Surfacturation dans les garderies - La CSQ et la FIPEQ-CSQ considèrent qu'il y a un réel danger d'abus et demandent au gouvernement d'intervenir



    MONTREAL, le 27 fév. /CNW Telbec/ - La Centrale des syndicats du Québec
(CSQ) et la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec
(FIPEQ-CSQ) considèrent que le jugement rendu hier par la Cour supérieure du
Québec, autorisant la surfacturation dans les garderies, menace sérieusement
les principes d'accessibilité et d'universalité de tous les enfants du Québec
à des services de garde à 7 $ et demandent au gouvernement d'intervenir
rapidement sur cette question.
    La vice-présidente de la CSQ, Mme Louise Chabot, soutient que
"l'implantation des garderies à 5 $, maintenant à 7 $, est un choix de société
que nous avons pour assurer l'accessibilité et l'universalité des services de
garde à l'ensemble des familles. Cette porte, qui vient d'être ouverte à la
surfacturation, est une attaque directe aux principes de l'accessibilité et de
l'universalité puisqu'il va de soi que ce ne sont pas tous les parents qui
seront en mesure d'assumer les coûts reliés à la surfacturation."

    Des heures d'ouverture qui ne correspondent pas aux besoins

    De plus, la CSQ et la FIPEQ-CSQ considèrent que le jugement rendu public
hier met en lumière qu'il existe une problématique concernant les heures
d'ouverture dans les services de garde, car elles ne semblent pas correspondre
aux besoins réels des parents. La solution doit viser à accroître
l'accessibilité et l'universalité en maintenant le tarif à 7 $ et non à
augmenter systématiquement la surfacturation aux parents et ainsi alourdir
leur fardeau financier.
    D'autre part, la FIPEQ-CSQ constate que certains choisissent délibérément
d'avancer les heures d'ouverture et de fermeture afin d'obliger un maximum de
parents à payer un supplément pour l'utilisation des heures dont ils ont
réellement besoin. "Avec cette pratique, il est faux de prétendre à un service
à 7 $ car, dans les faits, les parents sont pris en otage et se voient obligés
de payer beaucoup plus. Nous demandons au gouvernement d'agir promptement, car
il y a un danger d'abus de la part d'autres services de garde qui seraient
tentés de faire de même", affirme Sylvie Tonnelier, présidente de la
FIPEQ-CSQ.
    "C'est extrêmement décevant puisque ce sont des milliers de parents qui
risquent de faire les frais de ce jugement. Il est évident que la tentation
sera forte pour d'autres services de garde de se tourner vers cette solution
facile pour régler leurs problèmes financiers sur le dos des parents. Ce qui
n'a aucun sens", explique Mme Chabot.

    La solution pour protéger les principes d'accessibilité et
    d'universalité.

    De son côté, la 1re vice-présidente de la CSQ, Louise Chabot, croit que
le gouvernement n'aura pas d'autres choix, s'il veut protéger les principes
d'accessibilité et d'universalité, d'accroître le nombre de places à 7 $ dans
le réseau public des CPE et de financer des heures d'ouverture permettant une
meilleure conciliation famille/travail. "Dans un premier temps, il est évident
que le gouvernement doit en appeler pour envoyer le message que
l'accessibilité et l'universalité sont des principes sacrés de la société
québécoise. Dans un deuxième temps, en parallèle aux recours juridiques, ce
même gouvernement doit se pencher, avec les représentantes et les
représentants des services de garde, pour trouver des solutions afin d'éviter
que le montant de 7 $ ne le soit qu'en apparence."
    En ce qui a trait au développement annoncé des 20 000 places
supplémentaires dans le réseau des services de garde au Québec, la CSQ et la
FIPEQ-CSQ demandent qu'elles soient faites dans le réseau public puisqu'on
constate aujourd'hui avec la surfacturation, que de véritables places à 7 $,
ne peuvent se développer que dans les lieux où les réels besoins des parents
sont pris en considération.

    Profil de la FIPEQ-CSQ

    La Centrale des syndicats du Québec représente près de 155 000 membres,
dont environ un millier d'intervenantes en milieu familial et plus de 1 400
travailleuses (éducatrices, cuisinières, secrétaires-comptables) dans les
installations des CPE. Celles-ci sont regroupées au sein de la Fédération des
intervenantes en petite enfance du Québec.




Renseignements :

Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse CSQ, (514)
356-8888, poste 2610, Tél. cell.: (514) 235-5082,
perreault.marjolaine@csq.qc.net


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