent maintenant que nous ne pouvons plus utiliser ces
outils pour nourrir nos familles et gagner notre vie", a ajouté Mme Peter. Le
premier ministre du Nunavut, l'honorable Paul Okalik, ainsi que d'autres
membres élus de la législature du Nunavut participeront à cet événement.
    Le ministre des Pêches et de l'Aquaculture de Terre-Neuve-et-Labrador,
l'honorable Tom Rideout, se joindra aux chasseurs de phoque et pêcheurs et à
leurs familles et amis demain à St. John's afin de célébrer les gens de la mer
au "Swilers Ball". M. Eldred Woodford, président de l'Association canadienne
des chasseurs de phoque a dit : "Je suis un chasseur de phoque et un pêcheur
et j'en suis fier. La mer m'apporte tout mon revenu, et la chasse au phoque en
représente environ le tiers. Les gens qui me qualifient de barbare n'ont
aucune idée de ce que signifie récolter sa propre nourriture et celle des gens
qui vivent à l'autre bout de la planète. Nous appuyons le travail du Groupe de
vétérinaires indépendants, et les chasseurs de phoque appuient les bonnes
méthodes de chasse."

    Le Réseau des phoques et de la chasse au phoque est géré par l'Institut
de la fourrure du Canada, un organisme national sans but lucratif qui promeut
les principes d'utilisation durable et judicieuse. Il veille à la conservation
et à la récolte respectueuse des populations de phoques du monde entier par le
biais d'une saine gestion scientifique et de méthodes d'utilisation durable
reconnues à l'échelle internationale. Le Réseau des phoques et de la chasse au
phoque se compose de représentants du gouvernement, d'Inuits, de vétérinaires,
de conservationnistes, de professionnels de la santé et de représentants de
l'industrie. Pour obtenir de plus amples renseignements, prière de visiter
www.fur.ca ou www.sealsandsealing.net

    
    FAITS CONCERNANT LA CHASSE AU PHOQUE AU CANADA :

    - La population de phoques du Groenland de l'Atlantique Nord-Ouest, qui
      compte environ 5,8 millions d'animaux, a triplé au cours des 20
      dernières années même si la chasse au phoque s'est poursuivie.

    - La chasse au blanchon est interdite depuis 1983. Un bébé phoque du
      Groenland ne peut être chassé tant qu'il n'est pas devenu complètement
      indépendant de sa mère et qu'il n'a pas perdu sa fourrure blanche.

    - Un Groupe de travail de vétérinaires indépendants a conclu que la
      chasse au phoque du Groenland au Canada comporte de bonnes normes de
      bien-être et que 98 p. 100 des mises à mort se comparent très
      favorablement aux méthodes de mise à mort utilisées dans les abattoirs
      nord-américains.

    - La chasse au phoque représente près de 30 p. 100 de revenu des ménages
      des communautés isolées de la côte est du Canada, sans compter la
      valeur alimentaire de la viande. Le traitement des sous-produits du
      phoque emploie des centaines de personnes dans les communautés côtières
      et ce, l'année durant. Ces faits sont d'autant plus importants vu que
      les régions rurales de Terre-Neuve sont parmi les plus pauvres au
      Canada et qu'on y trouve très peu de possibilités économiques.
    




Renseignements :

Renseignements: Mme Aaju Peter, Iqaluit, (867) 979-1317 - "Celebration
of the Seal"; Mme Anne Troake, St. John's, (709) 739-1522 - "The Swilers
Ball"; Robert B. Cahill, directeur exécutif, Institut de la fourrure du
Canada, (613) 231-7099

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INSTITUT DE LA FOURRURE DU CANADA

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